Showing posts with label France. Show all posts
Showing posts with label France. Show all posts

Saturday, July 7, 2012

Lecture : Le Souffle d'Aoles

Jusqu'à récemment, je n'avais jamais reçu de demande explicite de faire une chronique de lecture d'un livre qu'on m'envoyait. J'ai eu souvent des "Service-Presse" (exemplaires gratuits) suite à mes demandes, ou des accès SP par des éditeurs que je connaissait, mais le message d'Alan Spade me demandant explicitement si j'étais intéressé par les deux volumes de sa série "Le Cycle d'Ardalia" était nouveau pour moi.

J'ai à vrai dire l'habitude de "piocher" ma lecture dans un tas, et cette proposition était assez nouvelle pour moi. Je lui ai donc répondu que j'acceptais de lire le premier, tout en le mettant en garde que je serais "sans pitié", et même ne garantissait aucune chronique.

Malgré mon mail épouvantail, il m'a envoyé le premier volume "Le Souffle d'Aoles". Et j'en ai fait la lecture.


Vous allez voir, l'intro est presque aussi longue que mon commentaire, désolé...

J'aime les livres qui dépaysent, et j'ai été servi. Si le parti-pris original de faire des héros presque (mais pas totalement) humains m'a surpris au départ, il s'est révélé tout à fait justifié par le choix de baser une part bien plus importante à d'autres sens que la vue. De même, les paysages grandioses, et sauvages, cette omniprésence de l'air et du vent ont tout fait pour me projeter dans un univers différent. L'action, fréquente mais pas trop, est bien menée et bien écrite, les personnages pas inintéressants. On sent que l'univers a été pensé et réfléchi...

Ce livre plutôt pour ados a tout ce qu'il faut, du début à la fin... sauf un détail : le personnage central est un peu fade. Jeune et impétueux, il aurait pu faire un nouveau "d'Artagnan". Sauf qu'il est constamment bridé, soit par ses mentors et alliés, soit par le "destin" qui ne le récompense pas dans ses initiatives. Si l'intrigue avance, c'est il me semble plus par les autres personnages que par lui-même. Je ne peut même pas dire qu'il est passif, il est moteur. C'est juste que ce n'est pas lui qui fixe la direction. Je pense que les ados (et moi) préféreront de manière générale un personnage plus "directif".

Heureusement, cette tendance s'estompe à la fin de ce premier volume, ce qui laisse présager un second bien meilleur. Pour autant, malgré tout les bons cotés de ce livre, je ne pense pas lire la suite.

Trois bonnes étoiles pour un livre honnête. Sans vraiment plus. Et une salutation à l'auteur pour le courage de passer outre mon mail "cerbère"...

Saturday, June 16, 2012

Fier d'être machiavélique...

Quand mes commentaires sont repris, c'est suffisamment rare pour le remarquer, alors quand c'est un spécialiste reconnu qui le fait de manière explicite, comme Calimaq dans son billet Machiavel au pays de Beaumarchais, je suis aux anges !

Dans ce billet, où il reprend celui "source" publié chez Owni, ainsi que certains commentaires choisis, il fait part de l'inquiétante interaction entre la loi "oeuvres indisponibles" et les accords avec Google suite à la numérisation jusque là non-autorisée qu'ils avaient effectués des fonds bibliothécaires.

On m'a fait remarquer que pousser jusqu'au bout ce genre de raisonnement en public, en l'occurrence se faire pour ainsi dire l'avocat du diable, pourrait donner des idées à nos amis éditeurs. A mon avis, ils ont eu le temps de pousser encore plus loin, de vérifier avec leurs services juridiques jusqu'où et quand ils peuvent aller, et sont déjà en train de re-vérifier à la loupe le moindre petit bout de contrat. Et à vrai dire, ils auraient tort de s'en priver.

J'ai en cours de rédaction un billet qu'il me faudra mettre en ligne rapidement pour expliquer comment parer ce genre de manoeuvres... Mais en attendant, ce soir j'ai l'impression ce soir d'avoir reçu le badge des castors-juniors qui me manquait !!! Je suis fier comme Artaban !

Allez, c'est la fête !! Je vous invite tous chez lui !!! ou ici d'ailleurs !

Friday, June 15, 2012

Les éditeurs français ne sont pas des boulets


Dans son blog, Coffee décrit la situation de la disponibilité et du prix des ebooks en France, concernant surtout l'offre proposée par les "Grands éditeurs", et qui inclue donc la plupart des écrivains ayant pignon sur rue.

Je vous invite bien sûr à aller lire son billet.

Mais en fait, il est clair pour moi que non, les éditeurs ne SONT PAS des boulets. Comme on le sait, les gens qui sont à la tête des groupes d'édition ne sont pas nés de la dernière pluie, et s'il est plus facile d'imputer nos constats à un manque de vision, il est plus probable qu'au contraire la stratégie des éditeurs soit tout à fait réfléchie.

Le fait est que le livre numérique est une révolution mettant en cause le modèle économique de l'édition, qui s'est mis en position de force face aux autres acteurs (auteurs, libraires, lecteurs) grâce à la matérialité du livre papier : production, logistique, diffusion, distribution. Le fait est qu'encore par ces politiques tarifaires que Coffe dénonce, ils continuent de retarder au maximum le numérique.

Ce retard n'est pas de leur fait uniquement, il faut bien le dire : Si la plupart des contrats récents incluent des clauses spécifiques liées aux ebooks, les éditeurs n'ont pas forcément les droits sur toute la production. D'ailleurs, il est possible que derrière les rideaux, des tractations se passent, auteur par auteur, pour négocier les droits numériques, ce qui retarde d'autant l'exploitation.

Pour autant, et malgré ces obstacles au passage numérique, je ne suis pas sûr qu'effectivement, les éditeurs soient mécontents de ce genre de pretextes ou retards : Tant que le numérique n'a pas définitivement décollé, ils peuvent continuer d'engranger les bénéfices sur le papier, augmentés des recettes liées au numérique et sur-payées par les quelques lecteurs trop honnêtes pour aller voir de l'autre côté de la légalité ou trop occupés pour chercher chez les éditeurs et auteurs "indépendants".

Ajoutez à celà le fait qu'un marché numérique faible leur permet également d'enfumer les auteurs : "Vous voyez, le numérique ça ne paie pas. Alors vous pouvez signer ce petit avenant. Ayez confiannnnnnceeeeeeeee. Donnez nous votre précieeuuuuuux."
( http://readingandraytracing.blogspot.com/2012/04/reedition-inequitables-droits-du-livre.html )

Et sans vouloir présumer d'une quelconque malhonnêteté  des éditeurs français, je me permet de souligner un lien de parenté fréquent avec les maisons d'éditions américaines, sur lesquelles planent de graves soupçons de mauvais compte-rendu des ventes numériques *.

Ne vous inquiétez pas pour eux. Une fois qu'ils auront rempli leur coffre-forts d'avenants avantageux pour eux et des droits sur les oeuvres indisponibles (http://scinfolex.wordpress.com/2012/02/19/oeuvres-orphelines-une-conclusion-en-forme-de-trompe-loeil-legislatif-et-les-consequences-a-en-tirer/),   complétés par les oeuvres numérisées par Google ( http://owni.fr/2012/06/13/la-part-dombre-de-google-livres/ ), ils attendront le moment idéal pour pousser au tout numérique, se délestant du poids mort papier et des syndicats d'imprimeurs par la même occasion. Quand aux libraires ...

Les actionnaires vont être HEUREUX !!

*J'avais repris sur mon blog un billet de Kristine Kathryn Rusch sur le sujet, mais voici l'original  http://kriswrites.com/2012/05/02/the-business-rusch-royalty-statement-update-2012/. Maintenant que son site est revenu, je vous encourage d'ailleurs  si vous comprenez l'anglais à le suivre...

edit: pour ajouter la mention aux rapports de vente pas forcément à jour. 



Thursday, May 10, 2012

Réveil !

Allez les gars, il est temps de se réveiller ! Le temps change, c'est le printemps, les jours se rallongent, il est temps de sortir de l'hibernation maintenant !

Une petite indication de ce qui a changé pendant l'hiver ? Le livre numérique est enfin arrivé dans les chaumières, déposé au pied des cheminées par un père noël un peu spécial : Amazon.

L'avènement des EBooks en France


Oui, je sais, je suis de mauvaise foi, les ebooks étaient déjà là l'année dernière, et même moi, comparé à d'autre, avec mes deux petites années d'expérience je suis loin d'être un précurseur en la matière. Mais il faut le dire clairement, de mon point de vue, c'est bien Amazon qui a déclenché en décembre l'ouverture du marché en France.

