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Monday, June 17, 2013

Review : STRAT by Tara Maya

Tara Maya is one of the first Self-Published authors whose books I've read, mainly her "Unfinished Song" series, which I've reviewed in the past too. Tara also had a guest post here, regarding barriers to international sales for ebooks. A great guest post BTW...

 So when she forwarded me STRAT, her latest Military SF book, I jumped on the occasion to read it.



I'll be quite short, since, unfortunately, I was a little bit disappointed. Not that it isn't good, just not on par with Tara Maya's best. The action is quite good, the tech has quite a few interesting twists, as does the plot. 
Unfortunately, I've had troubles relating to the hero, even if he's quite likeable. 

And also a small thing that just  bothered me along : the place of women in the story. I find they have too passive a role. Not in the background or anything like that, but they simply don't have much effect. 

Well, I give 3.5 stars for that one. And trust Tara will do better next time.


Tuesday, April 9, 2013

Lecture: Dans les pas de Romane de Cécile G. Cortes

J'ai découvert Cécile G Cortes et son livre "Sur les pas de Romane" par le biais du site Adopte un Auteur.

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, il est assez simple : vous choisissez un auteur en fonction de sa fiche de présentation et du/des livres sur le site, vous le contactez via le formulaire joint, "Adopter Auteur", et vous vous rentrez en contact avec lui pour recevoir un exemplaire de l'ebook choisi.

Gratuit, mais en échange, vous vous engagez à écrire une chronique sur votre blog (si vous en avez) et au moins pour le site "Adopte Un Auteur". Ça ne vous engage en rien sur cette chronique, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Juste un commentaire d'au moins 20 mots.

J'ai donc choisi d'adopter Cécile G. Cortes, une auteur auto-publiée,  il y a une semaine environ. En réponse à mon mail de présentation, elle m'a tout d'abord prévenu que ce livre pouvait ne pas correspondre à mes goûts, mais qu'elle prenait le risque. J'ai aussi un petit peu insisté, et elle m'a fait parvenir le livre au format epub comme je le lui demandais.




Tout d'abord un constat sur la forme

Tout à fait professionnel, je n'ai pas eu de problème technique de quelque sorte à la lecture. S'il a pu y avoir quelques fautes, je ne m'en souviens pas particulièrement, soit donc qu'il n'y en ait pas, soit que je ne les aies pas vues, soit qu'elles ont été trop rares pour m'alerter.
Qu'on n'aille pas me faire de mauvais procès, je fais la remarque comme j'ai pu faire son inverse l'an dernier pour un livre publié par un éditeur traditionnel.

Par contre, j'ai une petite réserve sur la couverture. L'illustration est parfaite, mais j'ai un petit soucis sur la construction "typographique" du reste : le nom de l'auteur trop petit, survivra mal à la miniaturisation dans les rayons des e-libraires. De même le titre dans sa partie gauche manque de contraste avec le fond, surtout en noir et blanc.

Malgré ces deux défauts, ça reste lisible, a un look très pro, et transmet les informations "métadonnées" comme voulu : fantastique, médiéval, une femme forte...

Après la forme, le fond

Tous les éléments sont là. Un peu d'action, un peu de magie et d'émerveillement, un peu de romantisme, quelques intrigues, de la découverte d'autre... Le monde médiéval fin "Renaissance" est agréable, même si j'ai été très déconcerté par la société, le langage, et les préoccupations délibérément modernes de ses habitants. Le style est assez léger pas désagréable, mais pas spécialement marquant non plus. (Non que je sois un grand littéraire, vous savez que ce n'est pas mon critère principal.)

Cécile m'avait prévenu, je risquais d'être déçu par le manque d'action, d'effets spéciaux etc. Mais en fait, si quelque chose m'a gêné, ce n'est pas ça. Si la trame est bien construite, et au fond propose des idées intéressantes, j'ai eu du mal à m'accrocher aux préoccupations quotidiennes de Romane, qui à moi (est-ce parce que je suis un homme ?)  m'ont paru trop souvent futiles. Du coup, le livre m'a paru manquer de "densité" : trop de "superflu", pas assez de matière. Les 400 pages auraient pu tenir en 200.

Il y a une suite de prévue, et si Cécile "resserrait" son écriture, je serais ravi de la lire, mais si c'est dans la lignée de ce premier tome, non. Je mettrais à ce point de mon analyse 2 étoiles et demi.

Un troisième volet

Maintenant, après le fond et la forme, il reste un troisième critère. La personne. "Adopte un Auteur", ce n'est pas pour moi qu'adopter un livre, mais bel et bien un auteur. Et si Internet révolutionne le livre numérique, ce n'est pas uniquement au point de vue de la diffusion du contenu, mais aussi par une nouvelle proximité entre le lecteur et l'auteur.

A vrai dire, j'ai hésité à publier ce billet. J'ai envoyé un mail à l'auteur en lui disant que je n'avais pas vraiment apprécié le livre, mais que comme elle avait été absolument courtoise, et que j'avais un peu insisté, je pouvais si elle préférait lui faire le retour en privé.

Sa réponse est parfaite de franchise (je paraphrase) :  Elle avait pris le risque en connaissance de cause. Et qu'un retour négatif peut aider les autres lecteurs à voir si le livre leur correspondra ou non.

Je ne peux qu'applaudir.

Alors, non, je n'adopte pas ce livre, mais c'est avec joie que j'adopte cet auteur. Je mets au livre 2 étoiles et demi, et 5 à Cécile G. Gortes.

Wednesday, December 12, 2012

Billet Invité par Tara Maya : 3 obstacles pour les ebooks à l'international


Parmi toutes les tâches qu'elle a mis sur son attelier pour le mois de novembre (une fiction pour le NaNoWriMo, la rédaction d'un guide pour les auteurs participant au NaNoWriMo, une tournée des blogs pour Wing, le nouvel épisode de sa série "Unfinished Song",  Tara Maya a aussi pris le temps de nous expliquer dans ce billet (traduction by TheSFReader, désolé si imparfaite) sa vision, en tant qu'auteur auto-publiée, du marché international des ebooks.

Depuis notre premier échange, où je lui expliquais mon point de vue en tant que français, sur le même sujet (seulement deux ans depuis ?), beaucoup a changé. L'auto-édition a acquis une certaine reconnaissance aux USA, et les ebooks/ereaders ont enfin démarré en France? Mais aussi bien d'un côté de l'Atlantique que de l'autre, il reste encore du chemin avant que la situation se stabilise complètement à nouveau.

