Thursday, September 11, 2014

Presque Précis de la rémunération des auteurs KDP chez Amazon


Les auteurs KDP ont trois choix distinct pour chacun de leur livre, et peuvent en changer tout au long de sa publication, avec quelques restrictions pour Select.

- Option 35% de revenus (sans conditions)
- Option 70% de revenus - frais de transmission. Ces frais de transmission sont calculés en fonction de la taille du fichier du livre numérique. Pour certains livres (nombreuses images par exemple), les frais de transmissions peuvent correspondre à + de 35 % du prix de vente, auquel cas, la première solution s'impose. L'option 70% n'est autorisée que pour des prix compris entre 2.99$ et 9.99$ (je ne sais plus combien en €) Certains pays sont exclus de cette option 70% (Brésil, Japon, Inde et Mexique)
- Option Select : (Par durée de 3 mois minimum, reconduite tacitement) En échange d'une exclusivité Amazon sur la période, le programme enregistre le livre dans Kindle Lending Library (et aux US dans Kindle Unlimited), et l'auteur peut rendre gratuit son livre pendant 5 jours de son choix sur la période. Si le prix correspond à l'option 70% de revenus, c'est cette option qui est appliquée (y compris au Brésil, Japon, Inde et Mexique). Sinon, la 35%.

Tirelire cochon

Par ailleurs, Kindle propose deux systèmes de "prêt" auxquels sont automatiquement inscrits les livres "Select" : KLL et (pour l'instant aux US, KU).
Dans les deux cas, il s'agit de services payants où le client peut accéder à un exemplaire du livre.

KLL est accessible pour un "prêt" chaque mois aux clients ayant souscrit à l'offre Premium. C'est un petit cadeau bonus à ces clients. L'avantage aux auteurs est que les clients "Premium" peuvent découvrir "gratuitement" un livre (et donc un auteur), sans aucun risque financier. Diminution de la barrière à la découverte, bonus pour les auteurs indépendants. Chaque livre ainsi emprunté compte comme un "prêt" dans la cagnotte, quel que soit l'avancement de la lecture de celui-ci.

KU est une offre différente, et s'adresse vraiment au public des lecteurs (pas forcément GROS lecteurs d'ailleurs). Les adhérents au service peuvent obtenir simultanément un exemplaire de 10 livres  de leur choix de l'offre KU. Une fois ce seuil de 10 livres atteint, il leur faut "rendre" un des livres avant d'en obtenir un autre. Pour les auteurs KDP Select, un prêt ne compte pour la rémunération que si 10% du livre au moins ont été lus.

KLL (et KU) dispose d'une cagnotte mensuelle permettant de compenser les auteurs pour chaque prêt de cette période. Le montant de la compensation "unitaire" de chaque prêt est calculé en divisant le montant de la cagnotte par le nombre de prêts. Le montant de cette compensation est donc indépendant du prix de vente fixé par l'auteur.
A supposer un livre vendu 9$ (donnant lieu à une rémunération de 6.3$) et une compensation unitaire de 2$, un prêt remplaçant une vente représenterait un manque à gagner de 4.3$. Mais à l'opposé, si le livre était vendu à .99$ (donc .35$ de rémunération à 35%) ce serait un gain net de 1.65$.
Pour un livre vendu à 2.99$ (2$ de revenus), c'est neutre pour l'auteur.

Les auteurs peuvent retirer (au bout de 3 mois) leurs livres du programme Select (par ailleurs reconduit tacitement), et si la rémunération individuelle de chaque prêt venait à diminuer trop fortement, ils seraient nombreux à le quitter (et donc appauvrir l'offre). C'est sans doute pour celà d'ailleurs qu'Amazon abonde quasi systématiquement la cagnotte pour rester autour des 1.8-2.3 $

Quitter Select ne voulant pas par ailleur dire quitter les 70% de revenus ( moins frais de ports) sur chaque vente, mais retirer les livres de ces offres de prêt. Si les lecteurs migrent massivement à KU, ça deviendra problématique pour les auteurs. C'est clair. Mais pas beaucoup plus que si Amazon décidait aujourd'hui de baisser de 70% à 50% (par exemple)...

Il est sans doute plus sage que les auteurs refusent Select et diversifient leur canaux de vente (ce que certains font, heureusement). Malheureusement, les autres canaux sont loin d'égaler Amazon sur la quasi-totalité des critères...

Sunday, September 7, 2014

Rencontre avec la SGDL petit récit.


J'ai contacté fin Juin dernier Marie Sellier, présidente de la Société des Gens De Lettre afin d'ouvrir le dialogue avec les auteurs, et discuter autour des différents sujets qui entourent le livre numérique. Je ne saurai jamais si l'appui de Martin Page (que je remercie au passage) aura joué dans sa décision, mais elle m'a proposé  de venir la rencontrer.

Rendez-vous a donc été fixé au 3 septembre après-midi à l'Hotel de Massa. De la SGDL seraient également présents Geoffroy Pelletier (directeur général) et Valérie Barthez (juriste).

Dans mon mail initial, j'avais proposé d'aborder quelques thèmes, et c'est à peu près ceux là que nous avons couverts. Mais comme c'était assez ouvert et que je n'en étais pas sûr, j'avais préparé des notes plus larges sur différents sujets autour du livre numérique, des auteurs et des lecteurs...

Il faut bien le dire, j'avais la pétoche, alors j'ai passé une partie de l'été à cogiter sur ces notes, pour au moins savoir de quoi je voulais parler, avec quels arguments etc. J'ai publié ces notes dans le billet précédent. Comme vous pouvez le constater, elles ne sont pas rédigées, et contiennent des raccourcis et approximations, mais encore une fois, c'était en premier lieu mes notes pour moi (même si je préparais une copie pour la SGDL).

Hotel de Massa 2009 » par Siren-ComTravail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Bon. pas la peine de stresser, ce n'était pas trois membres de la Société qui m'attendaient finalement au rendez-vous... ils étaient 4.

A vrai dire, malgré qu'ils aient tout fait pour me mettre à l'aise, heureusement que j'avais mes notes, sans quoi je ne sais pas ce que j'aurais bredouillé.

Le Prix du Livre Numérique


Bredouillage, il y a eu, de toute façon, mais passé les premières minutes, j'ai réussi à enclencher la seconde, et on a enfin pu avancer sur un premier thème : le prix du livre numérique. J'ai été soufflé à quel point ils étaient d'accord sur l'ineptie du modèle des prix actuels. Au sujet d'un prix numérique calculé par les éditeurs en "absorbant" les surcoûts du papier, considérant qu'une vente numérique est une vente papier perdue, ils m'ont y confirmé que c'était la position de certains éditeurs. On s'en doutait, mais c'est confirmé.

Par contre, monsieur Pelletier a été assez sceptique à l'idée que l'accroissement des ventes lié à un prix plus faibles pourrait compenser la plus faible marge sur chaque vente unitaire. De ce que je comprends de son avis, le marché serait vite saturé de livres à prix bas que les lecteurs n'auraient pas le temps matériel de lire. Soit je n'ai pas réussi à le dire, soit ça n'a pas été entendu, mais pour moi il y a un prix optimal "avant" cette saturation, inférieur aux prix pratiqués actuellement, où les lecteurs pourraient lire plus, tout en achetant plus, avec au bout du compte une rémunération meilleure des auteurs. Et ce sans même parler de *nouveaux* lecteurs.

