Non, vous ne rêvez pas ! C'est bien un des ouvrages de la rentrée littéraire 2012 que vous voyez dans le titre ! C'est bien "Autobiographie des Objets" de François Bon.
Moi-même je n'en reviens pas. Pour autant, en ferais-je une critique littéraire ? Certainement pas. Une chronique de lecture tout au plus.
Déjà, avant de vous parler du livre, je vais vous parler de François Bon. Enfin de ce que je connais de lui : son travail et sa passion. Passion pour les livres, pour les mots, aussi pour les auteurs, et peut-être pour le numérique. Tout ça je l'ai découvert par son travail chez publie.net, un des éditeurs "pure-players" qui tentent depuis longtemps de défricher l'espace du livre-numérique en français, bien avant l'arrivée des "Gros éditeurs", ou industriels de la librairie et de la distribution culturelle.
Il faut aussi que je vous dise qu'il m'a donné un accès "Service Presse" à sa collection, dont j'use finalement assez rarement, mais avec grand bonheur, comme par exemple quand j'ai lu Baby Foot, de Thierry Crouzet. Ce livre-ci ne fait pas partie du Partenariat, et je l'ai acheté, comptant le partager avec ma mère, bien plus littéraire que moi.
Et puis encore une petite digression pour indiquer que si j'ai mis "pure-players" entre guillemets, c'est déjà parce que le terme est anglais, et d'autre part que publie.net s'est récemment diversifié en démarrant http://publiepapier.fr, où les livres issus de la collection publie.net sont imprimés (à la demande), avec en "bundle" un code permettant l'accès la version numérique. Oui, tout le monde en parle, tout le monde l'espère et ça y est. Et en bonus spécial, c'est compatible du prêt en bibliothèque... OOOUUFFFFF ! C'est bon, mangez-en !
Bon, ça y est, le préambule est passé, on va passer à un petit plat de résistance : le livre.
Alors, cette Autobiographie des objets ? C'est en fait une pêche aux souvenirs. L'auteur sélectionne dans sa vie des objets, et pour chacun invoque les souvenirs et réminiscences s'y attachant. Derrière eux resurgissent souvent des anecdotes bien sûr, mais aussi des émotions, des odeurs, des envies diffuses, des jeux, cris et rires d'enfants. Tout en pudeur, habilement effleurées par les objets, mais rarement de front, on devine aussi les contours de sujets évités, peurs, douleurs ou tabous.
Si j'ai aimé ce livre, ce n'est pas tant pour ce qu'il dit (même si j'y ai découvert une enfance "provinciale" loin dans le passé et de ma banlieue Parisienne) que pour tous les échos que ces objets ont fait resurgir de mon histoire personnelle. Pour certains de ces objets, des rappels de ceux que je découvraient chez mes grand-parents, identiques ou se rapprochant de ceux décrits, et du coup mes propres émotions dans ces moments de découvertes. Et puis encore un autre écho, de sélection à mon tour d'objets de mon enfance, l'envie de les convoquer à mon tour pour tirer à la surface ces morceaux de ma vie.
Processus fractal ? un début en tout cas. Un feu d'artifice de souvenirs en fait, chacun en appelant d'autres.
4 étoiles et demi, n'entachant le 5 que des DRMs et de la déception d'un prix peut-être moins équitable que dans mes lectures "indépendantes".
Welcome to the E-Reading and RayTracing Blog. This blog covers my reactions, thoughts and discoveries about my two hobbies (Science Fiction Reading, and Real-Time Ray-Tracing), but may also possibly contain my ramblings on other subjects ... Posts may be in French or English, depending on the content...
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Sunday, September 2, 2012
Monday, June 25, 2012
Trois livres autour de l'auto-publication
Voilà, en quelques jours, j'ai lu 3 livres (en Français) sur l'auto-édition. Enfin, plutôt 2 et quelques, mais je vous en dirais plus à ce sujet plus tard. Pour deux d'entre eux, c'est plutôt du hasard si je les ai lus simultanément, et pour le troisième, c'était en fait pour compléter mon tour d'horizon.