Bon, allez, et si nous lisions ensemble ce que Tara a à nous dire, et nos nous retrouvions après pour en discuter ?

Trois obstacles pour les EBooks sur le marché international.

Il y a trois obstacles important pour vendre des ebooks sur le marché ouvert à l'international.

Barrières technologiques

Vu d'un ordinateur, il ne devrait pas y avoir de frontières internationales. L'Internet est global, mais il y a des problèmes de connexion  avec certains autres pays. Les Etats Unis ont sont le pays où la pénétration des liseuses est la plus importante, avec l'Angleterre environ un an de retard, et les autres pays à la suite.

A terme, la plupart des pays feront sans doute le même saut de livres à liseuses? Les pays du tiers-monde où le livre papier est cher pourraient même passer ditrectement au livre numérique sur le long terme. La pénétration des technologies du livre numérique ont des effets sur les ventes à court terme, mais c'est une bonne idée de vendre les droits internationaux (en gardant les droits UK et US ?) Bien sûr, ça va dépendre e l'auteur, mais sur le long terme, les auteurs doivent présumer que le marché mondial dans sa totalité passera à l'ebook.

Barrières légales

Traditionnellement, les auteurs vendaient les droits de publication de leurs oeuvres séparément à différents éditeurs locaux, pays par pays. Les pays, dans le même temps, assuraient le cadre légal des ventes de livres dans à l'intérieur de leurs frontières. Les deux systèmes se complétaient.

Maintenant, en théorie, les indépendants peuvent choisir de vendre au monde entier en un seul élan, en passant par Amazon, Smashwords, Kobo et autres revendeurs internationaux.

Malheureusement, les lois des différents états continuent d'entraver le commerce mondial.  De nombreux états ont des lois protectionnistes, qui s'appliquent aussi bien aux marchandises en général qu'aux (malheureusement) ebooks en particulier. Plusieurs pays ont des taxes impactant les ebooks (mais pas les livres papier), ou ciblant les vendeurs internationaux, afin de soutenir les entreprises approuvées par le gouvernement.

Un problème plus sérieux dans certains pays  (comme la Chine ou l'Iran) est la censure. Il y a peu, la Chine a adopté une loi bizarre interdisant le voyage dans le temps comme procédé d'écriture dans la fiction. Alors que le dernier film Star Trek me rend presque cette idée sympathique, il est évident que de telles lois sont extrêmement hostiles à la fois au marché libre et au développement de la création.

Barrières linguistiques

Même si la technologie arrivait de manière égale et s'il n'y avait pas de lois protectionnistes ou de censure imposées par les états, une énorme barrière subsisterait pour un auteur qui voudrait vendre ses livres à internationalement. C'est la plus vieille barrière à la coopération intellectuelle : la barrière linguistique.

Les auteurs en langue anglaise ont accès au marché des ebooks à la fois le plus grand et en plus forte progression, et seront sans doute tentés d'ignorer les autres marchés. Les auteurs en Lituanien seront sans doute plus prompts à rechercher à se faire traduire.

Il y a trois solutions possibles à ce problème de traduction. L'une est un logiciel de traduction amélioré, mais ça semble lointain pour l'instant. Les logiciels de traduction automatiques de la génération actuelle ne suffisent même pas à traduire des emails de façon convenable, alors de la littérature...

La seconde est un marché des traducteurs plus accessible. Actuellement, la plupart des traducteurs qualifiés n'acceptent pas de travailler sans garantie de rémunération, et le coût de leur service est bien au delà de ce que peuvent se permettre les auteurs indépendants.

La troisième option serait qu'une grosse compagnie comme Amazon, Google, Kobo ou un nouvel entrant fournisse sa propre équipe de traducteurs (peut-être aidé par du logicil pour rendre leur travail économiquement acceptable), qui proposerait de traduire les livres vendus sur leur site. Ils pourraient ainsi augmenter le nombre de livres à destination du public international, et en conservant les traducteurs en interne, diminuer les risques liés aux traductions sur des oeuvres moins populaires.

En attendant, tout auteur ayant le possibilité de rendre disponible ses livres dans des langues comme le français, le japonais ou l'allemand pourra trouver avantage dans des marchés avec moins de concurrents.

Friday, October 12, 2012

The Unfinished Song (series) by Tara Maya

I discovered some time ago Tara Maya as a commenter on one of  J.A.Konrath blog posts.
I was at that time discovering self-publishing, and "Initiate" --the first in her "The Unfinished Song" series-- was one of the books that convinced me of Self-Publishing worth.




As you know if you follow my blog, I read mostly SF&F books, and let me say that "Initiate" (and its follow-ups) came as some fresh air in my reading world. I didn't know "Tribal Fantasy" could exist, and there it was.

As is my custom, I'll stay clear of the events in the series, especially since I'm reviewing  it all, but I will try and point out what I like about it and what I think are its shortcomings...

The point of view shifts between a set of people from distinct tribes, including and orbiting around Dindi, a young girl and dancer, and following her "coming of age". Yes, I know, "coming of age" stories abound, and this one could be lumped with the others, but the setting changes it all.

"Primal" here is the word, in a harsh world where people are organised in clans and tribes, big enough to do more than subsist, but not enough to let antagonists stay clear of each other. Civilization is there already, but still diverse as a mix of vaguely interlocked tribal civilizations, giving at each new encounter a new view of a multifaceted crystal.

If the society model where the only change from classical Fantasy, it would already be quite refreshing, but Tara Maya didn't stop there. Much more profound, and impregnating the story and characters, is magic. It's wild and primitive, savage, seductive as big cats, but as dangerous too. The whole plot turns around it, and has it express in every rainbow color, but not limited to it, with black and white doing their own complementary appearance.

Really refreshing, really intriguing and powerful story, with people we love to love and others we love to hate, but not missing any of the "in-betweens" either.

But unfortunately there are also some shortcomings.

First, and its only a matter of personal taste, it's riding straight along my personal "grittiness" edge. Not yet gritty enough to really bother me, but almost there.

Secondly, the series is in fact one long story arc, cut in a series of books, each one a little bit too "clear-cut", lacking some re-exposition at the start and closure at the end. And while cliff-hangers can be fun, there can be some time from episode's availability to the next, leaving you anxiously awaiting for the follow-up while letting fade memory of the previous one.