Avant leur bras de fer serré avec les gros éditeurs, ceux-ci ne mettaient à disposition que le minimum (voir moins) en numérique. Il faut bien dire ce qui est, même si la situation n'est pas encore terrible, elle était à ce moment là tout simplement calamiteuse.

Non, sérieux, qui a cru un jour que le FnacBook ou le Oyo aurait un quelconque attrait pour les lecteurs ? Pendant ce temps là, de l'autre côté de l'Atlantique, le Kindle était exemplaire, le Nook au moins honnête, le Kobo tout à fait correct.
Oui, je ne parle pas du Sony, des Cybook etc. Mais le fait est que ce qui marche ce n'est pas tant le matériel (quoique...) que l'écosystème. Et nos écosystèmes Fnac ou France Loisir étaient tout juste acceptables.

La faute n'est pas entièrement chez les e-libraires, ne nous y trompons pas, mais aussi chez les éditeurs, qui ont préféré jouer la montre (et essayé de mettre un maximum d'économies dans leur bas de laine) en repoussant au plus tard l'ouverture de leur catalogue au numérique, plutôt qu'aider une alternative à Amazon à se créer. Pourtant, ils avaient l'exemple parfait aux US de la puissance de feu d'Amazon, d'autant plus qu'ils font pour la plupart partie des même groupes que les éditeurs US !

A Noël, c'est bien simple, faute de masse critique en France, les e-libraires ont dû accepter d'accueillir les partenaires américains pour avoir l'air un minimum sérieux, les éditeurs ont tout juste eu le temps de sauver quelques meubles en forçant le Prix Unique du Livre Numérique, et ont fini par ouvrir leur catalogue, juste à temps pour que ce soit Amazon qui prenne la place.

Mais pourquoi il s'énerve lui, là ?

Je ne m'énerve pas, je m'exprime... Non, sérieux, je suis surtout frustré qu'on n'ait pas réussi à faire autre-chose que préparer le terrain aux géants américains, alors que justement on savait comment ça se passait là bas.

Attention, ce n'est pas par bête protectionnisme que je m'en "prends" aux géants américains, mais parce que je considère (très libéralement d'ailleurs) qu'en ce qui concerne le livre électronique, la compétition est l'amie du marché et du progrès, d'une plus grande accessibilité à la culture et au savoir. Et je pense qu'ouvrir grande les portes de notre marché c'est entre autre abandonner une partie de cette compétition au profit des plus gros.

Le réseau s'est mis en place, certains éditeurs pure-players ont été créés et ont commencé à produire, à se structurer juste ce qu'il faut, juste à temps pour que les américains viennent récolter ce qu'on avait semé.

Si seulement ils nous prenaient aussi les bonnes idées (Watermarking par exemple), Ben non, ils en restent aux DRMs tout ce qu'il y a de plus con.

Si seulement ils faisaient au moins aussi bien que de l'autre côté ! Ben non, on a une version allégée (pas d'affichage des DRMs, pas tous les modèles de liseuses , pas tous les catalogues ...).

Si ils continuent de progresser en France, ils pourront nous imposer leur manière de faire sans qu'on puisse vraiment réagir.

Et le plus frustrant dans tout ça c'est que les moyens de faire quelque chose de bien sont déjà présents !

Il y a quand même des trucs qui résistent, des structures qui fonctionnent, et qui pourront peut-être se mobiliser pour conserver un minimum de compétition sur le marché francophone. 
- des auteurs, créatifs, codeurs etc. tout à fait passionnés et compétents, 
- des maisons d'éditions, petites, moyennes ou grandes, papier ou pure-players, qui finalement sont les plus grandes pourvoyeuses de livres.
- un réseau de distributeurs intermédiaires vaillant et valeureux.
- des e-libraires alternatifs, avec des stratégies d'ouvertures et du matériel largement honnête.



Il est temps que tout ce petit monde réagisse avant de se faire étouffer et de laisser la compétition (et la direction des opérations) aux mastodontes. 


Réagissez, Bordel !!

C'est simple, pour résister à leur entrée, il faut lever votre  niveau, et faire au moins aussi bien qu'eux. Ils ne veulent pas apprendre de vous ? Apprenez d'eux.

1) Tant que des DRMs sont imposés par les éditeurs, il faut TOUT faire pour qu'ils aussi discrets que possible, sans pour autant qu'ils complètement  invisibles. Il ne faut pas de bugs à la c** pour empêcher Tata Ginette de lire le dernier Le Clezio.

2) Ouvrez les commentaires aux gens qui n'ont pas acheté les livres sur vos e-librairies ! Une des forces d'Amazon, c'est son système de recommandation, bien sûr, mais aussi le grand nombre de commentaires et notes sur les achats. Bien sûr, ça mène à certains abus, mais c'est aussi un incroyable moyen de découvertes et de prescription.

3) Contrairement à ce que fait Amazon, faites STANDARD. Proposez des services Et si ça veut dire aussi communiquer et se mettre d'accord sur des standards d'échange avec les concurrents, pourquoi pas ?

4) Continuez ce qui est bien : le Watermarking par exemple, la recherche par facette, les choix éditoriaux audacieux, la preuve par la qualité d'un savoir faire en codage, formattage etc.

5) Allez, du nettoyage dans les métadonnées ! Plus de "non-fiction" dans la SF, de SF dans le Fantasy, de Bit-Lit dans la littérature blanche... Il faut que les lecteurs puissent trouver ce qu'ils cherchent, et aussi ce qu'ils ne cherchent pas !

6) E-Libraires et distributeurs, ouvrez les canaux à l'auto-publication ! Les auto-publieurs, c'est le "coin" qu'utilise Amazon pour faire pression sur les éditeurs, pour faire baisser les prix, pour accroître son catalogue plus que les concurrents. C'est un formidable élément différenciant. Ne vous y trompez pas, si Amazon chouchoute ses auto-publieurs, ce n'est pas par bonté d'âme, mais bien parce qu'ils savent que c'est de l'or qui rentre, certaines catégories de lecteurs qui trouvent un choix qu'ils n'attendaient plus de l'édition classique.

7) Facilitez l'expérience !! L'achat en 1 click d'Amazon, l'extrait de 20% et l'achat proposé automatiquement vers le livre complet, ca donne aux lecteurs l'occasion de tester un livre avant de l'acheter. Et si ce n'est pas ce livre qu'ils achètent, ce sera un autre, et c'est pas grave! C'est de l'argent qui rentre dans l'économie des ebooks !  

Je suis sur que j'oublie un paquet d'autres points sur lesquels vous avez intérêt (et nous lecteurs par extension) à vous améliorer, si vous ne voulez pas vous faire manger tout cru !

Edit : On me dit dans mon oreillette que mes solutions ne sont pas forcément toutes bonnes, ou que d'autres stratégies sont possibles voire meilleures. Je suis parfaitement prêt à l'admettre. Et à moins qu'elles soient "confidentielles, n'hésitez pas à les partager ! Mais là n'est pas en fait le but de mon billet. Celui-ci peut se résumer en fait à la phrase de conclusion suivante :

Allez, il est encore temps de se réveiller !! On y va les gars !!! Réveil !!!!!




Friday, March 23, 2012

Mon Salon du Livre

J'y suis allé le vendredi 16 Mars.

Hadopi
J'ai rencontré Tris, Turblog, et Ethanaul avant d'aller au SDL, et ça a été une bonne occasion de discuter avec eux, des labs, de politique culturelle et numérique etc. Une bonne occasion de discuter en direct. 

Amazon
J'ai fait un tour chez Amazon, pour mettre la Ouach (discuter affichage de DRMs et Select), et j'ai rencontré 2 personnes différentes.
- Le premier, un vendeur de base, n'était pas du tout au courant de ce dont je parlais... J'ai circulé.
- Le second me semblait plus impliqué et effectivement faisant sans doute partie d'Amazon pour de vrai. Il était un peu plus au courant, et réceptif à ce que je lui disais, mais a semblé surpris (comédie ?) lorsque je lui ait parlé des différences entre Amazon FR et Amazon US concernant l'affichage des DRMs. Info ou intox ?

Sony
Sinon, chez Sony, j'ai surtout apprécié les différentes animations programmées sur la journée : interventions d'Hardien Gardeur (Feedbooks) et Alexandre Levasseur (Bragelonne). Par contre, coté commercial, je ne les (Sony) aie pas trouvé convainquant.

Bookeen
Je suis aussi allé voir Bookeen, et ils m'ont confirmé que les problèmes USB sont liés au matériel, (donc ne pourraient pas vraiment être corrigés par MAJ logicielle). Apparemment, ils ont resserré quelques vis chez le fabriquant, et le problème, ainsi que ceux de la fiabilité et du ressenti des boutons latéraux, ne devrait plus survenir sur des appareils de fabrication récente. A voir comment ils vont gérer les stocks ?
De même, sur une version matérielle à venir, le bouton de mise en route (à glissière) devrait être remplacé par un bouton sur appui.

