Bonne année ! Meilleurs voeux !
Bon, c'est dit, c'est fait, et c'était du fond du coeur, mais vous n'êtes pas là pour ça :-)
Dans mon précedent billet je parlais du marquage comme alternative aux DRMs, mais n'en disais pas grand chose, alors voici quelques détails sur ce que ce terme recouvre lorsqe j'en parle. A noter que d'autres appellent ce type de procédés des DRMs sociaux.
Pour moi, et dans CE contexte précis, le "Marquage" est une technique permettant en modifiant un contenu numérique, d'y apposer des informations non intrusives, relatives au circuit de vente, allant jusqu'à l'acte d'achat et au client, ces informations devant être de préférence non triviales à supprimer. Le but principal est pour le revendeur et/ou les ayant droits de lutter contre la "contrefaçon" ou la recopie à outrance.
On peut noter plusieurs caractéristiques :
Visibilité :
On peut soit rendre le marquage visible, soit invisible. La solution adoptée par Immateriel (qui est la plus courante sur le marché Français) est de rendre au moins en partie visible ce marquage, ce qui a au moins un avantage : il indique de façon claire à l'acquereur de bonne fois que l'"exemplaire qui lui a été confié" l'a été à titre personnel et non pas au profit d'une communauté indéterminée. Ce choix pour autant peut avoir des effets "nocifs" sur l'expérience de lecture, comme c'est le cas par exemple lorsque les indications visibles se retrouvent en début/fin de chaque chapitre, d'autant plus si elles nuisent à la mise en page.
Pour ma part, je serais pour une plus faible visibilité, sans doute restreinte au début et/ou à la fin du livre. Ceci n'empêchant pas, bien entendu, des marquages invisibles dans le corps du texte. Dans tous les cas, la partie visible aurait l'effet "dissuasif" escompté, alors que la partie invisible permettrait de retracer si nécessaire la source d'une "fuite".
Technique :
Tous comme les DRMs, le marquage est faillible, c'est pour quoi j'indiquais que le but n'était pas nécessairement d'être inviolable, mais non trivial à supprimer. On peut noter toutefois plusieurs avantages sur les DRMs : S'ils sont non intrusifs, les "hackers" auront moins de motivation à les cracker, ils seront donc sans doute plus pérennes dans le temps.
D'autre part, alors que les DRMs imposent au revendeur de fournir au lecteur la "clé" pour lire les fichiers (sinon, ceux-ci sont tout simplement illisibles), rien n'impose au revendeur de livres "marqués" de signifier une clé au lecteur, ce qui "renforce" donc sa position.
Problèmes en cas de divulgation non intentionnelle:
C'est ici, selon moi, le gros point faible du marquage : en cas de diffusion non intentionnelle ou mal contrôlée, le lecteur peut être mis en cause pour des faits qui ne sont pas de sa responsabilité directe. Par exemple, si j'oublie ma liseuse dans le métro, mon premier réflexe ne sera pas forcément d'aller le déclarer comme perdu, alors que ce serait ma seule preuve de bonne fois en cas de diffusion des livres qui s'y trouvent par les "acquereurs" de celle-ci.
Pas chez les "mamouths" de la distribution:
Et oui, comme je le disais dans le billet précédent, ces mesures de "protection" ne sont disponibles que chez les "petits" e-libraires (+ Virgin/Bookeen) ... Alors si vous les préférez aux DRMs, soutenez les petits, et réclamez les aux gros !!
Et vous, alors qu'en pensez vous ?
PS : Editeurs qui publiez "marqué" chez Immateriel, ne serait-il pas envisageable que vous leur demandiez un marquage moins "intrusif" que celui qui se fait chaque chapitre ? Je crois que les livres Bragelonne sont marqués moins visiblement, et c'est nettement plus agréable !
Welcome to the E-Reading and RayTracing Blog. This blog covers my reactions, thoughts and discoveries about my two hobbies (Science Fiction Reading, and Real-Time Ray-Tracing), but may also possibly contain my ramblings on other subjects ... Posts may be in French or English, depending on the content...
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Monday, January 2, 2012
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