It also needs be told that as of today, only 5 of the planned 9 books are out, but Tara is working on keeping pumping them out.

Wing : Book Five, released on October the 12th


Shortcomings, yes, but not enough to have me dismiss the series, and still leaving it with Four full stars on my personal star-o-meter.

If you want to check it out, "Initiate" (Book One of the series) is free.

Edit : Forgot to say (full disclosure) that I received at least part of the series for Free from Tara Maya, following-up on her offers on her blog.

Wednesday, September 26, 2012

Micro-review : Quadruple Assassinat dans la Rue de la Morgue par Cecile Duquenne

Acheté dans le cadre de l'opération 200K de Bragelonne, mais si j'ai bien compris égalemet dispo par les édition Voy'el, le Quadruple Assassinat dans la Rue de la Morgue est une longue nouvelle (ou un court roman) mettant en scène un employé de la morgue et son ami vampire à la recherche du coupable du "quadruple assassinat".


Comme d'hab, je ne vais rien dévoiler, mais juste un petit mot pour dire que j'ai beaucoup apprécié la relation très trouble entre les deux personnages principaux, à chaque fois dans le doute dela sincérité de cette amitié où la volonté humaine peut être dépassée ou manipulée par le vampire.

Cet aspect très fin du livre reste plus de côté avec les autres rôles bien plus grossiers, plus taillés à la hache, mais dans l'ensemble de bonne facture.

Trois bonnes étoiles et demi, à la limite de quatre.

Thursday, September 20, 2012

Pauvres Calimeros... Amazon vs Le reste du monde


Ici et là, là aussi, et puis un peu plus loin... bref, un peu partout, je vois des gens se plaindre de l'omniprésence (omnipotence ?) d'Amazon sur le livre (numérique ou non). Ca me fait très mal de le dire, mais cette position de préséance qu'a Amazon sur le livre numérique est MERITEE. Amplement !

Je ne les soutiens pas, bien au contraire (Boycott total de ma part), mais c'est eux qui ont l'offre la mieux ficelée, la plus complète, la plus accessible etc.

Que ce soient les éditeurs, distributeurs ou concurrents, si ils veulent avoir des chances, il faudrait au moins faire aussi bien. Ce qui n'est pas gagné.

En France par exemple, la FNAC qu'a pas réussi à relayer l'opération 200K de Bragelonne (après avoir foiré celle des 100K) c'est non seulement un gros fail pour cette opération, mais aussi encore une fois la démonstration de défauts majeurs (et non corrigés depuis 6 mois).

Alors que les autres s'empêtrent dans les DRMs Adobe, Amazon rends les siens parfaitement transparents, ce qui est tout à fait ignoble ^^ mais contribue à l'accessibilité des ebooks achetés.

Alors que les autres relèguent les auto-publiés à la seconde zone, Amazon les met en avant et les chouchoute, avec pour effet l'augmentation de son catalogue, facteur différenciant face à la concurrence. Bien sûr, le programme "Select" (une des raisons de mon boycott), même si légal, est tout bonnement infect et amplifie la part prépondérante d'Amazon sur le marché, mais si les autres faisaient aussi bien, il serait tout bonnement inefficace.

C'est simple, les autres, au lieu de gémir de l'injustice de la prépondérance d'Amazon, relevez vos manches, et améliorez votre offre. Editeurs, c'est simple, déjà, supprimez les DRMs, qui renforcent la "barrière" autour des écosystème et rendent plus difficile les transferts d'un e-libraire à l'autre. E-libraires, rendez votre boutique attractive aux utilisateurs, par exemple en adoptant une plus grande flexibilité au niveau des DRMs (Marquage !). Accroissez votre catalogue, par exemple en attirant et mettant en avant petits éditeurs et auto-publieurs, en améliorant les recherches et métadonnées.

C'est simple, fini Calimero, on se sort le doigt ... et on se bouge !

Thursday, August 23, 2012

Invité Lecture : les LDVELH de chez Walrus par Cédric @fnacbookeur

Grande nouveauté aujourd'hui sur mon blog : j'ai un invité ! 
Nous avons, Cédric (@fnacbookeur sur twitter) et moi, en commun la lecture des trois LDVELH (livres don vous êtes le héros) de la collection "Rendez-vous au 14" chez Walrus, et avons constatés que nous avions des avis différents sur certains d'entre eux. J'ai proposé à Cédric donc d'écrire un petit résumé rapide de son expérience de lecture...
Le voici donc.


Passé à la lecture numérique depuis le Fnacbook, j'ai été intrigué quand j'ai vu qu'un éditeur voulait lancer
une collection "dont vous êtes les héros" en version numérique (souvenirs d'enfance!)
Voyant des réactions enthousiastes sur Twitter,je me suis lancé à mon tour!
J'ai opté en premier pour MENU CTHULHU de Neil JOMUNSI!
Et là,c'est le choc:
-humour "dévastateur" et univers loufoque
-trajets narratifs multiples permettant plusieurs lectures différentes
-un temps de divertissement intéressant par rapport aux nombres de 
pages
-un prix d'achat attractif (0,99€ ! )
Le tout avec le confort de la lecture en numérique (pas de pages cornées qui se décollent,de feuille de route à remplir, de points à compter etc...)

Du coup,je lis les autres livres de cette collection (LE VAISSEAU DU TEMPS et LA BIBLIOTHEQUE INFERNALE) et alors:
-impression de "fausse interactivité", on est souvent remis sur un "droit chemin"
-une fois le livre terminé, pas envie de le lire à nouveau pour une "partie différente"
-dépaysement moindre, je ne me suis pas autant senti transporté que dans MENU CTHULHU

CONCLUSION:
-aurais-je idéalisé mes souvenirs de livres "DONT VOUS ETES LE HEROS"? peut être...
-Je suis globalement déçu car la promesse ne me semble pas tenue
-Finalement,un format numérique bien optimisé pour des livres "Dont on est le héros" est un créneau qui reste à prendre?
Vivement d'autres tentatives alors!
-J'y réfléchirais à 2 fois avant d'acquérir à nouveau un livre
de cette collection...

Dernière précision: je n'ai payé que pour MENU CTHULHU.
Pour les autres,je les ai gagnés via un concours sur le site YouScribe, ce qui permet de relativiser ma déception!
Evidemment,ce n'est que mon avis.