Kobo
Je ne me suis pas attardé par contre sur le stand de Kobo même si c'était le plus beau.

Bragelonne
J'ai eu l'occasion de serrer la main de Stéphane Marsant, et de discuter avec Alexandre Levasseur.(Merci d'avoir trouvé du temps !) Étonnamment, il ne connaissait pas Baen, qui est un exemple pour moi de virage numérique bien négocié par une maison d'édition papier.

Rencontres
J'ai rencontré DANS LA VRAI VIE aussi plein de gens (trop nombreux pour que je les cite tous ici) que je voie tous les jours sur twitter (et par mail et dans les blogs etc.) ! Ils existent pour de vrai !! Et c'était bien sympa.
Et j'ai même rencontré Balek ! Et j'ai eu un autographe !!! Sur ma liseuse ! Mon premier autographe avec un Plup dessus !

Non, sérieux, une journée bien remplie, harassante (je suis rentré rincé), mais je referais ça l'an prochain. Et peut-être que le corner numérique continuera d'augmenter...

Sunday, December 18, 2011

Immateriel, ma librairie idéale ?

Le 30 novembre, j'ai fait une liste des éléments qui me semblaient importants pour une e-librairie idéale.

Alors, je sais, Immateriel ce n'est pas essentiellement une librairie, mais surtout un distributeur d'ebooks. Pour autant, je trouve leur aspect libairie très à mon gout.

Alors déjà, elle me plait cette librairie, parce qu'elle est aérée.
Il faut aussi que je vous dise que le parti pris de cette librairie c'est de ne pas faire de médiation (comme le fait très bien par exemple ebooksurf.com), mais se base sur la recherche et les recommandations.

A gauche, la colonne habituelle de critères de recherche, est présente.
En haut, le bandeau de la librairie, une vue sur le panier, les informations de connexion etc.

Mais la surprise c'est quand on sélectionne un critère, Il s'affiche en haut, dans un pseudo-parchemin. Sélectionnez cinq critères, et ils s'empileront, affinant non pas un parcours dans un arbre, mais un filtrage dans l'ensemble des livres.
Vous voulez annuler le premier critère ? Pas de soucis, cliquez sur son étiquette, et il se désactive.
Parmi les critères, citons notamment  les DRMs, le format, l'éditeur, le genre, les mots-clés...
Il semble de plus que la liste des critères à gauche se modifie en fonction de ceux qui peuvent s'appliquer aux livres restants. Très bonne idée.

Cependant, étant donné le grand nombre de ceux-ci, seuls une partie sont présentés au tout début de la recherche. Si vous cherchez un éditeur en particulier (Bragelonne par exemple), il ne sera pas forcément visible initialement dans la liste des filtrages, mais uniquement après avoir sélectionné le genre Fantasy. Un bouton "Tous les éditeurs" est bien présent, mais il emmène à une liste certes triée alphabétiquement, mais indexée par page d'une dizaine plutôt que par son initiale.

Si seulement cette page avait été un peu serrée, mais non, elle est un peu trop (à mon gout) aérée, et au lieu de permettre de présenter un grand nombre d'éditeurs, afin que chacun puisse trouver rapidement ce qu'il cherche, elle se dilue en détails. La page "tous les mots Clés" est aussi très mal foutue. Dans les deux cas (ou en plus), j'aurais imaginé une case de saisie "auto-remplissante" façon google/Amazon...

Mais même si cette critique peut vous sembler sévère, il faut que je vous avoue que le concept et sa réalisation sont à mon avis bien au dessus de ce que font les autres !

On peut également remarquer que ce système de filtrage fonctionne aussi sans problème (voir parfaitement) sur les livres achetés. Si vous en achetez beaucoup chez eux, pas de problèmes de rangement, c'est Automatique...


Sinon, voici donc un parcours des éléments identifiés parmi ceux qui me semblent important, et comme dans la plupart c'est bon, je vais juste grasser ceux qui font KO...

- Une navigation sans "artifices", flash ou autres : Nickel, le parcours est facile et rapide.

- Affichage, du prix, du(ou des) format des fichiers, et DRMs ou marquage.
Pareil, si ce n'est un petit bémol lorsque le livre est en format multiple -> multi-format indiqué sauf sur la page spécifique du livre.
Par contre, sur la page de chaque livre, des indications complètes et pertinentes sur le format et la "protection" sont données. Chapeau !,

- Si nécessaire, un filtrage possible des livres ne correspondant au choix DRM/format : Filtrage !

- Fichiers epub : Ca le fait : Mobi, epub, pdf, flash etc. Des livres sont dispo pour chacun de ces formats.

- Un "Cloud" : Tout bon.

- Ouvertures aux auteurs indépendants (et auto-publiés)
Aïe ! ça commence à se gâter. Immateriel, y'a moyen ? Non ? Vous êtes sûr ? Ahhhh ! Mais si, ce serait bien !! Allez, les gars, S'il vous plait ?!!

- Ouverture aux gros éditeurs : Ca ça le fait.

- Ouverture à l'international : Euh, oui, mais anecdotique

- Filtrage par langue : Comme je le disais, les filtres sont là et fonctionnent parfaitement

- Un rangement clair en catégories, sous-catégories, sous-sous-catégories etc.
En fait, c'est surtout les filtres qui servent de repère, et ce ce point de vue là, il n'y a pas de problème.
Par contre, on atteint tout de même quelques limites.

- Si rayon enfant, un découpage par classe d'age: Vu mais pas retrouvé. Encore une fois un petit soucis.

- De nombreux commentaires et évaluations
Là,on ne peut pas dire qu'il y ait pléthore d'avis... :(

- Sur la fiche descriptive d'un livre, les liens, s'il fait partie d'une série, vers les autres livres de la série.
Pas vu, et les recommandations n'ont pas l'air très bonnes...

- Wish List : Non, y'a pas.

- Achat d'impulsion facilité : Booofff, rien de spécial

- Paiement par Paypal : Ca par contre c'est bon.

- Une indication claire de la taille (en mots ou e-page, ou pages) des livres. Niet.

- Organisation/Recherche parmi les livres déjà achetés : Le système de filtres fonctionne aussi très bien là !



Bon, sérieusement, si ils ont ce que je cherche dans leur catalogue, c'est là que j'irais l'acheter.
Mais sinon, il me manque tout de même un peu d'ouverture aux indépendants et auto-édités et aux livres anglophones. Mais pour ça, je vais de toute façon chez Smashwords.

Le manque de reviews aussi est problématique, mais à moins que les acheteurs se précipitent chez eux, ça ne va pas vraiment bouger...

Saturday, December 17, 2011

Une décision difficile...

Note : Il s'agit ici d'une traduction du billet écrit initialement en anglais le 15 décembre. Des changements depuis par Bragelonne et Immatériel semblent avoir été un passage (au moins temporaire) à des ventes sans DRM ni marquage chez les revendeurs ne supportant pas ce dernier. Merci à eux !!! 

Ca y est, c'est fini, je n'acheterais plus, ni ne recommanderais plus Kindle.
Je vais continuer d'utiliser Amazon comme fournisseur d'information, comme outil de découverte, comme source de livres gratuits, mais je n'y achèterais plus d'ebooks. Pareil, je ne mettrait plus de commentaires/notes sur les livres, ni leur donner quelque moyen de profiter de mes lectures.

Mes raisons ? Ils ne sont plus fair play.

Ils veulen que les clients utilisent les autres enseignes comme showroom  ? Parfait, pour les ebooks, c'est eux le meilleur showroom sur la place. J'y ferais mes choix, et irai acheter ailleurs.

Ils veulent de l'exclusivité ? Parfait, je vais acheter exclusivement ailleurs.
Je ne vais pas commenter plus sur ces sujets, ls ont déjà été couvert largement sur le web.

Ces élément étaient déjà un peu abusés, mais j'avais encore en moi une toute petite marge me laissant l'accepter, et ...
La dernière goutte d'eau ? Ils ne montrent pas le statut "Restrictions" (DRM) des ebooks qu'ils vendent. Je vais donc maintenant acheter là où je poeux choisir en fonction de ce critère.

Je sais, vous autres lecteurs anglais n'avez pas ce problème... mais il semble qu'Amazon A changé sa position sur l'indication des restrictions (DRM).

