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Monday, January 2, 2012

Petit bilan lecture de l'année écoulée...

Bon, j'voulais pas l'écrire, et puis je me suis dit que ce n'était pas sympa pour tous ceux qui l'ont fait , ni pour les personnes concernées.

Alors voilà :
Super livres lus : Des tas
Super navets lus : Comme j'avais pas payé grand chose, beaucoup de premiers chapitres, mais aucun jusqu'au bout
Supers copains/copines Twitter rencontrés : Quelques uns, mais de vraies bonnes rencontres
Supers Auteurs Découverts : Quelques uns, mais beaucoup plus que sans liseuse.


Allez, celui là je le décortique un peu :

[Anglais]Andrea K Höst * (http://www.andreakhost.com/) auteur de la trilogie YA SF Touchstone, et de quelques autres très bons (et plus adultes) romans de Fantasy

[Anglais]Michael J. Sullivan (http://www.riyria.blogspot.com/) auteur de Riyria Revelation (bientôt traduit en Français et diffusé par Milady/Bragelonne)

[Anglais]Debora Geary (http://www.deborageary.com/), auteur de la série des Sorcières Modernes

[Anglais]Nathan Lowell * (http://solarclipper.com/ et http://www.lammaswood.com/) un auteur de SF (Solar Clipper) et Fantasy (Tanyth Fairport), qui raconte les aventures extraordinaires de gens ordinaires (ou le contraire).

Jeff Balek * (http://jeffbalek.com/ ) Un virtuose des phrases courtes et précises, auteur entre autre du Plup, du Waldganger, de Macadam Gonzo ...

Pauline Doudelet * (http://www.paumadou.com/) Allez, là j'avoue, j'accroche beaucoup plus à ses histoires courtes ou divertissantes qu'à ses oeuvres plus travaillées. Elle le sait, et j'espère qu'elle ne m'en veut pas ;)

Les auteurs marqués d'* sont dispo actuellement dans les meilleurs crèmeries (sans DRMs, sans Amazon), mais j'aime énormément les autres quand même !

A noter que TOUS ces auteurs sont (ou ont été) auto-publiés (ou pure-player publiés), qu'au moins un tiers d'entre eux vivent de leur plume grâce à la lecture numérique, et que je ne les aurais jamais découverts sans les ebooks !

J'ai quelques pistes pour cette année, on verra où elles me mèneront ;-)

J'ai peur que mon choix de me passer d'Amazon ne me "coute" trop en terme de non-découvertes l'année prochaine, qu'elle ne me privera trop, et ma seule résolution #lirenum pour l'année sera de rester fort et de m'en tenir à cette décision !

Tuesday, November 15, 2011

Le droit d'auteur et moi

Un beau jour (ou peut-être une nuit ?), j'ai pris conscience que l'auteur avait des droits et que je devait cesser de les bafouer.

Oh, ça faisait longtemps que je savais que c'était interdit, qui si je voulais quelque chose de payant, il fallait payer pour l'avoir.
Ca faisait longtemps aussi que j'avais fait l'expérience (pour le moins désagréable) d'être pris la main dans le sac par les autorités (en l'espèce c'était le gadget PIF dans la poche par le directeur de la superette du coin).
Mais ce n'est que ce jour là que j'ai compris que j'avais tort.

Bon, je raccourcis un peu, ça m'a pris plus d'un jour. C'est venu progressivement, au fur et à mesure que je m'indignais des indignités que d'autres faisaient aux logiciels libres...

Déjà, il faut dire que je me suis intéressé (un peu) à Linux (un OS "alternatif" à Windows, gratuit/Open-source), plus en tant qu'observateur qu'utilisateur. Il faut dire que si j'admire ce que Microsoft a fait de certains produits, je désapprouve viscéralement tout ce que cette société représente, ainsi que tous les coups bas qu'elle a donné (et continue de donner). Du coup, Linux, en tant que "petit David" face à ce Goliath de l'industrie me plaisait beaucoup.

Tout d'abord l'affaire "SCO/Linux", lorsque quelqu'un a décidé, sans preuves aucunes, de demander du pognon à TOUS les utilisateurs de Linux. Le genre que dans les films on voit des gangsters avec des jolis costards (coïncidence ?) proposer de "protéger" un commerce florissant.

Quelques années plus tard, (et moi à encourager Linux), à force de parcourir Groklaw, je commençais à comprendre que si je défendais le gratuit, il faudrait aussi défendre le payant...

Puis il y a eu cet autre épisode, où un logiciel open-source que je suivais a été "plagié" dans un jeu commercial. Indignation de ma part puisque j'avais contribué (très marginalement il est vrai), mais surtout pour le compte du "mainteneur" du projet. L'affaire a été réglée après négociations discrètes, et a été sans doute le déclencheur d'un changement de licence du logiciel, vers plus d'ouverture encore.

Alors, ces principes nouveaux, appliqués aux logiciels, il a bien fallu que je les applique aux livres.

Petit mise en évidence tout de même : c'est grâce à des gens respectueux des usagers finaux des produits que j'ai acquis le respect des gens qui créent, et par opposition ferme avec les gens qui abusent de leur position pour essayer d'extorquer de l'argent ou de grappiller du "territoire" sur le dos de ces clients...