(TheSFReader à nouveau)Merci Cédric pour ton retours !
Pour discussion, voici mes avis sur ces même livres : http://readingandraytracing.blogspot.fr/search/label/LDVELH
N'hesitez pas à nous faire part de vos commentaires et discussions !

Wednesday, August 22, 2012

Lectures : Rivegauchez-vous par Natacha Braque

J'ai découvert Natacha Braque aujourd'hui via twitter dans une interview au Nouvel Obs qui m'a tout de suite intéressée. Quel personnage que cette "autrice", quel cri d'alarme que son appel à sauvegarder la littérature parisienne à la seule place qu'elle puisse occuper : au centre de tout.



Très intéressé donc, j'ai voulu acheter le livre et me suis tourné vers le site de l'éditeur à la recherche d'une version numérique. Cette version numérique existe chez son éditeur(les Editions de l'Opportun) et dans toutes les bonnes crèmeries, au prix de 2,99€. Mais faites attention, suite à une erreur technique, elle est diffusée partout ailleurs que chez son éditeur avec des DRMs. J'ai contacté l'éditeur qui m'a confirmé le problème, m'a signalé qu'ils ne font aucuns DRMs, et que cette erreur technique sera réparée.
Dialogue rapide, sympa et décontracté, pas de DRMs ? Un éditeur ajouté sur ma Whitelist perso...

Sous la même forme que l'Indignez-vous de Stéphane Hessel (un "essai" d'une trentaine de pages environ), l'auteur (pastiche) décrit d'une plume élégante et vaniteuse toute la mesquinerie, les coups bas, l'égocentrisme, les conflits d'intérêts, les relations quasi-incestueuses et finalement le vide d'une communauté littéraire de la rive gauche parisienne que l'on ne peut qu'espérer éloignée de la réalité.

La caricature est dans l'ensemble bien construite, bien tournée et plutôt fine. J'ai juste eu un passage à vide au début du deuxième tiers dans une succession d'anecdotes sans intérêt, mais clairement postées là pour justement  dénoncer la vacuité de la réflexion et la démarche pseudo-littéraire de "l'autrice".

Moi qui adore le Roi des Editeurs (surtout dans sa version Twitter), il faut bien dire que j'ai bien aimé ce "Rivegauchez-Vous", auquel je mets direct 3 bonnes étoiles et demi.

Saturday, July 7, 2012

Lecture : Le Souffle d'Aoles

Jusqu'à récemment, je n'avais jamais reçu de demande explicite de faire une chronique de lecture d'un livre qu'on m'envoyait. J'ai eu souvent des "Service-Presse" (exemplaires gratuits) suite à mes demandes, ou des accès SP par des éditeurs que je connaissait, mais le message d'Alan Spade me demandant explicitement si j'étais intéressé par les deux volumes de sa série "Le Cycle d'Ardalia" était nouveau pour moi.

J'ai à vrai dire l'habitude de "piocher" ma lecture dans un tas, et cette proposition était assez nouvelle pour moi. Je lui ai donc répondu que j'acceptais de lire le premier, tout en le mettant en garde que je serais "sans pitié", et même ne garantissait aucune chronique.

Malgré mon mail épouvantail, il m'a envoyé le premier volume "Le Souffle d'Aoles". Et j'en ai fait la lecture.


Vous allez voir, l'intro est presque aussi longue que mon commentaire, désolé...

J'aime les livres qui dépaysent, et j'ai été servi. Si le parti-pris original de faire des héros presque (mais pas totalement) humains m'a surpris au départ, il s'est révélé tout à fait justifié par le choix de baser une part bien plus importante à d'autres sens que la vue. De même, les paysages grandioses, et sauvages, cette omniprésence de l'air et du vent ont tout fait pour me projeter dans un univers différent. L'action, fréquente mais pas trop, est bien menée et bien écrite, les personnages pas inintéressants. On sent que l'univers a été pensé et réfléchi...

Ce livre plutôt pour ados a tout ce qu'il faut, du début à la fin... sauf un détail : le personnage central est un peu fade. Jeune et impétueux, il aurait pu faire un nouveau "d'Artagnan". Sauf qu'il est constamment bridé, soit par ses mentors et alliés, soit par le "destin" qui ne le récompense pas dans ses initiatives. Si l'intrigue avance, c'est il me semble plus par les autres personnages que par lui-même. Je ne peut même pas dire qu'il est passif, il est moteur. C'est juste que ce n'est pas lui qui fixe la direction. Je pense que les ados (et moi) préféreront de manière générale un personnage plus "directif".

Heureusement, cette tendance s'estompe à la fin de ce premier volume, ce qui laisse présager un second bien meilleur. Pour autant, malgré tout les bons cotés de ce livre, je ne pense pas lire la suite.

Trois bonnes étoiles pour un livre honnête. Sans vraiment plus. Et une salutation à l'auteur pour le courage de passer outre mon mail "cerbère"...

Tuesday, June 12, 2012

Lecture : Conte du haut de mon crâne par Séverine Vidal/ Claire Fauché

Ca faisait un certain temps que je promettait de faire une chronique de lecture sur les livres de La Souris Qui Raconte, et cette dernière histoire finit de me donner le coup de pied au cul motivateur.


Chaque début de mois, conformément à la promesse que je lui ai faite l'année dernière, je donne accès à ma fille à un nouveau livre de La Souris Qui Raconte (LSQR après), que ce soit grâce à des bons de réductions ou un achat sur le site. Et bizarrement, à partir du 20, elle oublie avoir déjà eu son livre du mois, et essaie d'en négocier un autre...



J'ai également tenté d'obtenir quelques critiques de ma filles (sur ce livre ou d'autres) par d'habilles questions "Tu as préféré lequel ? Qu'est-ce que tu aimes dans ce livre ?", mais non, elle ne semble pas décidée à m'aider ou à apporter plus que ça. Mais en attendant, je peux vous dire qu'elle a aimé les 9 livres déjà achetés.



Que ce soit dit, le livre chroniqué aujourd'hui m'a été offert par La Souris Qui Raconte (LSQR après), suite à des tweets où j'expliquais justement cette promesse. Enfin, ce n'est pas celui-là spécialement qui a été offert, c'était un à choisir. Et Fillette a donc choisi "Conte du haut de mon crâne" par écrit par Séverine Vidal,dessiné par Claire Fauché et lu par Cécile Givernet.


Ce conte est conseillé à partir de 10 ans, et je doute que Fillette (6 ans) ait ressenti toute sa profondeur, mais elle l'a effectivement bien aimé. J'ai suivi et découvert le livre tout au long de sa lecture, avec une atmosphère lourde et mystérieuse, allégée par  les nombreuses interactions animées.