Le jour ou le magasin Kindle a ouvert en France, je me suis rendu compte que l'état de Restriction des livres n'y était pas indiqué, et me suis posé la question de s'il s'agissait d'une anomalie ou bien d'une décision  stratégique. (Amazon Kindle et DRM : Politique différente ou Bug ? )

J'ai essayé à ce moment là de mobiliser à ce sujet, sans résultats. Bien sur, il pouvait s'agir d'un bug, ou d'une situation temporaire.
Environ un mois plus tard, je les ai contactés au travers de leur service support et la seule réponse obtenue a été : C'est nominal ( pas un bug) mais nous allons remonter l'information aux services compétents (quand les poules auront des dents). (Amazon DRM, le retour)


Réunion Bragelonne /Amazon 

Puis, il y a eu la réunion entre Bragelonne (et Immateriel, leur distributeur) et l'équipe Kindle France (Insatisfait par les réponses Amazon à Bragelonne sur les DRMs (Mis à jour)).
Ce qui est ressorti de cette réunion est qu'Amazon ne peut gérer le choix de Bragelonne en terme de "protection" : le marquage. Puisqu'ils ne peuvent pas "marquer" les livres, plutôt que de les laisser non protégé, ils préfèrent mettre des DRMs (mais sans le communiquer auparavant à Immateriel/Bragelonne).

A noter que cet "upgrade" n'est pas le fait d'Amazon uniquement, mais aussi celui de la FNAC, dont le partenariat avec Kobo a mené à la même situation.
Mise à jour : depuis, Fnac/Kobo, je crois Virgin , et peut-être Bookeen ont cessé de mettre des DRMs sur les livres Bragelonne. Quand à Amazon, n'ayant pas de moyen de le savoir, je n'en sais rien.


Cependant, c'est bien l'incapacité d'Amazon à proposer le marquage qui a forcé Bragelonne à trouver un compromis sur les DRMs.

Mais ce n'est pas tout : si vous lisez mon analyse du compte-rendu de Bragelonne,
Insatisfait par les réponses Amazon à Bragelonne, vous verrez qu'Amazon a fait croire à Bragelonne que les DRMs étaient nécessaire pour que les clients aient accès à l'ensemble des fonctionnalités "Amazon" : prête, text-to-speech etc...

Comme je le supposais, et comme ça a été plus tard confirmé par des sources plus pointues, ce ne sont que des foutaises qui mélangent les spécificités des fichiers mobi/azw avec l'implémentation des DRMs. Et si c'était effectivement le cas, comment serait-il possible que le problème ne soit averré que sur la librairie Kindle Française, et non pas aussi sur US/UK/DE ?


Mais c'est vieux ! Pourquoi se manifester maintenant ?

Et bien, le dernier changement date de quelques jours : La librairie Kindle Française n'est plus la seule à ne pas indiquer ce "statut des Restrictions" sur les ebooks : Les librairies italiennes et espagnoles partagent cette même particularité.
A mes yeux, celà prouve qu'ils s'agit en fait d'un choix stratégique de ne pas afficher la présence de restrictions aux clients. Ce qui est à l'encontre de la loi française, des directives européennes et de l'intérêt public. Comme vous le savez, les DRMs sont un de mes chevaux de bataille. Alors, en plus des autres actes de prédation cités au début, cette dernière goutte d'eau a fait déborder le vase.

Donc,dorénavant, je ne donnerais plus d'argent à Amazon/Kindle.

Thursday, December 15, 2011

A Hard Decision

That's it, it's over, I won't buy and/or recommend Kindle anymore.
I'll keep on using Amazon as an information provider, as a discovery tool, as a source for free ebooks, but I won't buy paying ebooks from them anymore. Similarly, I won't add reviews to their products, or give them any way to use my reading

My reasons ? It's not playing fair anymore.

It wants customers to use other places as a showroom ? Fine with me, for ebooks they're the best Showroom in town, and I'll make my choosing there, but will buy elsewhere.

It asks exclusivity ? Fine, I'll buy exclusively elsewhere.
I won't comment more on these subjects, it's already been extensively covered on the web.

These elements were already over the top, but I still had a tiny margin in me to accept this but...
The last straw ? It doesn't show the DRM status of ebooks it sells. I'll buy books where I can choose with this criteria.

I know, you english readers don't have this last problem... but it seems, Amazon HAS changed it's stance on DRMs indications.
The day of Amazon's French Kindle store opening, I found out that the DRM status was not displayed on it, and wondered if it was a glitch, or a strategic decision. (Amazon Kindle France and DRMs : different strategy or Bug ?)

I tried then and mobilize about it, but with no great result. Of course, it could be a bug, or a temporary situation.
Roughly a month later, I contacted them through the support service, and the only answer I got was :
"It's nominal (no bug), but we'll express your concern to the appropriate department (ie. When Hell Freezes Over)."
 (Amazon's answers regarding DRMs on Kindle France)


Bragelonne /Amazon meeting

Next, came Bragelonne's (one of our main SFF publishers) meeting with the Kindle France team (Insatisfait par les réponses Amazon à Bragelonne sur les DRMs (Mis à jour)).
What came  out from that meeting is that Amazon can't deal with Bragelonne's (through it's distributor Immateriel) choice of protection scheme : marking. Since it can't (won't ?) mark books, rather than leaving them completely unprotected, they prefer putting DRMs. (But didn't refer that fact to Immateriel/Bragelonne until asked about it).

Please note that this "upgrade" is not only Amazon's doing, it's also the case for FNAC, which partnership with Kobo has led to the same situation.

Nonetheless, Amazon's inability to propose marking forces Bragelonne to compromise on it's no DRMs stance.

But it's not over : if you read my analysis of Bragelonne's report (not translated yet, sorry), you'll see that Amazon has led Bragelonne to believe DRMs where a necessary part for customers to have access to the full "Amazon" functionality : lending, text-to-speech etc...
As I surmised, and was later confirmed by more knowledgeable sources, this is complete bullshit, as it mixes specificities from mobi/azw files, with the DRM's implementation. And if it WERE in fact true, how come that same problem was only  evident in the French store sold ebooks ?

But that's old again ! Why choose to manifest now ?


Well, the new change is in fact a few days old : The Kindle France Store is not the only one to no longer display the DRM status of ebooks : The Italian and Spanish stores share that same "particularity".

This proves (to me) that it's in fact a strategic choice to not disclose the presence of DRMs to users, which is against French law, European directives, and the customer's and public's  interest...
As you may know, DRMs are one of my pet pieves. So, in addition to the others predatory moves, has pushed me over the tipping point.

So, from now on, I will stop giving money to Amazon.



Wednesday, December 14, 2011

Faut me ranger tout ça !

Aïeeuuh ! Ça fait mal ! Si, là, au niveau de mon tri !

Non, sérieux, on avait demandé à avoir du choix dans nos e-librairies, et maintenant qu'on en a c'est ... comment dire ... bordélique !

Bon, moi, j'suis un accro aux littératures de l'imaginaire (SF et Fantasy pour ceux qui ne connaissent pas le terme), et ben là, j'sais plus où donner de la tête.

Il y a bien une pile "nouveauté", un filtre par auteur ou éditeur, collection...  et puis c'est tout.
Ah, si, il y a  aussi un critère SF et un autre Fantasy. Ca tombe bien, les amateurs de l'un ont beau souvent aimer l'autre, pour autant un minimum de séparation est bienvenue. C'est d'ailleurs ce qui se fait dans les librairies "papier".

Et c'est là qu'on atteint les limites : Mettons que ce que je cherche soit du steampunk. Sur le site FNAC (par exemple, mais chez les autres c'est pas mieux), cette classification existe, mais uniquement pour les livres papier. Impossible de filtrer dans les ebooks sur ce sous-genre. Et oui, pour les ebooks, il n'y a pas de niveaux en dessous de "Fantasy" et "SF".

Alors donc, alors que l'informatique devrait pouvoir de filtrer sois même pour atteindre précisément ce que l'on cherche, non,  impossible.
On assiste parfois à des aberrations : sous prétexte qu'il y a des vampires, la bit-lit (Twilight et cie) est rangé en "Terreur", alors que bon, c'est plus "sensuel" (voire à l'eau de rose) qu'effrayant.
Des fois, on a des livres qui sont clairement Fantasy, rangés dans la SF (ou le contraire). Si vous cherchez du Cyberpunk, z'avez intérêt à connaitre vos auteurs sur le bout des doigts, ou alors à tricher.

Tricher ? Ben oui, aller voir par exemple dans les livres papiers (qui sont plutôt mieux rangés) , et rechercher les collections ou auteurs correspondants, avant de revenir voire côté ebooks.
Ou alors aller voir chez nos amis américains, revenir en France à la recherche des traductions qui nous intéressent.

Il y aurait bien une solution à ça : mettre au point un classement générique, inter-genre et librairie/détaillant, et que les éditeurs/publieurs/intermédiaires indiquent pour chacune des oeuvres à quel (ou quels) genre/sous-genre/sous-sous-genre elle appartient.

C'est un peu ce que fait le BISAC américain ou la  FEL / CLIL française, comme l'explique bien mieux que moi François Bon, mais ça ne semble s'être imposé ni chez les détaillants, ni dans toute la chaîne y aboutissant.