De ce que j'ai compris de cette partie de la discussion, les auteurs sont bien conscients des attentes de prix plus faibles sur les livres numériques, ne seraient pas prêts à en acheter aux conditions actuelles, mais pensent qu'ils seraient lésés avec des prix moins élevés. Le Status Quo s'impose donc ?

Le Métier d'Auteur


Quelques lignes de mes notes les ont fait beaucoup réagir, où je parle d'art, de business ou d'art-business. Ils m'ont fait remarquer que pour eux, Ecrivain était un métier et que la question ne se posait de toute évidence pas. En fait, la question que je me posais était par rapport aux auteurs en recherche d'éditeur : trop de créateurs sont prêts à tout, y compris à payer de leur poche dans des services de compte d'auteur pour avoir des chances d'être diffusés, ou alors s'aigrissent dans des postures d'écrivain maudit, dont le talent restera ignoré par la société.


DRM


Changement de registre, on passe aux DRM. D'après Mme Sellier, les éditeurs expliquent les DRM/MTP comme étant *techniquement* indispensables pour vendre du livre numérique. De ce que je comprends, ils mélangent allègrement métadonnées et DRM, pour que ces derniers passent comme un colis à la poste.

Une confusion DRM/contenu/métadonnée qui n'est pas nouvelle, preuve en 2011 avec mon billet sur Amazon et Bragelonne <http://readingandraytracing.blogspot.fr/2011/11/insatisfait-par-les-reponse-amazon.html>

Après un rapide retour sur les aspects techniques du DRM, nous avons tous convenu que contre des individus informés techniquement, les DRM n'étaient pas efficaces. A partir de ce constat, on m'a demandé quelles alternatives je voyais. Il était évident que "aucune protection" ne recevrait qu'un accueil glacial, j'ai donc parlé plutôt du marquage et de ses avantages, au moins comparativement aux DRM.

Je m'attendais à ce que le premier de ces avantages -- ne pas pénaliser les lecteurs honnêtes --  serait bien reçu, mais certainement pas à ce qu'il soit balayé très cordialement, gentiment et négligemment par la crainte d'une dissémination "usuelle" de masse par des lecteurs qui dans la globalité ne seraient pas spécialement honnêtes.

Quand à l'aspect criminogène des DRM, n'en parlons pas, vu que les lecteurs seraient déjà des criminels en puissance.

Pour tout vous dire, 2 jours après, j'en suis encore estomaqué.


PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque)


Nous avons également parlé du PNB, mais je vous renvoie plutôt à l'article d'Actualitté, paru le lendemain, qui prouve  si c'était nécessaire que je ne suis pas journaliste.

En tout état de cause, les auteurs ne voient dans le prêt numérique en bibliothèque qu'une nouvelle voie par laquelle les lecteurs pourraient accéder à leurs livres sans passer par la case Caisse Enregistreuse.

Auto-publication


J'ai aussi abordé le sujet de l'auto-publication avec la SGDL. Cette fois-ci, j'ai été agréablement surpris : alors que j'imaginais qu'ils seraient opposés à l'intérêt de l'auto-publication, il n'en a rien été, à condition toutefois que ce soit fait de manière professionnelle. Si j'ai bien compris, le travail éditorial du texte leur est important également, mais je n'ai pas vu d'éventuelle obligation que ce travail éditorial soit réservé aux Editeurs.

Par contre, alors que je proposais de soutenir l'auto-publication comme un levier utilisable dans les négociations face aux éditeurs, l'idée a été ignorée. Peut-être parce que je l'ai mal présentée, mais elle est trop "marginale" pour être utilisable.

Le même jour que cette réunion sortait une tribune de Mme Sellier dans Le Monde où elle écrit  :
Les charmes de l'autoédition sont miroir aux alouettes pour tout auteur qui vit une relation de travail féconde avec son éditeur. Mais cet apport intellectuel et artistique ne peut pas se faire au détriment de la survie économique de l'auteur. 
Paraphrase libre par votre serviteur : "Sans les éditeurs, nous ne sommes rien, même s'ils nous laissent crever de faim.".

Amazon : Guerre sur les marges ou guerre sur les prix


Evidemment, nous avons aussi parlé de la lutte Amazon/Hachette, et de son influence sur le marché. nous n'avons par contre abordé le sujet que d'un point de vue financier. L'avis était assez divers chez la SGDL.

Alors que pour ses trois collègues comme pour moi, le but d'Amazon était bien de diminuer les prix des ebooks, pour monsieur Pelletier la question ne se pose pas : depuis qu'il a "gagné" son procès, Amazon est libre de fixer les prix librement, y compris en sacrifiant sa marge. D'après lui, si Amazon veut des prix bas, il est libre de le faire. La négociation serait donc bel est bien pour gagner de la marge.

En un sens, il a raison. Mais en vérité, pourquoi Amazon devrait-il sacrifier sa marge pour un éditeur qui en conservant une marge à l'unité identique, gagnerait sur le volume ? Alors qu'Amazon propose un modèle de prix dans lesquelles le chiffre d'affaire généré augmenterait les marge à la fois d'Amazon ET des éditeurs, ceux-ci refusent, sans *aucun* doute pour protéger la filière papier.

Encore une fois, la question de l'acceptabilité de l'offre numérique par les lecteurs n'entre pas en ligne de compte.


POD/Impression à la demande et durée des contrats d'édition


Ensuite, nous avons changé de sujet pour passer à l'impression à la demande "POD", utilisée par les éditeurs pour prolonger indéfiniment les contrats d'édition, y compris sans réelle exploitation commerciale. A l'occasion de cet échange, j'ai mieux compris la réalité de la durée des contrats d'édition. C'est simple : si vous signez, et à la volonté de l'éditeur, c'est pour 70 ans après votre mort. Que ce soit écrit contractuellement ou non, l'éditeur peut faire réimprimer des micro-tirages tant que nécessaire. Les clauses légales pour faire constater la non-exploitation seraient de fait inopérantes .

Dans les négociations pour le nouveau contrat d'édition, la SGDL s'est battu bec et ongles (mais sans succès) pour passer à des contrats d'édition à durée limitée, ce qui serait évidemment bien mieux. Par contre, elle estime avoir gagné en faisant ajouter des critères objectifs et plus facilement vérifiables avec la reddition de compte annuelle, et exigible sous peine d'arrêt de plein droit du contrat.

Droit des marques / Impuissance dans les négociations


Dernier sujet abordé (rapidement puisque nous avions plutôt la même opinion), la cession des droits des marques dans les contrats d'édition. La position de Mme Barthez  a été sans appel : ça n'a rien à faire dans un contrat d'édition, si c'est nécessaire ça doit être négocié séparément, et uniquement si l'opportunité d'exploitation (produits dérivée etc) est effective... Elle recommande donc de supprimer toute clause dans ce sens.

Et là, on touche un point que je ne  comprenais pas réellement : face à une proposition de contrat d'édition, les auteurs sont seuls. Individuels. Ils n'ont pas forcément le réflexe de se faire conseiller, par exemple par les juristes de la SGDL. Et même conseillés, lors des négociations il arrive également qu'ils reculent sur des clauses importantes. Ce n'est que plus tard qu'ils se rendent compte des implications à long terme de ces clauses.

Contre ça, la SGDL ne peut rien. Dans les négociations "de branche", ils sont bloqués par les éditeurs, et ils n'ont qu'une influence limitée sur les contrats d'éditions individuels.