Peut-être parce que cette histoire m'a rappelé des émotions et malaises de mon adolescence (histoires familiales compliquées, dépression, séparation), peut-être parce qu'elle interroge et propose des pistes de réflexions, elle m'a plu, à moi, beaucoup. Pour autant, même si elle a résonné particulièrement en moi, je pense qu'elle est suffisamment universelle pour plaire à tous.


Il y a tout de même quelques détails sur lesquels le livre pourrait être amélioré. Comme d'habitude, le livre est lisible "seul", ou en activant sur chaque page la lecture audio du texte. Outre le fait qu'il faille à chaque page re-demander la lecture (sans intérêt à la longue), dans celui-ci le texte est découvert progressivement, au rythme de la narration. Mais en fait, le procédé technique utilisé découpe la phrase lue, donnant un effet "haché" à celle-ci. C'est très dommage...

En contrepartie, et par rapport à d'autres livres de LSQR "moins animés", les nombreuses animation (3-4 par page) sont très réussie.


Au final ce livre rate de peu les 5 étoiles. 4 et demi devront faire l'affaire.

Pour info, il est proposé en flash sur le site de LSQR et d'Immateriel, mais aussi (il me semble) en application pour les tablettes à pomme (Apple) ou à robot (Androïd).

Sunday, May 27, 2012

Lecture anglaise : Wool par Hugh Howey


Participation au Défi lire en anglais : I read in english.  
Reviewed for the "I read in english" challenge


De ce que j'en sais, Wool a commencé par une histoire courte qui, après avoir eu du succès sur le Kindle Store, a été complétée par quelques suites. Le livre que je chronique ici est la version  "Omnibus edition", qui contient (pour l'instant ?) 5 histoires, dont la longueur varie de courte à nouvelle.




Wool était il y a encore peu de temps en exclusivité chez Amazon, dans le programme Select, mais l'auteur a décidé de ne pas continuer, et il est maintenant disponible chez B&N, Apple et Amazon.


Hugh m'a aussi dit qu'il espérait aussi ajouter un canal de vente "direct" s'il en trouvait le temps, mais il me semble qu'il est "assez" occuppé en ce moment, entre la vente de ses droits à un éditeur anglais, à des producteurs de films, et un déménagement. En attendant, et comme je n'apprécie pas vraiment ces revendeurs, je ne donnerais pas de lien direct, mais s'ils ne VOUS dérangent pas, je vous conseille vraiment de tester ce livre.

Bon, attaquons le livre en lui-même.
Wool est une dystopie, dans un futur post-apocalyptique indéterminé. Les gens vivent dans un "Silo" souterrain, et ont développé leur propre culture sombre et oppressante, que nous découvrons au long des 5 livres. Encore une fois dans la chronique, je vais éviter de rentrer dans les détails afin de ne pas gâcher la lecture, mais laissez moi vous dire quelque chose que vous découvrirez de toute façon assez rapidement : l'auteur n'a pas peur de tuer ses personnages, même bien connus. Ceci participe bien sûr à la tension et pression de l'histoire, tenant le lecteur en haleine.

Concernant les personnages, le casting va du moche au méchant, au fou. Vous trouverez tout ceux auxquels vous vous attendrez dans cette Arche de Noé, à l'exception de Dieu, oublié depuis des centaines d'années. Chacun est aussi tranchant qu'une lame, celle d'un couteau bouffé par la mer, aussi rouillé et prêt à casser, tout en restant ayant conservé sa dangerosité.

Malgré cette atmosphère sombre et oppressante, le suspense m'a donné envie de continuer dans le livre, toujours à la découverte d'autres aspects de ce monde auto-contenu, et de ce qu'il se passe ensuite.

Dans l'ensemble, une lecture vraiment excellente, bien digne de 4 étoiles et demi.
Si vous n'avez pas peur de rentrer dans les recoins sombres d'une dystopie postabocalyptique dans un futur proche pas si improbable, je vous le recommande vraiment.
Et s'il vous plait, envisagez de l'acheter ailleurs que chez Amazon, afin de supporter l'auteur dans sa décision de délaisser l'exclusivité.

Edit : J'ai oublié de préciser que l'auteur me l'avait envoyé gracieusement.

Wednesday, May 23, 2012

Lecture : Pan-Amerikan Rally par Spike Bonham-Carter

Décidément, malgré quelques (une juste là) "mauvaises surprises", j'aime BEAUCOUP ce que fait le Morse (le Studio Walrus). Après avoir lu trois des "Rendez-vous au 14", j'ai vu ce billet, annonçant le rachat d'un fond de manuscrits de livres "Pulp" et la sortie traduite de deux premiers, et j'ai craqué et acheté  Pan-Amerikan Rally.


C'est quoi ce livre ? Je ne sais à vrai dire toujours pas.

Mais je peux vous dire que c'est cru, brut, brutal, sauvage, viril, gore... De l'outrance, complètement assumée, mais pourtant pas complètement gratuite. Si l'ambiance en avait été plus calme, je l'aurais classée parmi les dystopies, avec cette critique ouverte des systèmes et cette anticipation des dérives de ceux-ci.

Mais non, c'est trop ouvertement violent pour rentrer dans ce moule.

Je ne connais pas le livre original, mais ici, très clairement, le travail (détaillé dans un making-of) de mise en page numérique a vraiment été réglé aux petits oignons (et avec succès) pour donner toute sa dimension la plus Pulp-esque au texte. Je ne parlerais pas d'écrin, après tout on n'en n'a jamais vu pour un morceau de barbaque, mais oui, de mise en valeur...

De là à dire que c'est de la grande littérature, ou que ce texte restera dans les annales, que je le relirais tous les jours, non, certainement pas, mais une réussite, oui, en tous points, qui mérite pour moi 5 étoiles.





The Ninja Apprentice by Jon F. Merz

I've had my "Ninja" time, when I liked all Ninja things, especially shuriken and other . However, I didn't know that there were still Ninjutsu practitioners, until I found out John F. Merz. From his web-page, he's a 5th level black-belt practitioner.

I've already read a few of his "Lawson" vampire stories, which I would have rated 3.5 - 4 stars, had I taken the time to do so. So now that he's published a YA Ninja story: "The Ninja Apprentice", and since it's only available at B&N and Amazon (both places where I won't buy),  I asked him if he had a an alternative selling location. He very kindly sent me the book for free.