Alors, c'est vrai, je lis beaucoup en anglais, et passe souvent outre-atlantique pour mes achats de lecture, mais à mon avis, il faut VRAIMENT qu'on fasse avancer les choses au niveau français/francophone.


PS : Je serais intéressé de consulter le type de classification utilisé dans FEL. Quelqu'un y ayant accès aurait-il moyen (si pas interdit) de me faire passer des infos ? Merci !


(Note : Voire ce post en anglais de quelqu'un expliquant le pourquoi du comment : Julie's Genre Clinic---Now Accepting New Patients et le billet sur son blog correspondant 

Saturday, November 26, 2011

Suite Amazon/Bragelonne

Qu'on soit clair, je ne suis pas "contre" Amazon, ni contre Bragelonne, qui sont tous deux des exemples (parmi d'autres) presque parfaits de d'éditeurs et distributeurs ayant pris le virage numérique avec brio.

De même, si certains éditeurs souhaitent que leurs livres soient diffusés avec DRMs, après tout c'est à eux de décider.

Le fait que Bragelonne, que je voyais jusqu'ici comme un exemple de "droiture" sur le sujet des DRMs, accepte de se "compromettre" ne fait que me décevoir (un peu).

Sinon, dans l'affaire, c'est Amazon qui "manque" d'une option, qui aurait permis à Bragelonne d'être cohérent sur toutes les boutiques : Amazon ne fournit pas de solution de marquage/watermarking, qui aurait évité une partie de cette histoire et mis Bragelonne entièrement hors de cause.

Moi, pour ma part, je décide de concilier mes opinions anti-drm avec le coté pratique des achats chez Amazon, en prenant an compte la présence de DRM dans mes critères de décision d'achat.
Tant que des moyens faciles et rapides existent, permettant de dépasser outre ces DRMs, ce critère n'est même pas disqualifiant, juste "décourageant".

Ce qui m'horripile dans cette histoire, c'est surtout que la boutique Kindle France (contrairement aux autres boutiques Kindle!!)  ne me donne aucune visibilité sur ces DRMs.


(Edit le 26 à 14h46 : mention des marquages/watermarks)

Wednesday, November 23, 2011

Insatisfait par les réponses Amazon à Bragelonne sur les DRMs (Mis à jour)

Encore une fois, l'équipe Bragelonne montre qu'elle est engagée dans le numérique, dans le dialogue et dans l'écoute des lecteurs. Aujourd'hui, le "Digital Manager" de Bragelonne, Alexandre Levasseur (@lexbrage sur twitter), nous a apporté quelques réponses aux question qui se sont posées concernant les livres Bragelonne sur le magasin de livres numériques Kindle français.

Pour rappel, sur le site Amazon france (contrairement à ses variantes US et UK, et DE), il est impossible de déterminer avant achat si un ebook est DRMisé ou non. D'autre part, alors que la politique officielle de Bragelonne est de ne pas avoir de DRMs, leurs ebooks sur Amazon en ont.

Voici donc son compte-rendu d'une discussion qu'il a eu avec "toute l'équipe Kindle France composée de 5 personnes, techos et commerciaux." :
Amazon, Bragelonne & DRM

Alors ce que je comprends de compte-rendu, c'est que 1) Bragelonne est contre les DRMs, mais souhaite un marquage de ses livres. 2) Amazon ne sait pas faire de marquage donc fait "plus" en rajoutant ses DRMs donc 3) les livres Bragelonnes sur Kindle sont DRMisés.

Cela peut se comprendre... mais alors que Bragelonne ne dise pas qu'elle (il ?) ne fait pas de  "DRMs".

Bragelonne , pour ou contre les DRMs ?


Alexandre Levasseur écrit encore :
"Nous sommes contre ce qui ajoute à une oeuvre des verrous qui empecherait une lecture confortable, simple et facile d’accès."

Donc, et en bref, la politique de Bragelonne n'est pas "Pas de DRMs", mais "tant que les DRMs ne vont pas à l'encontre d'une lecture confortable, simple et facile d'accès, pourquoi pas", ce qui est tout autre-chose...


Ensuite, Alexandre nous explique qu'une limitation à 6 appareils, c'est pas si terrible que ça. Il a raison. 6 ça permet de voir venir. Mais il ne compte pas par exemple sur une famille de 4 personnes, voulant partager leur bibliothèque (donc leur compte Amazon) chacun ayant 2 appareils ... Et si on n'en est pas encore là en France, ça arrive ailleurs que chez nous...

Pas la même vision des DRMs

Il enchaîne sur une phrase qui me fait bondir.
"Après explication il s’avère que la DRM Amazon ne fait pas que proteger le fichier pour n’etre lu que par des appareils ou applications Amazon. "

Pas Que ...

Merde gars ! T'as RIEN compris alors ?! C'est déjà une des raisons majeures pour lesquelles on ne veut pas  de DRMs!

Le jour où je veux changer de crèmerie, je fais comment ? Je t'envoie toutes mes preuves d'achat ? Tu seras encore là pour me refiler le fichier ? Ton fichier, tu l'auras gardé dans un coffre fort numérique rien que pour moi ? Promis ? Même en cas d'incendie dans ta boite ?
Le jour où Amazon arrête son service et où mon Kindle tombera en rade, j'aurais plus que mes yeux pour la pleurer ma bibliothèque ! Et ce jour là, tu voudras quoi comme preuve d'achat ? Ta "promesse" de fournir le .mobi à la demande, si ça se trouve, il n'y aura plus que moi pour m'en souvenir ! 
Mes petits enfants, s'ils se demandent ce que je lisais, ils feront comment pour ouvrir le fichier sur mon disque s'ils n'ont pas la clef ? 
Et Champollion, dans 3000 ans, il fera comment pour les remettre en ordre, les bits de ton livre ?

Amazon enfume grave !

Re-bond : La surcouche DRM "permettrais des fonctionnalités" que ne permettrait pas le même fichier, s'il n'y avait pas de DRMs.

Là, c'est bêtement de l'enfumage (volontaire ou non, je ne sais pas) de la part d'Amazon : A partir du moment où un ebook est vendu sur le Kindle Store, avec ou sans DRMs, ces fonctionnalités peuvent être présentes, indépendamment du cryptage ou non du contenu du livre.

Un exemple tout simple : "Ravenwood", de Nathan Lowell (que je recommande d'ailleurs)
Comparons les deux versions : Sur le site d'Amazon.fr (Version Kindle.fr) et sur le site d'Amazon.com (Version Amazon.com)
Sur les deux, on peut voir que la Synthèse Vocale(Text  To Speech) est activée.
Par contre, sur la version américaine, on a en outre l'indication que le contenu du fichier n'est pas crypté "Simultaneous Device Usage: Unlimited"

Vous pourrez confirmer cette absence de cryptage en achetant le livre, le téléchargeant et essayant de le lire avec Calibre.
(Ce n'est qu'un exemple, il y a aussi des livres gratuits et sans DRMs bien sûr. Essayez avec Turing Evolved de David Kitson par exemple, en faisant attention, il n'a pas été relu correctement. Pour moi, l'histoire compense largement, mais certains ne pourront pas passer outre ses très nombreuses erreurs ).

Et cet exemple me permet donc de reposer LA question que je pose depuis le lancement : Puisqu'on VOIT sur la version US du site que le livre n'est pas protégé (Unlimited il y a écrit), pourquoi ne le verrait-on pas sur le site FR ? Moi, si j'achète un ebook, je VEUX savoir avant s'il a des DRMs.

Et Bragelonne tousse en rythme

A partir de là, Alexandre déroule ce qu'on lui a dit aujourd'hui :
"Si nous décidons de supprimer cette DRM nous supprimons également toutes les fonctionnalités qui font du Kindle le lecteur tel qu’il a été conçu. Et de facto nous privons une partie de nos lecteurs de fonctionnalités qu’ils souhaiteraient utiliser avec nos ouvrages."

Bonnes conclusions, mais à partir de données d'entrées fausses. Rien à ajouter. Shit In, Shit Out. Logique.

"C’est pourquoi nous allons laisser les ouvrages Bragelonne avec cette “couche Amazon” qui n’est pas vraiment une DRM."
Ben ... c'en est, ou c'en est pas ? Faudrait savoir, parce que quand vous dites "Sans DRMs" et que je ne peux pas lire le contenu du fichier sans le décrypter, pour moi c'est du DRM. (le "décompiler", c'est autre chose, et là, c'est AMZ qui fait chier à pas utiliser un format standard)

Alors oui, Bragelonne est engagée dans le numérique, dans le dialogue et dans l'écoute des lecteurs.
Pour autant, sur ce coup là, ils descendent un peu du piédestal sur lequel je les plaçait.