Conclusion 1: Auteurs, sociétés d'auteurs, éditeurs, libraires, lecteurs, où est le pouvoir ?


De cette rencontre, j'ai ressenti un grand *Stress* pour la SGDL. A la fois l'intime conviction que le livre numérique tel qu'il est proposé par les éditeurs est une impasse, mais aussi une frustration à ne pas trouver d'autres modèles qui leur soit acceptable. Frustration aussi, évidente, d'être galériens des bateaux qu'ils affrètent, avec les éditeurs au tambour et au fouet. Et pour peu qu'un auteur lève la voix, il sera expulsé manu-militari de la barque, 50 autres prêts à prendre sa place.

La loi est censée protéger les auteurs. Le Code de la Propriété Intellectuelle consacre des chapitres à la définition des contrats d'édition, à définir un *équilibre* entre les auteurs et les éditeurs. Mais cet équilibre en lui même déjà déséquilibré à l'usage est encore plus mis à mal par les éditeurs et leurs groupes de pression. L'inclusion de cession de droit des marques dans les contrats types par exemple, ReLire également...

Le second cas a prouvé, s'il en était besoin, qui fixait les règles. Clairement pas les auteurs. Et devant le manque de soutien par les politiques, qui écoutent bien plus les industriels de la culture que ses artisans, seule une mobilisation globale des auteurs pourrait faire bouger les choses.

Malheureusement une telle mobilisation est très peu probable, du fait de la précarité des uns et les ambitions d'être publiés des autres. Dans ces conditions, la SGDL n'est évidemment pas en position de faire grand chose.

Conclusion 2: La SGDL, une biche tétanisée par les phares du numérique


Entre cette impuissance face aux éditeurs, et la situation précaire des auteurs, la SGDL n'a aucune marge de manoeuvre pour expérimenter autour du livre numérique, et de fait ne peut que rester campée sur ses positions, celles qu'elle a déjà du mal à tenir.

Donc, la SGDL s'occupe de l'auteur, l'auteur vend son livre à un éditeur, l'éditeur vend aux libraires. Le lecteur dans tout ça ? Mais que diable veut le lecteur, il n'a qu'à continuer à acheter en librairie, comme il l'a toujours fait. Comme il continue d'aller chez le disquaire acheter ses vinyls et chez le maréchal-ferrant pour ferrer son cheval.

Les usages changent, les attentes des lecteurs (qui sont *aussi* des consommateurs, la SGDL qui soutient le métier d'auteur devrait mieux le comprendre) aussi. Et ne pas pousser vers le numérique, ne pas faciliter ce passage en plaidant pour des prix plus accessibles et des livres dé-verrouillés, c'est suivre la voix tracée par les industries du disques, dont nous avions ri en début de séance.

Encore une fois, la SGDL est plutôt mal armée pour vraiment faire bouger les lignes. C'est **facile** pour moi de critiquer, d'envisager des expérimentations à l'opposé des usages actuels, de lancer des hypothèses dans lesquelles, après *quelques temps d'incertitude* les auteurs seraient gagnants, les éditeurs apporteraient leur savoir faire éditorial, les lecteurs seraient heureux et les Bisounours danseraient dans les nuages... Le fait est que mon avenir n'est pas en jeux,  que je n'ai pas bâti mon métier et le reste de ma vie autour du commerce du livre,

J'ai à vrai dire un peu honte de publier ce billet tel quel, acide qu'il est. Je ne suis pas "Personne de Lettre", et j'imagine que si je l'avais été, j'aurai mieux réussi à séparer mon ressenti de ce qui a été dit. Dans tous les cas, je tiens encore une fois à remercier les quatre membres de la SGDL qui m'ont accordé plus de deux heures de leur temps, pour cet entretien, qui bien que frustrant a été très cordial, amical, voir chaleureux. Merci à Madame Sellier et toute la SGDL pour ses efforts pour aider au mieux les auteurs, et à travers eux le Livre.


Thursday, September 4, 2014

Rencontre avec la SGDL, mes slides

Présentation

Qui je suis.

  • Un lecteur
  • Un lecteur international
  • Un lecteur curieux
  • Un blogueur

Qui je ne suis pas

  • Un Expert
  • Un Auteur
  • Un Editeur
  • Un Juriste
  • Un Anti-Editeurs

Le numérique une chance ?

C'est quoi l'important ?

  • Lecture
  • Lecteurs
  • Créateurs
  • Postérité/Patrimoine
  • Tissus social
  • Libraires ?
  • Editeurs ?
  • Autres ?
Le numérique est un progrès sur beaucoup de ces points.

Compétition face à la lecture

  • Jeux Vidéos
  • Surf/Internet
  • Réseaux Sociaux
  • Cinéma/DVD/Musique/autres
  • ...

Freins à la lecture

  • Pas Cool/Hype
  • Prix
  • Disponibilité
  • Elitiste ?
Le numérique peut aider sur TOUS ces points

Portée internationale

Autre

  • Accessibilité du num.

Contact plus direct avec les lecteurs

Parce que c'est eux qui comptent !

  • Site internet
  • Blog
  • Mailing List
  • Réseaux sociaux
  • Et accès Mondial ! Un immense marché Monde
    • penser Francophonie / Anglophonie / Germanophonie etc.

Conditions du direct

  • Quid si plusieurs éditeurs ?
  • Quid si décision de s'auto-publier ?
  • Et attention, obligation contractuelles / édition ????
Il faut que le contact soit direct et indépendant des éditeurs
http://davidgaughran.wordpress.com/2014/07/23/building-a-killer-email-list/
Cartes de visite Livre/Auteur
http://www.bidinotto.com/2014/05/authors-using-business-cards-to-build-sales/

Prix du livre numérique

Point de vue du lecteur

On paie quasiment le même prix pour beaucoup moins :
  • Pas de papier, licence non revendable (en FR en tout cas), verrouillage si DRM.
  • En contrepartie, facilité de transport etc. Mais ça ne compense pas.
Le prix d'un ebook supérieur au prix papier "le moins cher" est incompréhensible/inacceptable.
Prévoir des clauses contractuelles pour forcer une commercialisation "intelligente" ?
http://www.hughhowey.com/authors-united-i-wish-it-were-so/

PDV Editeur ?

  • Jonglage entre les coûts du papier et ceux du numérique
  • Considèrent souvent qu'une vente num vampirise une vente papier
    • Donc amortissent les coûts papiers avec les coûts numériques dans le prix
  • Mais ne considèrent pas les ventes supplémentaires liées à un prix faible
  • Ne doivent pas se mettre à dos les libraires
cf Diable Vauvert et Bastards d'Ayerdhal

Pour l'auteur ?

  • Business ou Art ? Ou Art-Business ?
  • Quel est le but ?
    • Argent ?
    • Lecture ?
    • Les deux

Adéquation prix de vente / Valeur ?

  • Plus de ventes à moindre prix peuvent compenser un prix de vente plus fort.
    • sujet de la lutte entre Amazon et Hachette
  • Si les frais fixes sont faibles (cf Numérique), ça marche.
  • Cf. Auto-publiés US http://authorearnings.com

Stratégies innovantes

  • Bundle papier/ebook ?
  • Bundle ebooks multiples à prix "enchères" ?
  • ...
Pour l'instant illégal (PUL/PULN)

Piratage

Impôts sur le succès ?