(Straight copy of the book's blurb) "Fourteen-year-old Jimmy Dolan has been shuffling from orphanage to orphanage since the sudden death of his parents, lost, and confused with a voice speaking in his head, until he is adopted by his "Aunt" V and thrown into a world where he must learn to fight to survive. 

On the run from an evil industrialist known as Kotogawa and his band of assassins, Jimmy flees the United States and heads to Japan where he learns that he is the last inheritor of a ninja family lineage. Tasked with finding nine sacred relics stolen from his family, Jimmy must learn the ways of the ancient  Matsuda-ryu ninja warriors, recover the relics and battle against Kotogawa, whose hatred for Jimmy's family runs back hundreds of years.

Only then will Jimmy be able to reclaim the honor of the Matsuda-ryu Ninja and become the head of his family. "

OK, I'll go straight to the point : the book was FUN, with plenty of action, some "teenager's romance", wonders and discovery... and a few chunks of Ninja techniques added to the mix. Easy to read, no great questions or interrogations, male young adults are clearly it's target, and the book hits it perfectly.

The actions scene are all quite detailed, with of course some martial arts involved, and even if I find them a little bit too frequent, I'm sure it'll please all the younger readers.

If that were not sufficient, the author has started a website which seems promising, if quite empty for the moment,  with some space for demonstration videos.

If I were a YA, I'd definitely rate it 5 stars, but I'm not anymore, so 4 stars will prove to be sufficient. I'll most probably also read the follow-ups (if I can them legally and not from Amazon too).


Tuesday, May 15, 2012

Le Vaisseau du temps par Cyril Amourette

Il n'y a pas longtemps, on m'a fait remarqué, à raison, qu'il serait aussi important de chroniquer également les livres que j'aime moins, et dans le fond, je suis plutôt d'accord. De fait, sur le principe même, une note ne sert pas à grand chose si l'on s'interdit de donner des valeurs basses.

Mais à vrai dire, pour le coup, je ne m'attendais pas à ce que ce soit ce livre qui ouvrirait la danse...



Suite à ma très bonne expérience avec les deux Livres Dont Vous Etes le Heros chez Walrus, dans la collection "Rendez-Vous au 14", c'est en toute confiance que j'ai acheté "Le Vaisseau du Temps", par Cyril Amourette.. Il faut le dire, et c'est un point sur lequel je ne suis absolument pas surpris, la réalisation est parfaite: Couverture, formatage, liens, illustrations, "titres de parties" etc. ça marche nickel. (accent allemand) Walrus Kwalität.

Ce livre est en fait la preuve (s'il en était besoin) que même si la réalisation se doit d'être exemplaire, elle n'est finalement que l'écrin dans lequel se présente le texte. Et si le texte ne plait pas...

Bon, vous le savez, j'aime la SF et le fantastique. Et ben là, j'ai eu du soucis sur les deux aspects du livre, avec un style un peu trop "spartiate" et sec à mon gout, ainsi que la "technique de narration LDVELH, qui m'a laissé l'impression d'être non seulement guidé sur un parcourt, mais presque attaché à des rails. Là ou Neil Jomunsi réussissait à emballer ses aventures dans une fluidité parfaite, ce que Cyrill Amourette a fait dans Le Vaisseau du Temps, c'est me mettre sur un rail qui m'emmène à l'abattoir.

A vrai dire, c'est peut-être un parti-pris de l'auteur, une intention manifeste visant justement à donner cette impression, auquel cas c'est parfaitement  réussi. Pour autant, et c'est là mon gout personnel qui parle, ça ne m'a pas accroché plus que ça. A ma première mort, relativement tôt dans le livre, j'ai hésité à revenir au paragraphe suivant. Un peu plus tard, je l'ai repris et ai avancé un peu...

Mais non, décidément, ça n'est pas passé. Je sais pertinemment que je ne suis pas arrivé à la fin, mais je pense pouvoir dire sans "trop" tricher qu'étant mort au moins quelques fois je peux considérer avoir "lu" le livre.

Quatre étoiles largement pour la réalisation, mais c'est avec un peu de regrets,que je mets deux étoiles toutes justes à ce livre.


Thursday, May 10, 2012

Réveil !

Allez les gars, il est temps de se réveiller ! Le temps change, c'est le printemps, les jours se rallongent, il est temps de sortir de l'hibernation maintenant !

Une petite indication de ce qui a changé pendant l'hiver ? Le livre numérique est enfin arrivé dans les chaumières, déposé au pied des cheminées par un père noël un peu spécial : Amazon.

L'avènement des EBooks en France


Oui, je sais, je suis de mauvaise foi, les ebooks étaient déjà là l'année dernière, et même moi, comparé à d'autre, avec mes deux petites années d'expérience je suis loin d'être un précurseur en la matière. Mais il faut le dire clairement, de mon point de vue, c'est bien Amazon qui a déclenché en décembre l'ouverture du marché en France.

Avant leur bras de fer serré avec les gros éditeurs, ceux-ci ne mettaient à disposition que le minimum (voir moins) en numérique. Il faut bien dire ce qui est, même si la situation n'est pas encore terrible, elle était à ce moment là tout simplement calamiteuse.

Non, sérieux, qui a cru un jour que le FnacBook ou le Oyo aurait un quelconque attrait pour les lecteurs ? Pendant ce temps là, de l'autre côté de l'Atlantique, le Kindle était exemplaire, le Nook au moins honnête, le Kobo tout à fait correct.
Oui, je ne parle pas du Sony, des Cybook etc. Mais le fait est que ce qui marche ce n'est pas tant le matériel (quoique...) que l'écosystème. Et nos écosystèmes Fnac ou France Loisir étaient tout juste acceptables.

La faute n'est pas entièrement chez les e-libraires, ne nous y trompons pas, mais aussi chez les éditeurs, qui ont préféré jouer la montre (et essayé de mettre un maximum d'économies dans leur bas de laine) en repoussant au plus tard l'ouverture de leur catalogue au numérique, plutôt qu'aider une alternative à Amazon à se créer. Pourtant, ils avaient l'exemple parfait aux US de la puissance de feu d'Amazon, d'autant plus qu'ils font pour la plupart partie des même groupes que les éditeurs US !