Le premier livre lu est "Passons au Numérique" de David Gaughran, (5$) qui est la traduction Française d'un très bon livre (que j'avais déjà lu à sa sortie en anglais). Ce livre se décompose en trois grosses parties : Pourquoi s'auto-publier, comment s'auto-publier, témoignages d'auteurs auto-publiés. A cela s'ajoutent quelques annexes. Si il couvre très bien les 3 sujets principaux, c'est surtout un très bon panorama, permettant de se faire une idée assez globale des choses. Le livre est aussi assez partial pour l'auto-édition, mais sans passer dans l'évangélisme à tout prix.
En fait, outre quelques erreurs mineures, son principal soucis est d'avoir été écrit il y a déjà un an, et d'un point de vue anglophone. Il n'a ni été mis à jour, ni vraiment "localisé" dans le marché Français. A vrai dire, il me fait un peu l'effet d'un "oracle" qui préparerait le terrain pour un décollage de l'offre auto-éditée en France, en anticipant le marché français avec l'expérience US. Pour autant, à mon avis, une lecture "fortement recommandée" pour ceux qui essaient de comprendre le marché de l'auto-publication, ou envisagent de s'y lancer. 4 étoiles
Second livre : "Le Guide de l'auto-publication en numérique" de Jiminy Panoz (2€) . Celui_là je l'avais lu il y a quelques temps déjà, et je voulais me le relire pour "comparer" avec le précédent. En fait, on retrouve un peu le même découpage (motivations, comment, témoignages etc.). Par contre, il est plus "concret", un peu moins "idéologique", bref plus pratique. il manque aussi un peu de mise à jour, mais est aussi un peu plus (mais c'est toujours pas ça) centré France. Quelques erreurs également, mais rien de critique. Pareil, 4 étoiles.
Edit: Dans ce commentaire sur le site de Sediter, Jiminy Panoz indique qu'il travaille à une mise à jour du livre et qu'il vaut mieux attendre la mise à jour à venir plutôt que d'acheter celle-ci.
Avec ces deux là, ça vous fait un budget d'un peu moins de 7€, que je recommanderait tous deux (et ensemble puisque les points de vue sont finalement assez complémentaires) les yeux fermés à qui envisage de se lancer dans l'auto-publication, ou souhaite même juste s'informer.
Troisième livre : "Ecrivains, réveillez-vous" de Stéphane Ternoise (3€). A la fois le titre et le plan du livre (tel que présenté) m'ont semblé globalement assez proche de mes préoccupations du moment (voir les "machiavelleries" et autres "boulettes" dans mes billets récents). Bon, j'avoue, la couverture m'a pas mal rebutée, le résumé n'inspirait pas vraiment confiance dans la qualité du texte(dans son style surtout), mais je me suis dit que le fond pourrait rattraper la forme... Je me trompais. Même si je suis sûr que dans le fond l'auteur propose une analyse et des opinions qui correspondent assez bien aux miennes (sur ce sujet), TOUT était fait pour bloquer une lecture correcte : Le formatage loin d'être ne serait-ce que marginalement acceptables, des erreurs trop nombreuses pour les recenser (pas abominable tout de même, mais clairement mal relu), une prose assez indigeste, un plan mal fichu...
C'est simple, j'aurais cru voir un de mes billets, (mais en 10-30 fois plus long), un de ceux que j'aurais posté sans le relire, foutu en vrac dans un fichier, formaté à la va-vite. Même les méta-données sont mal renseignées ! Je ne dis pas que j'aurais pu faire mieux, mais je ne fais pas payer 3€ à mes lecteurs.
C'est simple, je ne l'ai pas lu jusqu'au bout. A supposer que le reste est dans la lignée de ce que j'ai lu, je mettrai 1 étoile et demi, le demi correspondant aux idées qui sont masquées par le livre au lieu d'être présentées et exposées par lui.
L'ironie, c'est que si ce livre avait été écrit en suivant les indications des deux premiers, je suis persuadé que je l'aurais recommandé chaudement pour sa vision de la "bataille" auteurs-éditeurs qui fait l'actualitté récente.
Mais non, il est l'anti-exemple parfait de ce que doit faire un auto-publieur.