  • Qui est piraté ? Tous
  • Qui est piraté massivement ? Tous
  • Qui y perd vraiment ? Les gros succès ? Ca se discute
  • Qui y gagne ?

Des solutions efficaces ?

Librairie

Menaces diverses

  • Charges fixes élevées
  • Pression éditeurs
  • Désaffection de la lecture
  • "Snobisme perçu
  • Concurrence des GS généralistes ou non
Le numérique est une goutte d'eau... qui peut faire déborder le vase.

Quelle librairie ?

  • Grande surface
    • généraliste
    • spécialisée
  • Librairie de quartier
Les deux premières sont directement concurrencées par AMZ (Fond/Stock/Rapidité)
La dernière peut s'en sortir en jouant sur ses points forts, et bénéficier de la disparition des GS
http://LesLibraires.fr ?

Articles

  • Profession libraire
http://www.telerama.fr/livre/profession-libraire-fier,115849.php
  • Quel effort pour gérer des stocks et des retours !
  • Recette qui marche : miser sur ce quils ont de plus que la VPC, pas sur ce qu'ils ont de moins.
  • Amazon 2024 : ConceptStore Paris opera
http://www.huffingtonpost.fr/omri-ezrati/concept-librairie-amazon_b_5714475.html

Streaming / abonnement ?

Streaming vs Abonnement

  • Streaming
    • Pas sur liseuse
    • A copie / DRM ultime
  • Abonnement
    • Duplication
    • Potentiellement DRM
    • Sur liseuse
Moi même abonné à certains services mais parce que le téléchargement est possible.

Attente des lecteurs

  • Prêt, ils s'attendent à un prix encore plus faible.
  • 10€ c'est raisonnable. Comme abonnement.
  • Flicage

Part de l'auteur

  • Quelles conditions de rétribution ? Dans les bibliothèques, contrainte à la diffusion simultanée, donc ne concurrence pas réellement les ventes pour un prix d'abonnement faible.
  • AMA Pour l'auteur, acceptable si équivalent à une vente une fois un pourcentage atteint.
  • Ca veut dire fliquer les lecteurs.
  • Sauf si effet "France Loisir", vampirisation effective.
Ca ne va pas coller. --> des cacahouettes pour les auteurs. (Objet de négociation avec les éditeurs ?)
http://www.futurebook.net/content/part-1-ku-or-ko-streaming-subscription-and-big-data

Bibliothèque

PNB

  • Nie la dimension patrimoniale de certaines bibliothèques
  • Verrouille dans le temps et le nombre de prêt les achats de livres
  • Verrouille l'utilisation auprès des usagers (DRM)
  • Prix souvent plus élevés
  • En complément du format papier ?
http://collectivites.feedbooks.com/store/recent

MO3T

Présentation

  • Idées principales
    • Copie exacte des usage papier au num.
  • Avancement ?
  • Et les "gros" libraires ?
  • Impasse, usine à gaz, gouffre à fric
  • Une pérennité toujours pas garantie pour les lecteurs, bridée.

Contrat

Concurrence ?

Quelle concurrence des éditeurs entre eux ? Sur quelles clauses ? Sur quels montants ?
  • Les (gros) éditeurs sont en situation de d'oligopsone vis à vis des auteurs.
  • Egalement en oligopole vis-à-vis des libraires
Ils imposent leurs usages et règles aux plus petits éditeurs et aux acteurs amonts (auteurs) et aval (libraires).
Voir les planches Hachette
http://www.huffingtonpost.com/thomas-hauser/publishers-are-as-bad_b_5587407.html

Durée

Charge diminuée sur les éditeurs
  • Une exploitation suivie bien facilitée grace à la technique (POD, gestion informatisés des stocks)
  • La technique augmente l'efficacité du processus de publication
  • La durée de promotion diminue
  • la durée de commercialisation augmente , durée effective portée à Mort+70 ans
Même à considérer les usages comme équilibrés en 2000, ils ne le sont plus.

Accord-Cadre

Même avec le futur "nouveau contrat" d'édition issu de l'accord cadre.
Quasi impossible de faire constater une cessation de publication par un éditeur. Sur réception d'un courrier, il lui suffit de faire un effort minimum et zoum. Ou fait acquérir 5 exemplaires par le stagiaire pour relancer le contrat.

Rémunération

L'à valoir, un prêt ?

Ce n'est pas parce que l'avance n'est pas remboursée que le livre n'est pas rentable pour l'éditeur...
L'à-valoir devient une sorte de "prêt" pour financer la création de l'auteur
  • A quel taux ? (exhorbitant)
  • Quelle durée ? (décès + 70 ans)
Négociation prioritaire sur le taux de redevance plutôt que sur le montant de l'avance.
Aux US, les éditeurs REFUSENT d'augmenter le taux, même en échange de réduction de l'avance. Marge ?
http://www.hughhowey.com/this-needs-to-change/

Royalties numérique

Répartition:
  • Editeurs 12% (papier) -> 15% (numérique),
  • Pure Players : 30%, (50% de 60%) (cf "proposition Amazon")
  • Auto-publication 60-70%
Le curseur est mal positionné. Et le sera de plus en plus s'il y a un désengagement du papier.
Accord Cadre : La clause de rendez-vous est inopérante, négocier une durée fixe plutôt, tant que possible.

Droit des marques

Pourquoi ?

Les éditeurs poussent pour obtenir les droits de marques.
  • Pour la création / commercialisation de produits et services dérivés.
  • Mais utilisés uniquement sur un gros succès (à postériori)
  • Mais pas que...
Il n'y a pas de clauses de retour de droits sur le droit des marques, l'éditeur peut conserver ce droit ad vitam eternam, sans aucune contraintes/limites.
http://www.livreshebdo.fr/article/le-droit-des-personnages-pas-si-elementaire

Impact

Que le livre ait ou non du succès, l'auteur en pâtit :
  • Si gros succès, il n'a plus à les négocier avec l'auteur pour les revendre/exploiter. (perte pour l'auteur)
  • Si succès moindre , la republication du manuscrit est impossible.
  • La "série" devient propriété complète de l'éditeur, sans retour.
A éviter, ou restreindre à ce qui est effectivemennt l'objet direct du contrat

Non Competition

Un problème US, mais...

Pas franchement un problème en France sauf droit des marques/séries mais flagrant aux US.
Un des points sur lesquels le contrat d'édition classique protège.
Hors contrat d'édition, l'auto-publieur doit être prudent.
http://www.thepassivevoice.com/07/2014/the-publishers-are-as-bad-as-amazon/

DRM / MTP

Kezaco

Mesure Technique de Protection, Digital Rights Management
  • Chiffrage du contenu, qui ne peut être déchiffré qu'avec la clé.
  • Clé forcément fournie à l'utilisateur, le plus souvent cachée dans le logiciel
  • Protégés par la loi (théoriquement)
    • Mais en pratique...
Donc impossibilité technique de maintenir.
Preuve : les utilitaires disponibles

Inconvénients 1/2:

  • Imparfait
  • Empêche certains usages "habituels" et légaux des lecteurs
  • Empêchent les citations, le dialogue
  • Mettent les lecteurs à la merci des fournisseurs de DRM/elibraires

Inconvénients 2/2:

  • Nuisent à la conservation
    • Bibliothèques publiques
    • Bibliothèques privées
  • Maintiennent les éditeurs chez certains libraires
  • Empêchent l'interopérabilité
  • Empêchent la dissémination "de proximité"
--> pousse au crime.