Je ne suis qu'un individu parmi d'autres, et je suis sur d'être un peu exceptionnel dans ce parcours vers le respect du droit d'auteur, mais je pense que la conclusion sera fréquemment celle-ci : au lieu de taper sur les client et de raboter le produit qu'ils leur vendent, les ayants droits feraient mieux de PROUVER qu'ils méritent le respect et la rémunération pour la part qu'ils ont dans la création et la distribution de celles-ci.

Thursday, November 3, 2011

le NaNoWriMo vu par Jim C Hines

Jim C. Hines est un auteur "midlist" américain, de Fantasy surtout, dont une des série est traduite en Français (http://www.amazon.fr/Princesses-mais-pas-trop-lenl%C3%A8vement/dp/2362310140/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1320335728&sr=8-1).


J'aime beaucoup suivre son blog, où il traite beaucoup de sujets divers, avec à la fois humour et gravité (c'est selon, et parfois les deux simultanément). Alors quand un de ses billets donne écho à une discussion de ce matin sur le NaNoWriMo, je ne peux pas m'empêcher de le traduire !


Original : Q&A on NaNoWriMo



Faites vous le National Novel Writing Month cette année, Jim?
J'ai déjà fait des "challenges d'écritures"  (Novel Dares) auparavant, et deux fois finis des romans d'environ 80 000 mots en un mois, mais mon emploi du temps ces jours ci me garde fermement sur un rythme de un livre par an.

Comment comparez-vous le "NaNoWriMo" à la vraie écriture ?
Et bien, vous voyez, les "vrais" auteurs s'assoient et mettent des mots sur des pages. Alors que tout ce que font ces hurluberlus du NaNoWriMo, c'est mettre des mots sur des pages. Comment pourrais-t-on donc comparer les deux ?

Cela ne vous  gène t'il pas trop que des centaines de milliers de gens chaque année, traitent votre carrière, ce travail idéal pour lequel vous avez travaillé depuis 16 ans, comme une sorte de jeu ?
Ecrire un livre est une formidable réussite. Peu des gens qui font le NaNoWriMo deviendront des écrivains professionnels, mais pourquoi devrais-je m'en soucier ? Entendez vous des joueurs de football professionnels se plaindre que des partie de foot informelles après l'école nuiraient à la FIFA ? D'où tirez-vous ces questions débiles ?

Désolé. Croyez-vous possible d'écrire un bon roman en trente jours ?
Oui. Je ne connais que très peu de gens qui en sont capables, mais c'est certainement possible. Je connais un auteur qui a écrit et vendu un roman à un grand éditeur en moins d'une semaine. Dans la plupart des cas, cependant, ce que vous obtenez après un NaNoWriMo est un premier jet. Et si vous êtes un minimum comme moi, finir ce premier jet n'est que la première partie du processus.

Mais cette objectif de quantité plutôt que sur la qualité n'est t'il pas mauvais ? A enseigner aux participant à n'écrire que des déchets ?
Qu'y a t'il de mal à écrire des déchets ? Mes premiers jets en sont pleins. C'est à ça que servent les reprises.

Eric Rosenfield dit que l'attitude du NaNoWriMo est "répugnante" dans sa globalité, et pollue le monde de quantités de romans jetables (one off ?) par des gens qui ne s'intéressent pas vraiment à l'écriture.
Comme nous le savons, les romans jetables sont un vrai problème, et j'espère que l'Agence de Protection de l'Environnement va prendre des mesures pour nous protéger de ce problème grandissant avant qu'il ne soit trop tard. Je me souviens en décembre dernier quand je suis rentré chez moi pour constater que des milliers de participants au NaNoWriMo étaient rentrés par effraction le sol était jonché des pages encore chaudes de leurs manuscrits. Un cauchemard. Mes pieds sont encore converts de cicatrices dues aux coupure du papier, et un des chats n'a toujours pas été retrouvé. N'ecoutez pas les gens qui nient la pollution par les romans. Lisez la recherche sur le sujet et appellez dès aujourd'hui vos représentants parlementaires !

Et puis, si les gens ne s'intéressaient pas à l'écriture, ils n'écriraient pas !

Bon, et à propos du billet de Keith DeCandido, dans lequel il dit que le NaNoWriMo n'a rien à voir avec l'écriture d'histoire; qu'il enseigne le professionalisme et les délais, et l'importance d'avoir ses fesses dans une chaise ?

Je crois qu'il a raison sur l'importance de l'auto-discipline, sur s'assoir et écrire, au lieu de juste en parler.
Le professionalisme ? Je ne sais pas ce que ça veut dire.

Très bien, alors, le but du NaNoWriMo, c'est quoi ?
Le site dit que le but est que des gens essaient d'écrire 50000 mots en un mois, mais en réalité, c'est de donner à des auteurs "professionnels" comme moi l'opportunité de donner leur Très Importante Opinion.

Un dernier conseil, Monsieur V. I. Auteur ?
Le processus de chacun est différent. Ne vous inquietez pas de ce que disent les autres. Découvrez ce qui marche pour vous, et amusez vous.

Et quand vous aurez fini, prenez le temps de regarder des sites comme "Writer Beware" pour vous assurer de ne pas vous faire arnaquer? Il y  un grand nombre de gens sans scrupules pressés de prendre votre argent. Ne leur donnez pas.