Note : Full Disclosure : J'ai acheté la version anglaise de "Passons au Numérique" et ai aidé un peu l'auteur à rentrer en contact avec deux auteurs français pour sa partie témoignage. En remerciement il m'a envoyé cette version française, que je n'ai donc pas payée. Pour autant, je n'ai pas d'intérêt de quelque ordre que ce soit dans son succès, si ce n'est la dissémination des conseils et informations contenues, qui bénéficieront à mon avis à tous.
Pareillement, même si je suis en contact régulier avec Jiminy Panoz, j'ai acheté son livre à sa sortie, et n'ai pas d'intérêt dedans.
Enfin, si jusqu'à présent je m'étais abstenu d'acheter les livres de Stéphane Ternoise, rebuté par son/ses site(s) et les couvertures de ses livres, j'ai jugé que celui-ci pouvait être celui que j'aurais le plus de chance d'apprécier. Je l'ai donc acheté, et à vrai dire je ne regrette pas ce choix, ne serait-ce que parce qu'il confirme mon opinion première.
Note 2 : Je viens de m'apercevoir que ce billet était finalement une "suite" d'un autre que j'avais lu il y a un an chez e-jbb http://e-jbb.net/2011/08/26/3-livres-sur-lauto-edition-disponibles-en-numerique/ et que deux des protagonistes se retrouvent à nouveau face à face. Je comprends également que ça puisse avoir l'air suspect étant donné mes affinité (assumées) avec certains. Pour autant, je pense avoir donné toutes ses chances au livre de Stéphane Ternoise et l'avoir chroniqué de manière impartiale. Les commentaires sont ouverts à toutes opinions (y compris contraires), mais je sabrerais toute intervention qui sortirait des limites de la politesse.
Edit: J'y ai repensé cette nuit et doit ajouter tout de même un élément supplémentaire sur la chronique du livre de Ternoise : j'y ai trouvé des informations que je n'avais pas vues ailleurs, qui semblent (mais je n'ai pas fouillé) fondées. Cela me conforte dans mon choix de mettre la petite demi-étoile...
Edit 2 : Ajout de l'annonce de la mise à jour du livre de JiminyPanoz
Le premier livre lu est "Passons au Numérique" de David Gaughran, (5$) qui est la traduction Française d'un très bon livre (que j'avais déjà lu à sa sortie en anglais). Ce livre se décompose en trois grosses parties : Pourquoi s'auto-publier, comment s'auto-publier, témoignages d'auteurs auto-publiés. A cela s'ajoutent quelques annexes. Si il couvre très bien les 3 sujets principaux, c'est surtout un très bon panorama, permettant de se faire une idée assez globale des choses. Le livre est aussi assez partial pour l'auto-édition, mais sans passer dans l'évangélisme à tout prix.
En fait, outre quelques erreurs mineures, son principal soucis est d'avoir été écrit il y a déjà un an, et d'un point de vue anglophone. Il n'a ni été mis à jour, ni vraiment "localisé" dans le marché Français. A vrai dire, il me fait un peu l'effet d'un "oracle" qui préparerait le terrain pour un décollage de l'offre auto-éditée en France, en anticipant le marché français avec l'expérience US. Pour autant, à mon avis, une lecture "fortement recommandée" pour ceux qui essaient de comprendre le marché de l'auto-publication, ou envisagent de s'y lancer. 4 étoiles
Second livre : "Le Guide de l'auto-publication en numérique" de Jiminy Panoz (2€) . Celui_là je l'avais lu il y a quelques temps déjà, et je voulais me le relire pour "comparer" avec le précédent. En fait, on retrouve un peu le même découpage (motivations, comment, témoignages etc.). Par contre, il est plus "concret", un peu moins "idéologique", bref plus pratique. il manque aussi un peu de mise à jour, mais est aussi un peu plus (mais c'est toujours pas ça) centré France. Quelques erreurs également, mais rien de critique. Pareil, 4 étoiles.
Edit: Dans ce commentaire sur le site de Sediter, Jiminy Panoz indique qu'il travaille à une mise à jour du livre et qu'il vaut mieux attendre la mise à jour à venir plutôt que d'acheter celle-ci.