Services rendus ?

  • Empêche la dissémination "de proximité"
  • Coué
  • Placébo
  • Remplit les caisses des marchands
  • Les éditeurs qui font le choix du sans DRMs (Baen, Tor, purte-players) ne constatent pas de dégradation de leurs ventes.
Les titres indépendants US sans DRMs se vendent en moyenne deux fois plus que ceux avec DRMs
http://authorearnings.com/july-2014-author-earnings-report/

MO3T

  • Transporter à l'identique les usages papier
  • (petit) progrès par rapport à la centralisation chez un seul écosystème
  • Franco-centré (et sans doute non intégré par Amazon/Google/Apple/Kobo)
  • Usine à gaz (coûteuse ?)
  • ...

Alternative : le Watermark

Le watermarking une alternative acceptable si
  • partie visible (en début/fin de livre)
  • le reste invisible (si même nécessaire)
N'est efficace que contre la dissémination de proximité, Effet placébo important
Des défauts :
  • Suspiscion sur les lecteurs,
  • Impossibilité de "punir" les lecteurs.
  • Certains eLibraires (les plus gros) refusent de proposer le WM et font du DRM à la place.

Usages Editeurs

  • Certains éditeurs insistent pour que TOUS leurs manuscrits soient sous DRM.
  • A la demande des auteurs ? alors qu'ils ne sont quasi-jamais consultés.
  • Hachette a voulu imposer par contrat que les auteurs ne signent d'autres contrats d'édition (des mêmes oeuvres) que sous conditions de DRMs.

Usages Editeurs 2/2

  • En fait, ils considèrent que ça fait partie de leurs décisions stratégiques, décidées au plus haut niveau, sans doute par des "non comprenants" du DRM.
  • Accessoirement, les DRMs maintiennent les lecteurs dans les "silos" des revendeurs : Apple, Amazon... ou la nébuleuse Adobe
  • Prévoir des clauses contractuelles (cf. Martin Page)?
// DRM : obliger/forcer les auteurs à demander des DRMs partout.
http://www.publishersweekly.com/pw/by-topic/columns-and-blogs/cory-doctorow/article/53544-doubling-down-on-drm.html

Contrat d'édition

Négocier / Gagner du terrain

(Pas mon terrain)
  • Irréaliste d'imaginer gagner sur tous les points
  • Mais marquer des limites
  • Plus le nombre de points est important, plus il est facile de moduler.
  • Prioriser les nombreux points , négocier pour lâcher sur certains et gagner sur d'autres
De base, négocier pour n'accorder QUE ce qui est nécessaire.
Attention : Mondialisation, cession de droits à l'international, EBooks contre papier les portées sont différentes.

Impression à la demande

Tenants et aboutissants.

  • Donne de l'air à une partie de la chaîne papier, soit le distributeur, soit le libraire.
  • Mais aussi facilité pour l'éditeur, diminution des risques de sur-impression, pilon etc.
  • Prix bien plus élevé que l'impression offset/numérique mais sans quantité minimale.

Sur un contrat papier

Comment est-ce comptabilisé ? Est-ce que ça compte pour l'excploitation continue ?
Si oui, effort minime pour l'éditeur, augmente la durée du contrat d'édition sans réelle contrepartie pour l'auteur.

Complément au numérique

  • Si on est indépendant en auto-publication, permet de fournir les versions papier.
  • Pour certains, directement en ligne chez certains vendeurs à distance.
  • Ou acceptés par quelques libraires en dépot ou sur commande, sur stock.
qualité/efficacité/possibilités en indépendant (et pour les services "à la con")

Le Fond d'un auteur

Reprise des droits

  • Parce que l'éditeur ne les mérite pas s'ils ne sont plus dispo, qu'il a failli à ses obligations.
  • Pour les exploiter soi même, les rendre disponible et visible (auto-publication)
  • Pour le public, qui peut vouloir y accéder en cas de nouvelles sorties, il faut s'assurer que c'est disponible !
  • Numérique ET POD.
Mais si l'éditeur fait son travail...

Démarche de récupération

  • Attention au POD utilisé par les éditeurs !
  • Ventes Marginales, gagnant dans tous les cas :
    • Force la réédition par l'éditeur
    • Ou possibilité d'exploiter indépendamment

Maintenant ?

Il est possible de les remettre dispo à moindre effort (mais c'est du boulot quand même !), dispo sur commandes au format papier, et en direct en ebook.

Auto Publication

Pas du compte d'auteur

  • L'auteur est à la fois auteur ET éditeur.
  • La poche de l'éditeur et celle de l'auteur sont différentes, même si elles sont dans le même pantalon.
  • Il conserve le contrôle des droits.
  • Il gère les aspects financiers et les risques
  • En faisant appel à des services extérieurs si nécessaire
  • Mais en gardant le contrôle et la responsabilité.

L'intérêt

  • En direct
    • Financier (même si limité en Francophonie)
    • Le contrôle sur la durée
    • La réactivité, la flexibilité, les délais plus courts de publication et mise à jour
  • Un outil à utiliser comme levier dans les négociations (bientôt ? cf. US)

Ailleurs (US)

  • Plateau numérique "atteint" aux US ? Uniquement pour l'édition classique. Voir la si il y a une progression indé.
  • Auto-publication : "invisible" selon les méthodes de comptage habituelles, mais pas en regardant les classements AMZ :
  • Une vraie alternative à l'édition classique. Présence dans de nombreuses réunions
  • Départ de l'édition traditionnelle avec une plateforme existante pour certains
    • de plus en plus de "défecteurs"
  • Mais aussi démarrage direct avec de nombreux succès
cf. http://authorearnings.com/
http://io9.com/why-this-bestselling-author-decided-to-start-self-publi-1628241029

En France : balbutiant

  • La lecture numérique est encore trop faible
  • Pas de protection (considéré comme compte d'auteur par le CPI)
  • Problèmes de statuts : cadre légal (status ?) flous conseil sur les aspects juridiques et fiscaux
  • Services de soutien /promotionnels balbutiants
  • référencer les services de qualité et une liste noire de scammers ?
  • Attention, Jungle ! et nouveaux prédateurs issus du Compte d'Auteur.

Des exemples FR

  • Kylie Ravera
  • Chris Simon
  • Laurent Bettoni
  • Thibault Delavaux
  • Alan Page
  • ...
Ne gagnent pas leur vie de l'écriture, mais pour certain un certain revenu déjà.

Un effort important

Toutes les responsabilités d'un éditeur.
  • Financier : Equivalent d'un petit crédit consommation ou d'un hobbie un peu cher
    • A mettre en relation avec le "coût" direct ou indirect de l'édition classique
  • En temps : disponibilité
  • En apprentissage

Quelle reconnaissance ?

  • Aux US, diminution du stigmate
  • En France ?
    • Quelle prise en compte par les sociétés d'auteurs ?

Statut problématique

cf Paumadou
AE doit faire déclaration trim URSSAF+facturation (même pour 2€50)+paiement cotis trimestriel+demande n°TVA intracom déclaration MENSUELLE aux douanes+annuelle aux impots. Eventuellement, tu ajoutes la demande de n°IRS pour gagner +(et pas être imposé US et payer double cotisation) Qd aucune administration ne déconne (ce qui arrive TOUJOURS à un moment d'après expérience), oui, c'est "plus simple" qu'une entreprise normale (pas micro) pcq - de paperasse mais moins simple que régime Artistes-auteurs.
Aux US : aucune déclaration mensuelle, ni paiement cotis, t'encaisses (tout est géré par n°IRS et Amazon ou autre), à la limite déclaration d'impôts annuelle mais même pas sûre) #Finie

Amazon, quelle position ?