Mise à jour:  Des petits elfes m'ont soufflé dans l'oreillette cette nuit.
Les premiers, m'ont signalé que j'étais un mullfe, et que j'avais oublié de remercier les équipes Bragelonne et Amazon d'avoir consacré du temps sur le sujet.
C'est vrai, et c'est du fond du coeur que je les remercie donc.

Et puis on m'a poussé quelques liens aussi sur les DRMs et Kindle.
Ils datent un peu (2009), sont un peu flou sur la distinction mobi/DRM et ne précisent pas autre chose que le fait que l'activation des fonctionnalités supplémentaires soit en fait juste des petits "drapeaux" (flags) apposés au fichier.
(Pour ceux qui se souviennent des cassettes magnétiques, c'est comme ce petit bout de plastique qui empêchait l'enregistrement (ou non) sur la bande.)
http://boingboing.net/2009/05/14/kindle-owners-start.html
http://www.zdnet.com/blog/hardware/is-the-kindle-one-massive-drm-timebomb/4349

Un troisième lien, concerne lui l'opposition text-to-speech et trou de sécurité pour l'epub.
http://www.ebooksjustpublished.com/2009/10/16/epub-drm-and-text-to-speech/
Il ne concerne pas le Kindle, dont de toute façon, (et à ce que je sais, mais je peux me tromper) seule la version "liseuse"  gère le TTS.


Thursday, October 27, 2011

Amazon's answers regarding DRMs on Kindle France

Roughly two weeks ago, when the french Kindle Store opened, I sensed a disturbance in the Force : Books seemed to be screaming under the Dark Power of DRMs.
(http://readingandraytracing.blogspot.com/2011/10/amazon-kindle-france-and-drms-different.html)

Well, I was (partly) wrong : While some books had DRMs, some others hadn't, following the wishes of their (self-)publishers. However, I, as a customer, had NO way of determining if a given book was with or without DRMs, except after having bought it.

After some time, I sent a mail to the Customers's Service (don't have the original mail though).

I received shortly thereafter the following mail:

In answer to your mail, here are some informations about DRMs and ouravailable  ebook selection. The publishers choose whether they would like a DRM to be applied on their ebooks.
There are no limits to the number of times a title can be downloaded on a Kindle or Kindle Application. However, there can exist a limit regarding the number of Kindles or Kindle applications on wich a title can be available at the same time (usually 6). 
If that limit is less than 6 (bold mine) Kindle or Kindle applications, you'll see the message "Maximum simultaneous devices : up to X depending on the publisher's limits" on the detailed description page on Amazon.fr 's Kindle Store.

Clearly, while Amazon still lets the publisher choose it's own DRMs, it adopted in France a different strategy than in the rest of the world : The "devices" mentions now books where restrictions are stricter than a standard DRMized 6, instead of mentioning whether it has DRMs at all. It is in France impossible for a customer to check the presence of DRMs given the informations on the detailed description page.

I mailed them again today, with these same explanations, and they only answered (in addition to links to the Terms of Service/EULAs) that they had forwarded my comment to the  appropriate department.
Lastly, they included an email address (kindle-votre-avis@amazon.fr) where I could send further remarks.

If some of you ARE concerned with this stance in the French Store (which may be replicated in other upcoming Kindle Stores), I guess now would be a good time to express it, perhaps by e-mailing them your own remarks on that subject.

If some of you are self-publishers, and have chosen to NOT use DRMs, perhaps explaining that your wish is not only to have no DRMs on the books but for the customers to know it wold have additional "punch" than our "customer's" one.

Amazon DRM, le retour

Mail envoyé aujourd'hui (le 27/10/2011) à Amazon (Service Clientèle) 

Bonjour,
Suite à une autre demande d'aide, j'ai reçu la réponse partiellement reproduite ci-contre :
Les éditeurs choisissent s’ils désirent appliquer une mesure de protection technique (DRM) sur leurs ebooks. Il n’y a pas de limite quant aux nombre de fois qu’un titre peut être téléchargé sur un Kindle ou une application Kindle, cependant il peut exister une limite quant aux nombres de Kindle ou applications Kindle sur lesquelles un titre peut être disponible en même temps (en général 6).
Si la limite est moins de 6 Kindle ou applications Kindle, vous verrez le message « Utilisation simultanée sur plusieurs appareils : Jusqu’à X appareils selon les limites de l’éditeur » sur la page détaillée de l’ebook dans la boutique Kindle d’Amazon.fr.


Je dois dire que cette réponse me choque profondément : alors que pour moi l'élément DRM est un critère déterminant pour l'achat de biens culturels, le fait que vous le masquiez le "DRM/Pas DRM" par "DRM/DRM Pires" est profondément affligeant.
Pourquoi tout simplement ne pas rester cohérents des autres magasins Kindle, qui affichent en cas d'absence de DRMs "Nombre de devices : Unlimited" ?, quitte à effectivement AUSSI afficher "Nombre d'appareils X" si X est inférieur à 6...


Réponse obtenue à 14h39 :


Suite à votre email, je vous remercie pour commentaire à propos des mesures de protection technique (DRM) des titres de la Boutique Kindle. Les éditeurs peuvent choisir de faire appliquer ces mesures de protection (DRM) à leurs fichiers, et lorsqu’ils font ce choix, nous respectons et protégeons ces restrictions.
Vous retrouverez les informations concernant le Contrat de Licence, les Conditions Générales d’Utilisation et la boutique Kindle grâce aux liens suivants :
 Conditions d’Utilisation et Contrat de Licence : www.amazon.fr/gp/help/customer/display.html/ref=hp_left_ac?ie=UTF8&nodeId=200709...
 Boutique Kindle : www.amazon.fr/gp/help/customer/display.html/ref=hp_left_ac?ie=UTF8&nodeId=200713...
 Par ailleurs, jous confirme que je viens de transmettre votre commentaire au département approprié afin qu'il permette d'améliorer nos services et de les rendre plus en phase avec vos attentes.

Nous apprécions de recevoir des commentaires comme celui-ci qui contribuent à améliorer nos services et votre expérience de lecture avec le Kindle, n'hésitez pas à nous faire part de vos autres remarques directement à l’adresse suivante : kindle-votre-avis@amazon.fr

Bref : Pas de réponse... même si on peut espérer qu'effectivement les services concernés recevront la demande...
Mais il est également possible qu'il s'agisse juste de me renvoyer jouer dans la cour sans rien faire en attendant.
Je suggère donc à ceux qui comme moi se sentent concernés par le sujet d'envoyer un mail à l'adresse donnée. De préférence personnalisé histoire de montrer que je ne suis pas le seul pekin concerné.
En attendant :


Renvoi de "notification de non satisfaction :


La facilité de travailler avec Amazon à la résolution de votre problème
 Bon
La qualité de notre représentant du service client
 Bon
La politique d'Amazon concernant votre problème
 Très mauvais

Commentaire :
"Les éditeurs peuvent choisir de faire appliquer ces mesures de protection (DRM) à leurs fichiers, et lorsqu’ils font ce choix, nous respectons et protégeons ces restrictions."
C'est parfait, il faut effectivement respecter leur choix.
Cependant, pour l'instant, Amazon France ne respecte pas les choix des clients qui ne souhaitent pas acheter de livres sans restrictions.

Monday, October 24, 2011

Réponse d'Amazon sur la question des DRMs


Voici la réponse obtenue suite à ma question à Amazon concernant les DRMs :

Suite à votre e-mail, voici quelque informations sur les DRM et notre sélection d'ebook disponible. Les éditeurs choisissent s’ils désirent appliquer une mesure de protection technique (DRM) sur leurs ebooks. 
Il n’y a pas de limite quant aux nombre de fois qu’un titre peut être téléchargé sur un Kindle ou une application Kindle, cependant il peut exister une limite quant aux nombres de Kindle ou applications Kindle sur lesquelles un titre peut être disponible en même temps (en général 6). 
Si la limite est moins de 6 Kindle ou applications Kindle, vous verrez le message « Utilisation simultanée sur plusieurs appareils : Jusqu’à X appareils selon les limites de l’éditeur » sur la page détaillée de l’ebook dans la boutique Kindle d’Amazon.fr.

Il est clair qu'il s'agit là d'un changement de "politique" d'Amazon puisque la mention a changé de sens : elle mentionne maintenant des restrictions plus "strictes" qu'un standard de 6, au lieu de mentionner une restriction moins stricte que les 6 "avec DRMs". Donc, il est impossible de déterminer au vu des éléments affichés si un livre est avec ou sans DRMs.

Thursday, October 13, 2011

J'en veux plus

Résumé : Je Veux TOUT,   ma bibliotheque accessible partout, tout le temps, instantanément avec n'importe quel matériel, et que mes achats y soient envoyés quel que soit le média par lequel je l'aurais acheté.