Avec ces deux là, ça vous fait un budget d'un peu moins de 7€, que je recommanderait tous deux (et ensemble puisque les points de vue sont finalement assez complémentaires) les yeux fermés à qui envisage de se lancer dans l'auto-publication, ou souhaite même juste s'informer.
Troisième livre : "Ecrivains, réveillez-vous" de Stéphane Ternoise (3€). A la fois le titre et le plan du livre (tel que présenté) m'ont semblé globalement assez proche de mes préoccupations du moment (voir les "machiavelleries" et autres "boulettes" dans mes billets récents). Bon, j'avoue, la couverture m'a pas mal rebutée, le résumé n'inspirait pas vraiment confiance dans la qualité du texte(dans son style surtout), mais je me suis dit que le fond pourrait rattraper la forme... Je me trompais. Même si je suis sûr que dans le fond l'auteur propose une analyse et des opinions qui correspondent assez bien aux miennes (sur ce sujet), TOUT était fait pour bloquer une lecture correcte : Le formatage loin d'être ne serait-ce que marginalement acceptables, des erreurs trop nombreuses pour les recenser (pas abominable tout de même, mais clairement mal relu), une prose assez indigeste, un plan mal fichu...
C'est simple, j'aurais cru voir un de mes billets, (mais en 10-30 fois plus long), un de ceux que j'aurais posté sans le relire, foutu en vrac dans un fichier, formaté à la va-vite. Même les méta-données sont mal renseignées ! Je ne dis pas que j'aurais pu faire mieux, mais je ne fais pas payer 3€ à mes lecteurs.
C'est simple, je ne l'ai pas lu jusqu'au bout. A supposer que le reste est dans la lignée de ce que j'ai lu, je mettrai 1 étoile et demi, le demi correspondant aux idées qui sont masquées par le livre au lieu d'être présentées et exposées par lui.
L'ironie, c'est que si ce livre avait été écrit en suivant les indications des deux premiers, je suis persuadé que je l'aurais recommandé chaudement pour sa vision de la "bataille" auteurs-éditeurs qui fait l'actualitté récente.
Mais non, il est l'anti-exemple parfait de ce que doit faire un auto-publieur.
Note : Full Disclosure : J'ai acheté la version anglaise de "Passons au Numérique" et ai aidé un peu l'auteur à rentrer en contact avec deux auteurs français pour sa partie témoignage. En remerciement il m'a envoyé cette version française, que je n'ai donc pas payée. Pour autant, je n'ai pas d'intérêt de quelque ordre que ce soit dans son succès, si ce n'est la dissémination des conseils et informations contenues, qui bénéficieront à mon avis à tous.
Pareillement, même si je suis en contact régulier avec Jiminy Panoz, j'ai acheté son livre à sa sortie, et n'ai pas d'intérêt dedans.
Enfin, si jusqu'à présent je m'étais abstenu d'acheter les livres de Stéphane Ternoise, rebuté par son/ses site(s) et les couvertures de ses livres, j'ai jugé que celui-ci pouvait être celui que j'aurais le plus de chance d'apprécier. Je l'ai donc acheté, et à vrai dire je ne regrette pas ce choix, ne serait-ce que parce qu'il confirme mon opinion première.
Note 2 : Je viens de m'apercevoir que ce billet était finalement une "suite" d'un autre que j'avais lu il y a un an chez e-jbb http://e-jbb.net/2011/08/26/3-livres-sur-lauto-edition-disponibles-en-numerique/ et que deux des protagonistes se retrouvent à nouveau face à face. Je comprends également que ça puisse avoir l'air suspect étant donné mes affinité (assumées) avec certains. Pour autant, je pense avoir donné toutes ses chances au livre de Stéphane Ternoise et l'avoir chroniqué de manière impartiale. Les commentaires sont ouverts à toutes opinions (y compris contraires), mais je sabrerais toute intervention qui sortirait des limites de la politesse.
Edit: J'y ai repensé cette nuit et doit ajouter tout de même un élément supplémentaire sur la chronique du livre de Ternoise : j'y ai trouvé des informations que je n'avais pas vues ailleurs, qui semblent (mais je n'ai pas fouillé) fondées. Cela me conforte dans mon choix de mettre la petite demi-étoile...