Le premier réel propulseur de l'ebook

  • En tout cas, ceux qui l'ont mis en orbite
  • Sur tous les marchés. Sur les slides Hachette, "l'an 0" de l'ebook est le démarrage Kindle
  • Techniquement ET Effectivement, le "meilleur écosystème".
  • Une domination du marché
    • relative
  • Un épouvantail parfait

Danger réel

  • Non Standard
    • mais c'est un détail s'il n'y a pas de DRMs
  • Un écosystème très fermé
  • Puissance de feux face aux éditeurs
  • Référence sur les usages
  • Une vraie approche "capitaliste" du livre
    • Un produit comme un autre

Mais aussi remorqueur

  • Innovation ET réalisation ET mise en place
  • Pilier de l'auto-publication

Associations d'auteur :

Propositions

  • Promouvoir la suppression des DRMs
    • au profit des WM ?
    • Sans remplacement
  • Aider à recouvrer les droits
  • Faciliter l'auto-publication
  • Faire établir que la POD ne fait pas partie des exploitations suivie (pour les conytrats anciens).
  • Si POD inclue dans les contrats d'édition, insister pour que la durée en soit limitée.

Soutenir l'auto-publication

Au minimum un levier dans les négociations auteur/éditeur
  • Pas de statut
    • Lever les flous juridiques/fiscaux (Guide ?)
    • Potentiellement en demandant des modifs législatives
  • Filtrer les services d'auto-publication
    • Annuaire de services ? (Qualité/Prix/Légalité etc.)
    • Vérification juridique des termes

Annexes

Liens complémentaires

François Bon
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4013
Vincent Monadé / Livre numérique (même s'il ne s'intéresse que marginalement aux auteurs)
https://www.youtube.com/watch?v=X8wWDNjKzQw&feature=youtu.be
Thibault Delavaud : Autoédition : la comparaison USA/France est-elle pertinente ?
http://thibaultdelavaud.fr/2014/08/23/autoedition-la-comparaison-usafrance-est-elle-pertinente/
Les EBooks vus en 2007 (auteur-editeur-libraire-achat)
(FR http://www.youtube.com/watch?v=aK75RSQBZYs
Avec des Sous-titres (mais 50S en Tout Noir en début)
http://www.youtube.com/watch?v=_vBb3_aZN7g

Annexes Slides Hachette

Lien

http://www.lagardere.com/fichiers/fckeditor/File/Relations_investisseurs/Relations%20Investisseurs/Investor_Day/Invest_Day_Lagardere_Lag_Publishing.pdf

(p19)

  • Once the investment phase is over, digital modifies the cost structure of a publisher (example: decrease of print volumes)
  • The across all formats slightly better incremental profitability of ebooks offsets the loss of contribution to fixed costs (distribution, sales forces) resulting from decline of print volumes
  • Cash flow improvement, lower upfront investments in working capital and shorter payment terms

(p25)

  • Securing of rights through systematic acquisition of print and digital rights
  • Digitization of backlists and systematic release of front list titles in both print and digital formats

(p26)

  • Agreement with Google for out-of-print books
  • Agreement with authors on a “new publishing contract” in France
  • Agency model implemented with e-retailers thanks to Hachette Livre’s size and Anglo-Saxon presence in order to retain control over ebook pricing
  • Use of adequate protection mechanisms (DRM) with interoperable formats (Epub) which are user-friendly

Friday, August 22, 2014

[Ray's Day] Les Lectures de SF qui m'ont "marqué" et formé

Aujourd'hui, c'est Ray's Day, le jour anniversaire de Ray-Bradbury utilisé comme prétexte à une grande fête de la Lecture, des Auteurs et Lecteurs.

A cette occasion, j'ai commencé à marquer sur twitter la liste des livres de SF qui m'ont le plus marqué à titre personnel, au delà du "simple" divertissement. Non pas que je renie de quelque sorte que ce soit ledit divertissement. Je revendique clairement le droit (et le devoir) de me divertir, même au mépris d'un manque flagrant de "fond". Mais ceux là m'ont un peu plus marqué.

A part le dernier, aucun ordre particulier et juste un court commentaire. J'espère qu'il vous suffira.

"La main gauche de la nuit" d'Ursula K. Le Guin :
Sans doute le livre qui a éveillé ma perception aux questions du sexisme. Une quête initiatique, un voyage dans une culture où l'approche sociétale des sexes est tellement différente qu'elle met en évidence les défauts de la nôtre.

"Fondation" et ses suites d'Isaac Asimov
Une approche très scientifique de l'écriture, et les questions de l'action de l'individu sur le monde, d'une destinée de l'humanité.

"Cyteen" de C.J. Cherryh
Une réflexion sur l'individu, l'acquis, l'inné, les castes, la construction d'une personnalité

"Révolte sur la Lune" de R.A. Heinlein
Bien plus que "Etoiles Garde à vous" (qui m'a fait découvrir la Military-SF, un genre que je ne lâche plus depuis), la notion de responsabilité personnelle mise en avant, de révolte/résistance...

"La Bohème et l'Ivraie" d'Ayerdhal
Au delà de l'Anarchie (cf Responsabilité personnelle ci-dessus) empreinte dans ce livre, je crois que ce livre est aussi celui qui a fait germer en moi la curiosité des processus de création. Une première prise de conscience de l'élan créateur de ceux qui se réclament de l'Art.

"La Horde du Contrevent" d'Alain Damasio
Dans ce livre-ci, ce qui m'a marqué, c'est la "technique" en évidence et mise au service d'une oeuvre, sans complexes, mais en parfaite harmonie. Avant celui-ci, les "Kushiel" de Jaccqueline Carey me l'avaient montré, mais cette liste parle de SF, et La Horde est l'autre exemple qui me vient à l'esprit.


et je l'ai gardé pour la fin (même si de nombreuses autres influences n'ont pas été notées)

"Fahrenheit 451" de Ray Bradbury
Sans doute celui qui a fait de moi un militant du Livre, de sa conservation et diffusion.

Pré-PS: Ne transparaît pas de manière évidente ma propension à aimer les protagonistes féminins forts... mais si. Cyteen, Révolte, Bohème ... ça y est !

PS: Revoyant cette liste, je ne peux que me rendre à l'évidence : je suis une graine d'Anar qui tournerait militaire... Faudra que j'en parle à ma psy... ;-)



(Edit : modifié pour prendre en compte la remarque de Nathalie et ajouter un pré- PS)


Wednesday, August 20, 2014

Erreurs de Jacques Attali sur Amazon...


Vu l'article "Amazon, et après" de Jacques Attali, et si j'ai été assez agréablement surpris par une analyse qui me semble pertinente de l'état actuel des choses, ses projections me semblent pour le moins... douteuses.

Amazon, Censeur


Celle-ci par exemple

" A terme, Amazon installera un monopole, choisira les livres publiés et les langues dans lesquelles il trouvera rentable de les publier. "

Euh, je ne vois pas Amazon privilégier son "éditeur" interne, ou censurer les livres d'autres éditeurs, indépendants ou non.