Mais maintenant j'en veux PLUS !

Pouvoir organiser cette bibliothèque en "rayons" (oui, ma bibliothèque chez Smashwords, c'est plus une liste à la prévert qu'un espace rangé), pouvoir y faire des filtres, des tris.
Pouvoir partager ma bibliothèque avec ma famille, sans pour autant mélanger mes livres aux leurs, et en pouvant en garder une partie "privée".
Pouvoir partager mes livres avec mes amis dans les limites du "raisonnable", et les autoriser à consulter mes "rayonnages" (à condition encore que je les marques "visibles").
Pouvoir commenter/reviewer mes livres, et diffuser ces reviews automatiquement à tous les stores qui le souhaitent.

(Concernant ce point, NON, Amazon, si je poste une review sur ton site, tu n'en deviens pas propriétaire, et je ne comprends pas de quel droit, si je le poste ailleurs, tu te permettrais de l'enever de ton Store).

Du coup, sur les Stores, je veux plus de métadonnées, ce qui me permet de mettre en place des systèmes de "rangement" automatique dans la bibliothèque dès réception. (Calibre fait déjà quelque chose comme ça avec les tags).
Je veux que les reviews soient "partagées/dupliquées" entre vous, (avec bien entendu une mise en valeur plus importantes des reviews "locales"), ce qui permettrait à un futur acheteur de pouvoir accéder à toutes les reviews d'un livre, même sur le store du plus petit self-publisher.

J'en veux des choses, en encore, je suis sur que demain j'en voudrait d'autres...

PS : à noter que là encore, ce que je veux dépend d'utilisation de standards, mais que techniquement, (à la diffusion des reviews près et encore...), on on est TRES loin de l'impossible !

Wednesday, October 12, 2011

Je Veux TOUT !

Voilà, Amazon est là, avec son Kindle presque le même qu'aux US : Combinaison Store/liseuse.
La Fnac est là (Store), avec son partenariat Kobo (Liseuse).
Sony est là, avec son store et sa liseuse.
Bookeen est là, avec son Store et ses Cybooks.
B&N est là bas, avec son Store et ses liseuses...

et il y a aussi tous les "petits" : éditeurs/self-publishers/distributeurs ... qui eux, sans matériel, tiennent tout de même à augmenter leur marge avec propre magasin. (Smashwords, Epagine, immateriel, Paumadou ...)
Sans oublier les libraires qui, on le souhaitent pour eux, vont prendre le virage numérique et vendre des ebooks, touchant une commission sur chacun de ceux qu'ils auront conseillé.

Et il y a Nous, lecteurs, consommateurs...
Qu'est ce qu'on veut, nous ?
Amazon l'a très bien compris, on veut de la simplicité : en un clic télécharger un extrait, en un autre (ou sans passer par le premier) acheter/télécharger/lire un livre. Et ça, où qu'on soit (au Wifi près), et à n'importe quelle heure.
Et c'est là qu'elle est, la force d'Amazon ainsi que dans ses conseils, à travers les algorithmes de recommandations et les avis clients.

Mais ce qu'on veut d'autre aussi (enfin ceux qui se posent la question) c'est que nos achats soient pérennes, à l'abris d'une panne ou d'un changement technique qui nous laisse sur le carreau, avec une bibliothèque virtuelle partie en fumée.

Et ce dont on a besoin, en tant que consommateur, c'est de pouvoir faire notre choix, pour chaque achat, et quel que soit notre matériel, de la boutique où on va l'acheter.
C'est aussi, de pouvoir acheter, quel que soit notre matériel, avec la même simplicité que sur le Store du fabriquant.
C'est aussi, dès qu'on a acheté un livre, de pouvoir le lire sur n'importe quelle liseuse, (même celle du concurrent), avec la même simplicité que si on l'avait acheté sur le Store du fabriquant.
C'est aussi, dès qu'on a acheté un livre, qu'il soit sauvegardé dans une bibliothèque, indépendant de la boutique où on l'a acheté (et bien sûr de celui nous ayant fourni le matériel/logiciel de lecture).
C'est aussi que cette bibliothèque soit pérennisée, illimitée dans le temps et indépendante d'un serveur "propriétaire".
C'est aussi que cette bibliothèque soit "duplicable" afin de pouvoir être sauvegardée sur des supports multiples, chacun indépendament capable de restituer l'ensemble des livres acquis.

Et qu'est ce que j'ai de tout ça pour l'instant ? Ben Calibre, et une multitude de "boutiques", gardant plus ou moins une trace de mes achats, ayant ou non un "cloud" avec mes achats chez eux (mais jamais le même bien sûr).

Alors oui, je veux le beurre, l'argent du beurre, et en plus, je veux que toute ce petit monde soit financé correctement : Auteurs, Editeurs/ Publieurs, Distributeurs, Détaillants ...
Mais je pense que c'est faisable, à condition que chacun arrête de nous faire CHIER avec des DRMs à la con, avec des formats propriétaires, chacun avec son Cloud, mais sans garantie que ce Cloud survivra dans le cas où il viendrait à changer de politique ou de technique.

Ce qu'il faudrait, c'est un système standardisé, avec pourquoi pas des serveurs "bibliothèque", sur lesquels chaque ebook acheté serait transféré automatiquement, et auquel on accéderait grâce à des logiciels "standards", quel que soit le matériel de lecture utilisé. Il faudrait bien sûr pouvoir accéder sans restriction technique à l'ensemble de sa bibliothèque sur un serveur donné, par exemple pour en faire une sauvegarde locale.

Alors oui, c'est assez utopique, mais pourquoi ça ne pourrait pas se faire ?
Techniquement, sans être Fastoche, c'est déjà ce que fait chacun dans son coin avec son écosystème plus(Kindle) ou moins(les autres) fermé.
Commercialement, c'est ce à quoi un marché "concurrentiel" devrait aboutir.
Mais bon... on peut toujours rêver...
Et en attendant, c'est chez Smashwords que j'ai trouvé le plus proche de ça. (et Webscription, mais avec un catalogue hyper spécialisé/limité)

Amazon Kindle France and DRMs : different strategy or Bug ?


After the happy news of Kindle's arrival in France, I feel a little unease for a few days :

While the choice of some Kindle publishers (self and classical alike) is to not have DRMs, it seems the Kindle France Store applies DRMs ebooks  regardless of that choice. This is also true for foreign books. So if some self-publisher, adding the book in the US KDP, decides to have no DRM, it is nonetheless used for the "french" ebook store.

A few self-publishersI know have confirmed having been presented in KDP with the choice of DRM/noDRM, while Bragelonne (one of the major SF/Fantasy classical publisher), opposed to their use told me (Twitter inside) :
"Not us. We provide the files without DRMs. We can't do anything about it, Sorry".
"DRMs at Amazon are not of our initiative, we have no choice with the .azw layer".
"We provide the files without DRMs, after that it's Amazon's cloud that make it encrypted".

From what I've seen, even books published without DRMs through other Kindle platforms (Kindle US for example) are present on the KindleFR store WITH the handcuffs.

What I don't understand is that until now, and on all the national Kindle platforms, Amazon clearly stated regarding its DRM policy, that they don't decide it, but leave it to the publishers to decide. Not only was it clear, but it also WORKED that way. Well, if some publishers want to shoot themselves in the foot, that's their right after all, but here, the DRMs seem to have been applied regardless of the publisher's choice.

Finally, even if Amazon's Help page state that a restriction may be in place, at least some kind of HINT may be better, to show that the books ARE DRM ridden.
It may be possible that the DRM encryption are used systematically, whether the number of devices being limited.
It also may be a simple bug , in which case it may be important to raise it as soon as possible, so that it's corrected and not too many DRMised books are sold.
Lastly, it may be a strategical choice, in which case it's most important to mobilize against Amazon strong-arming DRMs in the French Kindle Store, before perhaps establishing them worldwide.


Tuesday, October 11, 2011

Amazon Kindle et DRM : Politique différente ou Bug ?

Après la bonne nouvelle de l'arrivée tant attendue du Kindle en France, je déchante un peu depuis quelques jours :

Alors que la politique de certains éditeurs et publieurs sur le Kindle Store FR est de ne pas mettre de DRMs, il semblerait qu'ils soient appliqués malgré tout par Amazon, et ceci que l'éditeur soit Français ou  étranger.

Les auto-publieurs que je connais m'ont confirmé avoir eu le choix dans le KDP de la présence ou de l'absence de DRMs, alors que Bragelonne (une des maisons d'éditions majeures dans les domaines SF/Fantasy en France) et qui est opposée aux DRMs m'a précisé : (Twitter inside)
"Spa nous. On livre tous nos fichiers SANS DRM. Là, on n'y peut rien, navré."
"Les DRM chez Amazon ne sont pas à notre initiative. Pas le choix avec la couche en .azw"
"Nous on livre sans DRM, après c'est le système de cloud d'Amazon qui fait que c'est crypté."