Edit 2 : Ajout de l'annonce de la mise à jour du livre de JiminyPanoz
Friday, December 23, 2011
DRM, l'exception culturelle Française
Hier, Immateriel a publié un billet sur les DRMs : LE DRM SOCIAL DANS LES CIRCUITS PROPRIÉTAIRES.
Comme d'habitude, je suis allé le lire en essayant de comprendre.
Et en fait, j'ai compris, c'est tout simple !
J'avais tout faux, c'est pas le marché Français qui était en retard, c'est les autres. Nous avons la chance d'avoir quelques auteurs, éditeurs, distributeurs, libraires, même des éditeurs papier, qui ont compris que les DRMs ça ne marchait pas et qu'il fallait pas gonfler les clients avec ce truc immonde.
On peut noter aussi que certains, même convaincu de l'inutilité des chaines DRM, sont sans doute tenus par contrat avec ceux qui sont en amont d'eux dans la chaîne de proposer une protection technique, qui n'est du coup pas toujours de leur choix.
Et eux alors ?
Pendant ce temps là de l'autre coté de l'Atlantique, les éditeurs de manière globale s'en foutent, ou estiment que payer à Adobe un max de thune c'est pas grave, que la DRM c'est aussi un moyen de "fidéliser" le client ou de lui revendre 5 fois le même livre... bref que les DRMs c'est de la balle.
Du coup, là où notre "chaine du livre" maison a trouvé, et presque dans sa globalité adopté, le compromis du marquage, de l'autre coté, ils font du blanc ou du noir.
Alors, la FNAC old-school, elle faisait (bon-an mal-an) du marquage, mais comme nos gros éditeurs leur donnaient rien à vendre et que le FNACBook c'était une daube, ça n'a pas marché. Et il faut dire que le public n'était pas encore tout à fait prêt. Et l'arrivée de Kobo en partenaire FNAC, c'est l'arrivée d'un Américain, qui sait faire du marketing, du matériel, mais ne sait pas faire de marquage, et après tout n'en a rien à faire.
Pareil, Amazon, ils ont certes défoncé la porte du marché numérique, et fait enfin rentrer le public avec eux, entrainant enfin dans leur sillon les éditeurs, mais ils ne savent pas faire le marquage, et ils s'en contrebalancent pas mal aussi.
D'un autre coté, nos petits français, Immateriel, Feedbooks, Bookeen, et bien, le marquage, ils savent faire. Pour certains (Immateriel par exemple), le multi-format aussi.
Mobilisons nous !
Alors, pour le coup, acheter Français, chez un e-libraire Français, ce n'est pas un acte de protectionnisme, mais surtout un acte de soutien à ceux qui ont tout compris !
Et tant pis pour le coté pratique de l'éco-système fermé d'Amazon ou Kobo.
La réponse à donner à ces gros acteurs américains ? Éduquons nos lecteurs, auteurs, éditeurs, libraires, blogueurs, qu'ils soient français ou étranger, pour qu'ils refusent (clients) ou renoncent (auteurs, éditeurs) aux DRMs, quitte à faire le compromis du marquage.
Bref, éduquons les mastodontes américains, montrons leur que ce n'est pas parce qu'ils sont partis en avance qu'ils ont raison sur tous les points.
Remarques : Il y a encore des trucs qui me dérangent quand même :
- Pourquoi pas d'affichage des DRMs chez Amazon.fr .it .es ?
- Le marquage, c'est bien, sauf quand c'est envahissant ! Je pense que si ce n'était "visible" au lecteur qu'en un endroit unique (quitte à être planqué discrètement dans le code à plein d'autres endroits), ce serait suffisant pour expliciter le coté "personnel" du livre, sans pour autant nuire à l'immersion dans la lecture comme ce que je vois sur certains livres en début./fin de chapitre.
Comme d'habitude, je suis allé le lire en essayant de comprendre.
Et en fait, j'ai compris, c'est tout simple !
J'avais tout faux, c'est pas le marché Français qui était en retard, c'est les autres. Nous avons la chance d'avoir quelques auteurs, éditeurs, distributeurs, libraires, même des éditeurs papier, qui ont compris que les DRMs ça ne marchait pas et qu'il fallait pas gonfler les clients avec ce truc immonde.