Pour une simple raison de pragmatisme: Ce que Amazon sait faire, et veut faire, c'est VENDRE le maximum. A ça, leur solution est simple: vendre ce que veut le consommateur.

Ou plutôt vendre ce que veulent LES consommateurs, dans toutes leurs diversités, et non pas un public restreint. Et ça, ils ne peuvent pas fournir en interne. Bien pour ça qu'ils s'imposent comme marketplace, comme étalage à auto-publication etc.

Vendre ce que veulent les consommateurs, c'est aussi leur donner les informations les plus pertinentes possibles pour qu'ils soient les plus satisfaits possible (à postériori) de leurs achats.

C'est sans aucun doutes dans cette optique là que les algorithmes de recommandations (Also Boughts mais aussi de classement, de placement pulicitaires etc.)  sont optimisés.

Privilégier un éditeur (même interne) pour du placement produit en trichant sur ces algos est contre productif à long terme. Et ça, ils le savent très bien.

Se poser comme éditeur, c'est aussi prendre des risques financiers sur des livres, ce qu'ils font, certes, mais évidemment sur des livres qu'ils choisissent en fonction de leur potentiel commercial... (Comme TOUS les autres éditeurs)

Mais privilégier ces livres par rapport à ceux d'autres éditeurs, c'est aussi donner des conseils moins "pertinents" et donc à long terme mécontenter les consommateurs. Et ça c'est à l'encontre de ce qui fait le succès d'Amz.

Les auteurs de Best-Sellers seuls gagnants avec les consommateurs chez Amazon ?


Si Amazon l’emporte, si les auteurs cèdent, si les éditeurs capitulent, les consommateurs américains y gagneront à court terme ; les auteurs de best-sellers beaucoup plus. Les autres vendront sans doute aussi plus de livres, mais en tireront des revenus beaucoup plus bas ; les éditeurs y perdront tout, comme les libraires.
Je ne vois pas très bien où il voit que les auteurs de best-sellers y gagneraient, symbiotiques qu'ils sont des grosses maisons d'édition. Au contraire, avec l'auto-publication, il s'agit d'une démocratisation des revenus, et ce sont plus les auteurs "mid-list" qui vont s'y retrouver, ainsi que les lecteurs.

Pour les libraires, clairement les jours de grandes chaînes de librairies sont terminées aux US, et il n'y a qu'en se basant sur leur empreinte géographique, locale, et personnelle que les librairies indépendante vont résister.

Que les éditeurs perdent, c'est possible aussi. Encore faut-il qualifier éditeurs... Lesquels ? Ceux qui pilotent droit vers l'iceberg ? Ou ceux qui jouent le numérique correctement, comme un nouveau moyen d'agrandir leur lectorat, et de répondre à ses demandes.

Que les consommateurs y gagnent, je crois qu'il n'y pas de problème, tant que les auteurs sont compensés correctement.

Baisse du prix des livres

A court terme, une fois de plus, les consommateurs l’emporteront : les plateformes de vente en ligne vendront de moins en moins cher aux lecteurs ce qu’elles paieront de moins en moins cher aux auteurs, gardant pour elles la marge de distribution comme rente. 
Il semble incongru de supposer qu'avec un prix de vente en baisse et une marge indexée sur les prix (comme ce que fait Amazon actuellement), la marge devienne une rente...

Ce n'est pas pour rien qu'Amazon dissuade les auteurs auto-publiés de fixer un prix de vente trop faible. Amazon fait le constat qu'avec un prix de vente plus faible (mais pas trop), le chiffre d'affaire ET LE REVENU sont plus élevés, tant pour eux que pour l'éditeur, sur les ebooks. C'est d'ailleurs le coeur de la dispute avec Hachette, qui préfère sacrifier ce revenu sur les ebooks au profit de l'ensemble de la filière papier sur laquelle repose la quasi intégralité de sa légitimité...

La Vraie concurrence


Ce que beaucoup (dont Attali) oublient de considérer dans cette affaire, c'est que même si Amazon devenait un monopole réel sur le marché du livre, la concurrence serait encore énorme. Plus sur le marché du livre en lui même, mais sur le marché du loisir. Entre le livre et TOUS les autres loisirs (TV, Vidéo, Sport, Jeux Vidéos, Réseaux Sociaux etc.). 

Des prix éditeurs dissuasifs, des libraires littérateurs snobs (ou perçus comme tels), des verrous numériques qui empêchent le partage...  Tout autant de points sur lesquels ce n'est pas la "chaîne du livre" qui est mise en danger, mais bel et bien la Lecture. Et faute de rester en ligne avec les attentes des lecteurs (voire de les devancer), en la conservant en "stase", les gros éditeurs sont les complices de ce désastre. 

Seule alternative? Répondre aux demandes des lecteurs, mais aussi des non-lecteurs en leur proposant la lecture comme une offre attractive aux autres loisirs. 

Et si ça passe par embrasser le livre numérique, il faudra bien que les éditeurs avalent la pilule...



Edit : Plutôt que de lire Attali sur la question, lisez François Bon : son article du livre et du pantalon autour de ces sujets est éminemment plus pertinent.

Sunday, June 29, 2014

Amazon contre éditeurs, une pièce en 5 actes

Traduction (avec accord de l'auteur) de Publishing Vs. Amazon: A Play in Five Acts par Susie.

Acte I:

Amazon: Eh, Edition, on vient d'inventer un nouveau truc qui devrait vous plaire. Vous savez, quand vous avez fini de faire un livre, vous devez payer un paquet de pognon pour l'imprimer, l'envoyer et tout ? On a trouvé un moyen pour que vous n'ayez pas à payer tout ça et continuiez de vendre des tas de livres.

Edition : OH MON DIEU NON VOUS ALLEZ DETRUIRE L'EDITION AVEC CA

Clients: Eh, ces ebooks c'est plutôt sympa ! Je peux en emporter un paquet d'un coup partout tout le temps avec moi et c'est moins chiant pour déménager

Edition: NON LES EBOOKS NE SONT PAS SYMPA. LE LIVRE PAPIER SINON RIEN. ON SAIT QUE TOUT CE QUE VOUS VOULEZ C'EST VOLER NOS CONTENUS PARTOUT SUR LES INTERNETS. ON PEUT TRIPLER LES DRM SVP ?

Client: ...

Acte II:


Amazon: Eh, Edition, on veut vous acheter des tonnes de livres, et on vous en retournera presque aucun contrairement aux autres libraires, et en échange vous nous feriez une offre sympa puisque vous vous ferez un max de pognon ? Et aussi parce que c'est comme pour toutes les autres industries avec qui on travaille avec nous avec des prix de gros puisqu'on dépense tant de pognon chez eux et tout ?

Edition: OH MON DIEU NON ON NE VEUT PAS VOUS VENDRE DES TONNES DE LIVRES, ON VOUS HAIT. POURQUOI ESSAYEZ VOUS DE DETRUIRE L'EDITION

Amazon: Tiens, au fait, on va publier des livres des gens vu que ça a l'air sympa comme business. C'est bien la concurrence, hein? Je veux dire, Il y a que les célébrités et les auteurs qui font le boulot.