A Noël, c'est bien simple, faute de masse critique en France, les e-libraires ont dû accepter d'accueillir les partenaires américains pour avoir l'air un minimum sérieux, les éditeurs ont tout juste eu le temps de sauver quelques meubles en forçant le Prix Unique du Livre Numérique, et ont fini par ouvrir leur catalogue, juste à temps pour que ce soit Amazon qui prenne la place.

Mais pourquoi il s'énerve lui, là ?

Je ne m'énerve pas, je m'exprime... Non, sérieux, je suis surtout frustré qu'on n'ait pas réussi à faire autre-chose que préparer le terrain aux géants américains, alors que justement on savait comment ça se passait là bas.

Attention, ce n'est pas par bête protectionnisme que je m'en "prends" aux géants américains, mais parce que je considère (très libéralement d'ailleurs) qu'en ce qui concerne le livre électronique, la compétition est l'amie du marché et du progrès, d'une plus grande accessibilité à la culture et au savoir. Et je pense qu'ouvrir grande les portes de notre marché c'est entre autre abandonner une partie de cette compétition au profit des plus gros.

Le réseau s'est mis en place, certains éditeurs pure-players ont été créés et ont commencé à produire, à se structurer juste ce qu'il faut, juste à temps pour que les américains viennent récolter ce qu'on avait semé.

Si seulement ils nous prenaient aussi les bonnes idées (Watermarking par exemple), Ben non, ils en restent aux DRMs tout ce qu'il y a de plus con.

Si seulement ils faisaient au moins aussi bien que de l'autre côté ! Ben non, on a une version allégée (pas d'affichage des DRMs, pas tous les modèles de liseuses , pas tous les catalogues ...).

Si ils continuent de progresser en France, ils pourront nous imposer leur manière de faire sans qu'on puisse vraiment réagir.

Et le plus frustrant dans tout ça c'est que les moyens de faire quelque chose de bien sont déjà présents !

Il y a quand même des trucs qui résistent, des structures qui fonctionnent, et qui pourront peut-être se mobiliser pour conserver un minimum de compétition sur le marché francophone. 
- des auteurs, créatifs, codeurs etc. tout à fait passionnés et compétents, 
- des maisons d'éditions, petites, moyennes ou grandes, papier ou pure-players, qui finalement sont les plus grandes pourvoyeuses de livres.
- un réseau de distributeurs intermédiaires vaillant et valeureux.
- des e-libraires alternatifs, avec des stratégies d'ouvertures et du matériel largement honnête.



Il est temps que tout ce petit monde réagisse avant de se faire étouffer et de laisser la compétition (et la direction des opérations) aux mastodontes. 


Réagissez, Bordel !!

C'est simple, pour résister à leur entrée, il faut lever votre  niveau, et faire au moins aussi bien qu'eux. Ils ne veulent pas apprendre de vous ? Apprenez d'eux.

1) Tant que des DRMs sont imposés par les éditeurs, il faut TOUT faire pour qu'ils aussi discrets que possible, sans pour autant qu'ils complètement  invisibles. Il ne faut pas de bugs à la c** pour empêcher Tata Ginette de lire le dernier Le Clezio.

2) Ouvrez les commentaires aux gens qui n'ont pas acheté les livres sur vos e-librairies ! Une des forces d'Amazon, c'est son système de recommandation, bien sûr, mais aussi le grand nombre de commentaires et notes sur les achats. Bien sûr, ça mène à certains abus, mais c'est aussi un incroyable moyen de découvertes et de prescription.

3) Contrairement à ce que fait Amazon, faites STANDARD. Proposez des services Et si ça veut dire aussi communiquer et se mettre d'accord sur des standards d'échange avec les concurrents, pourquoi pas ?

4) Continuez ce qui est bien : le Watermarking par exemple, la recherche par facette, les choix éditoriaux audacieux, la preuve par la qualité d'un savoir faire en codage, formattage etc.

5) Allez, du nettoyage dans les métadonnées ! Plus de "non-fiction" dans la SF, de SF dans le Fantasy, de Bit-Lit dans la littérature blanche... Il faut que les lecteurs puissent trouver ce qu'ils cherchent, et aussi ce qu'ils ne cherchent pas !

6) E-Libraires et distributeurs, ouvrez les canaux à l'auto-publication ! Les auto-publieurs, c'est le "coin" qu'utilise Amazon pour faire pression sur les éditeurs, pour faire baisser les prix, pour accroître son catalogue plus que les concurrents. C'est un formidable élément différenciant. Ne vous y trompez pas, si Amazon chouchoute ses auto-publieurs, ce n'est pas par bonté d'âme, mais bien parce qu'ils savent que c'est de l'or qui rentre, certaines catégories de lecteurs qui trouvent un choix qu'ils n'attendaient plus de l'édition classique.

7) Facilitez l'expérience !! L'achat en 1 click d'Amazon, l'extrait de 20% et l'achat proposé automatiquement vers le livre complet, ca donne aux lecteurs l'occasion de tester un livre avant de l'acheter. Et si ce n'est pas ce livre qu'ils achètent, ce sera un autre, et c'est pas grave! C'est de l'argent qui rentre dans l'économie des ebooks !  

Je suis sur que j'oublie un paquet d'autres points sur lesquels vous avez intérêt (et nous lecteurs par extension) à vous améliorer, si vous ne voulez pas vous faire manger tout cru !

Edit : On me dit dans mon oreillette que mes solutions ne sont pas forcément toutes bonnes, ou que d'autres stratégies sont possibles voire meilleures. Je suis parfaitement prêt à l'admettre. Et à moins qu'elles soient "confidentielles, n'hésitez pas à les partager ! Mais là n'est pas en fait le but de mon billet. Celui-ci peut se résumer en fait à la phrase de conclusion suivante :

Allez, il est encore temps de se réveiller !! On y va les gars !!! Réveil !!!!!




Sunday, May 6, 2012

Lecture Anglaise : The Emperor's Edge par/by Lindsay Buroker

Participation au Défi lire en anglais : I read in english.  
Reviewed for the "I read in english" challenge


Chronique de lecture bilingue, anglais d'abord, française ensuite.
Bilangual review, English First, French next


English



I downloaded from Smashwords some time ago The Emperor's Edge by Lindsay Buroker, if I remember correctly based on it's low price (free), and good reviews. At the same time, on twitter, I've been following a certain @GoblinWriter, whose blog post I found quite interesting. While The Emperor's Edge had been sitting on my ereader without being read, as soon as I found out that @GoblinWriter was indeed Lindsay Buroker, I started the read.