D'après ce que j'ai vu, il faut voir qu'en plus, même les livres mis en publication sans DRMs sur les autres plateformes (KindleUS par exemple) se retrouvent sur KindleFR affublés de ces menottes à la con.

Ce que je ne comprends pas, c'est que jusqu'à présent, et dans l'ensemble des plateformes nationales Kindle, Amazon a été "clair" sur sa politique DRM : c'est pas eux qui la décident, c'est le "publieur" (éditeur ou auto-publié). Non seulement c'était clair, mais c'est bien comme ça que ça fonctionnait.
Alors, si certains éditeurs veulent se tirer une balle dans le pieds, c'est leur droit après tout, mais là, les DRMs sont appliquées indifféremment du choix du publieur.

Enfin, pour terminer, même si les aides Amazon   précisent la possibilité d'une restriction (
"Il n'existe aucune limite quant au nombre de fois qu'un titre peut être téléchargé, cependant les éditeurs peuvent avoir restreint l'accès au même titre à un nombre limité d'appareils en même temps (en règle générale 6)." ), pour autant la présence ou l'absence des DRMs n'est pas claire.


Il est possible que les DRMs soient utilisés systématiquement, sans pour autant verrouiller le nombre d'appareils.
Il est possible également qu'il s'agisse aussi tout simplement d'un bug sur le site, auquel cas, il peut être intéressant de le faire remonter le plus rapidement possible afin d'éviter la diffusion d'un trop grand nombre de livres DRMisés.
Enfin, il est possible qu'il s'agisse d'une décision stratégique, auquel cas il me semble le plus urgent de se mobiliser contre ce passage en force des DRMs sur le Kindle Store français.


Edit 26/10/2012: Je me suis trompé (comme dit dans certains autres billets) : TOUS les livres n'ont pas des DRMs, c'est juste que les DRMs ne sont pas affichés. http://readingandraytracing.blogspot.fr/2011/10/reponse-damazon-sur-la-question-des.html

Monday, October 10, 2011

Lire Numérique, d'une habitude à un forum

Ca y est... ça me trottait depuis quelques temps dans la tête, et la semaine dernière, après l'annonce d'Amazon pour l'ouverture de Kindle France, ça a fini par s'imposer à moi, alors je l'ai fait : J'ai ouvert un forum consacré à la lecture sur liseuse (lecteur numérique)... Voici une petite présentation (avant que je la mette sur le forum d'ailleurs)

Lire Numérique, c'est quoi ?
C'est un forum destiné à discuter de tout autour du thème des livres numériques. Qu'il s'agisse des livres en eux même, des librairies numériques (ou physiques d'ailleurs), du matériel, du logiciel, des contenus, d'écriture, de marketing, ou même de tout autre chose, Lire Numérique est un lieu de rencontre pour tous les lecteurs s'intéressant du'une manière ou d'une autre aux ebooks.

Lire Numérique, c'est où ?
Actuellement, l'adresse est la suivante : http://lire-numerique.com/forum
Il s'agit d'un serveur partagé. Pour l'instant et tant que les frais de fonctionnements restent raisonnables, nous les prenons à notre charge, et ne mettrons donc ni publicité, ni liens "sponsorisés". Si toutefois les frais de fonctionnement gonflaient, nous pourrions être obligés de reconsidérer cette décision.

Pourquoi ne pas aller sur un autre site ? 
Parce que nous n'en avons pas trouvé de francophone qui fédère tous ces sujets. En anglais, il y a par exemple Mobileread, Kindleboards, mais tous deux sont au moins majoritairement anglophones.

Y a t'il des sujets "tabous" ?
Les deux classiques : "Politique" et "Religion".
Un troisième : le site n'acceptera AUCUN message encourageant à la reproduction non autorisée des oeuvres en dehors de la copie privée. Il va sans dire que tout lien vers un site diffusant des copies "pirates" sera censuré.
Quatrième sujet : même si l'utilisation des DRMs nous semble très contre-productive et inefficace, l'illégalité potentielle des solutions de dévérouillage et de discussions s'y rapportant nous oblige à demander à ce qu'aucun lien ou explication directe concernant ces techniques ne soit donné. Bien sûr, cette "restriction" ne se limite qu'aux aspects techniques.

Si je suis un auteur, ais-je le droit de faire ma publicité? 
Dans le forum, seuls deux endroits sont autorisés pour la publicité : la signature (à condition qu'elle reste non-envahissante), et le Sous-Forum "".
Pour autant, si vous souhaitez rencontrer d'autres auteurs (ou lecteurs curieux de cette facette du livre) pour parler technique, un forum vous est ouvert. Bien sûr, nous ne vous interdisons pas (bien au contraire) de participer à toutes les discussions et à rencontrer les autres lecteurs dans l'ensemble du site.


Si vous avez des questions ou suggestions supplémentaires à ajouter (ou critiques d'ailleurs), elles sont les bienvenues

Friday, October 7, 2011

Amazon's Special Offer : the dual-bladed razor

Late, but only by a few weeks, here is one analysis of the new Kindle line-up

The Amazon announcements at the end of last September  came like a bombshell : With the lesser model priced at $79, the Touch at $99 and Kindle Fire going for $199... All in all it was dynamite against the competitors.
I'll leave alone the Kindle Fire for now, for the current post, I'd like ton concentrate on the eInk readers (regardless of 3G) :  Kindle and Kindle Touch.

A few minutes after the announcements, an observation arrived, explaining how Amazon managed to sell its hardware for so low prices : The prices all include by default the "Special Offer" discount.
This "Special Offers" is what I call the "double bladed" razor. Why 2 blades ?

The first blade
What I call the first blade is the announcement and first launch of that "Special offer" a few moths ago.
It was then, actually, a discount on the base price, where the user accepted, in exchange for the reduced price, to receive targeted offers and discounts, displayed on non intruding locations.
Of course, many were disturbed by the offer, but still, it allowed new consumers to enter into the then still exclusive ebook readers club
It also allowed Amazon to keep it's Kindle competitive with regard to the other ereaders, while they were preparing the next generation Kindle line-up.

And now, last moth came ...

The Second Blade
Jeff Bezos managed to make a great new Magician's trick with this one : transform a "discount product" into a prestige but cheap one. If he had tried and sell us directly ,like that, his $79 Kindle, without having prepared the customers with these "Special Offers", everyone would have called him names for "cheating" on this price. He would have been shouted at by angry mobs, almost lynched...

But no, not only are these "Special Offers" not that bad (non invasive), but for some it's almost a feature, due to the discount coupons, which are regularly sent by Amazon (even sometimes on "Wish List" Items, if I get it correctly) ! On some US forums, I see customers having "reimbursed" their Kindle through the Offers, and some regretting not having bought the SO version instead of their standard one.


And for those who want to get rid of the SO, Amazon just started this new service : Pay to remove the SO:



Well, for customers, that's not that bad, don't you think ? But for competitors, winter will prove a hard season to pass...

From a technical point of view, this new e-ink Kindle line-up doesn't prove really extraordinary, except maybe for the X-Ray, but I'll maybe talk to it later, when we know more about it.  All in all, if you check in detail, and "ignore" the Special Offer prices, except for the Amazon store link, and the proprietary file format, these readers are on par hardware-wise  with what the others do, and outside of the US, I'm not sure how well they'll do. 

Shit, it cuts !
But the "tour de force" is that in the US, Amazon can now use this "Special Offer" as a scalpel to practice a "cachectomy" (chirurgical ablation of the cash) by forcing the other competitors to concede lower pricing if they don't want to loose market shares. And of course, while this sponsors subsidized offer doesn't cost much  to Amazon, it allows it to lower its prices 30 to 40 % under equivalent equivalent reader's prices.

And lastly, 30 to 40%, when near symbolical prices such as the 100$ barrier one, it allows one to go way under it, with the $79 Kindle as proof, and the $99 Kindle Touch just under the $100. If they want to compete, the others will need to empty their cash stashes...

Please note that this trick only works in the US for now, but as you know, on the Gillette razors, there may be way more than 2 blades, and I'm ready to bet that Amazon has already prepared blades #3, 4, and 5, ready to ship when necessary.
Some ideas of what they could be :
- Do the same thing, but international, using the US example as a lead to find "Special Offer" foreign partners.
- Prove the X-Ray feature's interest, and show how it's un-adaptable to epub (through software patents ?), using it's dominant position and proprietary format to still enhance it's market share....

But in the meantime, here, in France, we're welcoming Amazon as the "savior", who may finally come and start the ebook market, blocked as it is by the French Publishers.