Edition: VOUS NOUS ASSASSINEZ A MORT. PERSONNE NE DEVRAIT ACHETER DES LIVRES PUBLIES PAR AMAZON PARCE QU'IL N'Y A QUE NOUS QUI SOMMES AUTORISES A PUBLIER

Librairies: On hait Amazon aussi parce que personne d'autre que nous ne devrait avoir le droit de vendre des livre, surtout si les clients préfèrent aller chez eux. On ne va pas vendre les livres d'Amazon, même si les clients veulent les lire.

Edition: OUAIS, ON VOUS HAIT AMAZON

Librairies: Tu nous aime encore, Edition ? Promis, on ne va vendre que des livres papier, et aucun d'Amazon

Edition: OUAIS, VOUS ETES NOS  AMOURS

Acte III :


Amazon: Eh Edition, puisque ça vous coûte pas grand chose de produire des ebooks plutôt que des livres en papier, pourquoi coûtent ils si cher ?

Edition : LA FERME

Apple (en aparté à Edition) : Eh, Je sais comment vous pourriez gagner plus d'argent sur les ebooks.

Edition: Nous vous écoutons.

Apple et Edition chuchotent entre eux

Edition: OK, A PARTIR DE MAINTENANT, TOUT LE MONDE VA VENDRE AU PRIX QU'ON DÉCIDE ET NE GAGNERA QUE 30%
Amazon: Quoi ? Mais non. On est un détaillant, pas un dépôt-vente, si ? Et vos prix sont plus élevés que sur les livres papiers. C'est pas un peu idiot pour un média qui coûte bien moins cher à produire ? Pourquoi ne pas baisser leur prix pour en vendre plus, puisqu'il n'y a pas de limite aux nombre que vous pouvez vendre ?

Edition : NON, C'EST DÉCIDÉ.

Apple tire la langue à Amazon et va leur vendre des iPads et iPhones 

Acte IV:


DOJ (Département de la Justice): Euh, les gars, vous pouvez pas faire ça.

Edition: MAIS ILS DÉTRUISENT L'EDITION EN FAISANT DE LA CONCURRENCE DÉLOYALE ALORS ON EST OBLIGE DE FAIRE DE LA CONCURRENCE DÉLOYALE

DOJ: Et en quoi Amazon fait-il de la concurrence déloyale ?

Edition: ... DES TRUCS GENRE RÉDUCTION. PRIX PRÉDATEURS TOUSSA

DOJ: Vous savez que ça ne compte que si les concurrents n'ont pas les moyens de suivre, n'est-ce pas ? Apple, Target, Walmart sont des entreprises plus grosses qu'Amazon et ils vendent des livres, dont certains avec de grosses réductions. Il est improbable qu'Amazon soit capable de pousser ces sociétés en dehors du marché du livre. Et puis, saviez vous que les lois antitrust sont surtout destinées à protéger les consommateurs plutôt que les producteurs ?

Edition: QUOI

DOJ: Ouais, les réductions sont au final vraiment bonnes pour les consommateurs parce qu'ils économisent leur argent. Ça ne devient vraiment un problème que quand des sociétés peuvent sortir leurs concurrents du marché, et éliminent ainsi la compétition. Et il est presqu' impossible de prouver un dossier de prix prédateur parce qu'être capable de fournir un meilleur prix n'est pas mauvais pour les consommateurs.

Edition: C'EST DES CONNERIES, AMAZON EST ILLÉGAL ET IMMORAL ET ON LES HAIT

DOJ: Haïssez les tant que vous voulez, mais les gars, c'est vous qui commettez des actes anti-concurrentiels en vous accordant pour garder des prix des livres identiques partout, bloquant  ainsi toute possibilité de concurrence sur les prix, aussi bien entre détaillant qu'entre éditeur majeurs. Ca ne fait pas de mal uniquement à Amazon, mais aussi à vos consommateurs, et c'est eux que nous essayons de protéger ici.

Edition: SOIT, D'ACCORD MAIS CA VA DETRUIRE L'EDITION

Acte V:

Amazon: Eh, on peut renégocier nos contrats ? On dépense plein d'argent à acheter vos livres, alors on se demandait si vous pouviez nous faire un meilleur prix.

Edition: OH MON DIEU NON JAMAIS.

Amazon: D'ACCORD. Si vous le prenez comme ça, on va commencer à dire aux gens d'acheter autre chose. On en a marre de ces conneries.. 
Edition : OH MON DIEU COMME NOUS SOMMES OPPRIMES, DÉBARRASSEZ NOUS POUR TOUJOURS D'AMAZON QUI EST EN TRAIN DE DÉTRUIRE L'EDITION. ON POURRAIT SE FAIRE TELLEMENT PLUS DE MILLIARDS SI AMAZON NE NOUS DÉTRUISAIT PAS.

Clients : Mais c'est quoi qui déconne chez vous les gars ?

Edition : AMAZON ESSAIE DE DEVORER NOS AMES ET VOLER L'ARGENT DES ETUDES DE NOS PETITS-ENFANTSET JE CROIS BIEN QUE JE LES AIT VU FRAPPER UN CHIOT

Clients : OH MON DIEU NON !

Amazon : ......

Quelqu'un dans l'assistance: Eh, les gars, si vous haïssez tant Amazon, pourquoi ne pas arrêter d'y vendre vos livres ?

Edition : ........ ON PEUT FAIRE CA ?

Amazon : Bien sûr que vous pouvez. C'est le business. Sérieusement, rien de personnel.

Edition: MAIS NE PAS VENDRE CHEZ AMAZON POURRAIT DÉTRUIRE L'EDITION. Sérieusement, les gens semblent aimer acheter chez Amazon, on n'a pas la moindre idée pourquoi. On n'a pas arrêté de leur dire où acheter et à quels prix, mais les consommateurs ne veulent rien entendre.

Amazon : Je suppose que vous ne voulez pas que je vous parle de ma nouvelle idée d 'impression des livres à la demande ?

Edition: OH MON DIEU NON.
Publishing: OMG NO

Epilogue:


La plupart des gens: (en lisant le journal) Je ne comprends pas tout ce patacaisse autour d'Amazon. Je pourrais peut-être aller faire mes courses quand même. En vrai.

Le Monde: (continue de tourner)

Monday, June 16, 2014

My new Auto-Buy Authors

In December 2012, I wrote a blog post titled "My auto-buy authors". Well, guess what ? I've got a few more to share. (Only Self-Published this time)

Sure, their books are mostly easy-lazy-funny good reads, and I guess you won't sprain you brain between pages. But easy-lazy-funny reads are what I like to read. So what ? Sue me !

Note: Make sure to read the fine prints before buying the books. Some of them DO contain Erotic Situations, Adult Only.

Elliott Kay 

https://www.smashwords.com/profile/view/elliottkay

Mainly two series for now. The first is an Adult Non-Politically-Correct Urban Fantasy. A young man's wet dream, but (congrats pal!) quite respectful of gender issues.

Second is an over-the-top military-scifi series (one episode for now, second coming... soon ?)

Drew Hayes 

http://www.drewhayesnovels.com

I like YA, I like Super... Guess what, I LOVE Super YA ! Super Powereds is _really _ great fun to read.
Also a quite interesting business model with his periodical series + indie publication.

Warning though : The books are overall not as polished as could be, more typoes than I'm accustomed to. If you're really alergic to typoes, I'd suggest trying other books instead.


Sue London 

http://bysuelondon.com/

If you follow my posts, you know I like some romance in my books. What you may not know, is I also sometimes love Romance books. Sue London's Haberdashers series makes my day.
Regency-Bluestocking-Romance is all I need for some hours of good read.