And glad was I, to have opened the book. The story is quite simple : Amaranthe Lokdon, a bottom level law enforcer (cop), and female at that, is sent to kill Sicarius the Assassin. While following her mission, she stumbles upon a scheme against the emperor. And just like that, finds herself outlawed. Saving the emperor will prove a difficult challenge to her and the team of ruffians she assembles...

The story is well written, with lots of witty and humorous situations and dialogues. Action doesn't miss either.
The gallery of characters is well depicted, and I had great pleasure getting to know them and see their by-plays. The setting, more "late Renaissance" than Steampunk,  is interesting too, with some magic to boot.

All in all, a good book, clearly not (for me) worth 5 stars, but well worth not only the time reading, but also buying the three follow-up books ($5 each).

4 good stars for this ebook. Gladly.



French

J'ai téléchargé The Emperor's Edge par Lindsay Buroker il y a quelques temps, si je me souvoens bien à partir de ses bonnes critiques et faible prix (gratuit). A peu près en même temps, je me suis mis à suivre les tweets de @GoblinWriter, dont je trouvais les billets assez intéressant. Mais ce n'est que lorsque je me suis rendu compte que GoblinWriter était Lindsay Buroker que j'ai ressorti The Emperor's Edge de ma pile de lecture et l'ai démarré.






Et grand bien m'en a pris. L'histoire est assez simple : Amaranthe Lokdon, un agent de l'ordre , non seulement pas gradée pour un sous, mais une femme en plus, est envoyée tuer Sicarius l'Assassin. Au cours de sa mission, elle trébuche sur un complot contre l'Empereur. Et la voilà d'un coup hors la loi. Sauver l'empereur va se révéler un défi difficile à surponter, pour elle et la bande de voyous qu'elle assemble.

L'histoire est bien écrite, avec bon nombres de situations et dialogues pleins d'esprit et d'humour. L'action ne maque pas non plus. La gallerie de personnage est bien décrite, et j'ai eu grand plaisir à apprendre à les connaitre et voir leurs interactions. Le contexte, sans doute plus "fin renaissance" agrémentée de magie que Steampunk, est intéressante aussi.

Dans l'ensemble un bon livre, ne clairement pas 5 étoiles, mais valant largement non seulement le temps de sa lecture, mais aussi l'achat immédiat de ses 5 suites.

4 bonnes étoiles pour ce livre.

Sunday, April 29, 2012

Menu Cthulhu par Neil Jomunsi

Suite à ma lecture de La Bibliothèque Infernale, l'achat immédiat de Menu Cthulhu s'est imposé à moi comme une évidence, et j'ai pu profiter d'un petit voyage en train pour le lire.


Comme la description l'indique,  Menu Cthulhu est un texte assez court, et du fait de la classique navigation des Livres Dont Vous Etes Le Héros, on arrive très vite au bout de la première lecture, et la première mort associée. Mais la force de ce Menu Cthulhu, c'est qu'en faisant les choix différent, on tombe sur des changements souvent inattendus, que ce soit au niveau des évènements ou des personnages.

Du coup, alors que dans un LDVELH plus long,on n'aura pas forcément envie de repartir du début, dans celui-ci, on va plus facilement être tenté de découvrir l'ensemble des branches. Malgré ce parcours intensif de l'ensemble, il faut bien tout de même dire que la lecture reste courte. Bonne, mais courte.

Une lecture très agréables, pleine de surprises, pour les Geeks amateurs de Cthulhu comme pour les autres.
Et à ce prix (0.99€), AUCUNE raison de se priver.

Quatre étoiles toutes tranquilles.

Saturday, April 28, 2012

Lecture anglaise: Goblin War par Jim C. Hines

Participation au Défi lire en anglais : I read in english.  
Reviewed for the "I read in english" challenge

Ce livre est le troisième de la "Série Gobelin" par  Jim C. Hines. Mes chers lecteurs français, veuillez noter que les deux premiers (mais apparemment pas celui-ci) sont disponibles en français (et en papier), ainsi que ses trois livres "Princesse".


Avec John Scalzi, C.J. Cherryh et Jacqueline Carey, Jim est un des rares auteurs publié traditionnellement dolnt je suis le blog régulilèrement, ce que je vous conseille aussi d'ailleurs. Sur touts les thèmes, de Complètement Loufoque, à Personnel, à militant,ce qui ressort de des billets semble être un grand homme.

Mais vous n'êtes pas là pour parler d'un homme, mais d'un livre.




La série de Jig le Gobelin concerne... Vous avez deviné ! Jig le Gobelin bien sûr ! Si vous ne le connaissez pas, laissez moi vous présenter le plus anti-héros de tous les anti-héros ! Peureux, traitre, déloyal, myope comme une taupe, Jig est tout ce qu'un gobelin se doit d'être, à la notable exception qu'il est encore plus malingre que ses congénères. Mais ce qui lui manque en muscle, il le compense par son astuce et la profonde conscience de ses limites. Et clairement sa déloyauté a des limites, vu le soin qu'il prend de Smudge, l'araignée de feu, le seul "ami" et parfois arme, de Jig.

Dans le premier livre, Jig a dû aider des aventuriers à tuer un dragon, dans la seconde il a du se débarrasser d'une entière colonie de lutins, mais cette troisième aventure  atteint la toute nouvelle dimension de l'Epic Fantasy !! Désormais plus limité aux sombres recoins des cavernes, Jig doit sortir aider l'un des Dieux Oubliés contre Son ancienne amour, la déesse Isa des Vents d'Hiver. Des armées de monteurs de loups, des orcs des kobolds contre humains et elfes, trahison et interventions divines... Jig n'arrive jamais à fuir assez loin de tout ça.

Humour à foison, aventure, un très beau panel de personnages... comme les deux livres précédents, j'ai beaucoup aimé ce livre. Son seul problème ? : Vendu par l'éditeur avec des DRMS !! BEUUURK !

Malgré cette infamie, 4 belles étoiles pour moi.

Oh, et si vous voulez goûter l'eau avant de vous lancer, vous pouvez essayer les deux recueils d'histoireds courtes de Jim : Goblin Tales  où vous pourrez découvrir l'univers de Jig, et The Kitemaster : d'autres histoires, cette fois si dé-corrélées, mais très bonnes également.

Et si vous n'êtes toujours pas sûrs, vous pouvez aussi  demander à un gobelin...