On peut noter aussi que certains, même convaincu de l'inutilité des chaines DRM, sont sans doute tenus par contrat avec ceux qui sont en amont d'eux dans la chaîne de proposer une protection technique, qui n'est du coup pas toujours de leur choix.
Et eux alors ?
Pendant ce temps là de l'autre coté de l'Atlantique, les éditeurs de manière globale s'en foutent, ou estiment que payer à Adobe un max de thune c'est pas grave, que la DRM c'est aussi un moyen de "fidéliser" le client ou de lui revendre 5 fois le même livre... bref que les DRMs c'est de la balle.
Du coup, là où notre "chaine du livre" maison a trouvé, et presque dans sa globalité adopté, le compromis du marquage, de l'autre coté, ils font du blanc ou du noir.
Alors, la FNAC old-school, elle faisait (bon-an mal-an) du marquage, mais comme nos gros éditeurs leur donnaient rien à vendre et que le FNACBook c'était une daube, ça n'a pas marché. Et il faut dire que le public n'était pas encore tout à fait prêt. Et l'arrivée de Kobo en partenaire FNAC, c'est l'arrivée d'un Américain, qui sait faire du marketing, du matériel, mais ne sait pas faire de marquage, et après tout n'en a rien à faire.
Pareil, Amazon, ils ont certes défoncé la porte du marché numérique, et fait enfin rentrer le public avec eux, entrainant enfin dans leur sillon les éditeurs, mais ils ne savent pas faire le marquage, et ils s'en contrebalancent pas mal aussi.
D'un autre coté, nos petits français, Immateriel, Feedbooks, Bookeen, et bien, le marquage, ils savent faire. Pour certains (Immateriel par exemple), le multi-format aussi.
Mobilisons nous !
Alors, pour le coup, acheter Français, chez un e-libraire Français, ce n'est pas un acte de protectionnisme, mais surtout un acte de soutien à ceux qui ont tout compris !
Et tant pis pour le coté pratique de l'éco-système fermé d'Amazon ou Kobo.
La réponse à donner à ces gros acteurs américains ? Éduquons nos lecteurs, auteurs, éditeurs, libraires, blogueurs, qu'ils soient français ou étranger, pour qu'ils refusent (clients) ou renoncent (auteurs, éditeurs) aux DRMs, quitte à faire le compromis du marquage.
Bref, éduquons les mastodontes américains, montrons leur que ce n'est pas parce qu'ils sont partis en avance qu'ils ont raison sur tous les points.
Remarques : Il y a encore des trucs qui me dérangent quand même :
- Pourquoi pas d'affichage des DRMs chez Amazon.fr .it .es ?
- Le marquage, c'est bien, sauf quand c'est envahissant ! Je pense que si ce n'était "visible" au lecteur qu'en un endroit unique (quitte à être planqué discrètement dans le code à plein d'autres endroits), ce serait suffisant pour expliciter le coté "personnel" du livre, sans pour autant nuire à l'immersion dans la lecture comme ce que je vois sur certains livres en début./fin de chapitre.
Tuesday, November 15, 2011
Le droit d'auteur et moi
Un beau jour (ou peut-être une nuit ?), j'ai pris conscience que l'auteur avait des droits et que je devait cesser de les bafouer.
Oh, ça faisait longtemps que je savais que c'était interdit, qui si je voulais quelque chose de payant, il fallait payer pour l'avoir.
Ca faisait longtemps aussi que j'avais fait l'expérience (pour le moins désagréable) d'être pris la main dans le sac par les autorités (en l'espèce c'était le gadget PIF dans la poche par le directeur de la superette du coin).
Mais ce n'est que ce jour là que j'ai compris que j'avais tort.
Bon, je raccourcis un peu, ça m'a pris plus d'un jour. C'est venu progressivement, au fur et à mesure que je m'indignais des indignités que d'autres faisaient aux logiciels libres...
Déjà, il faut dire que je me suis intéressé (un peu) à Linux (un OS "alternatif" à Windows, gratuit/Open-source), plus en tant qu'observateur qu'utilisateur. Il faut dire que si j'admire ce que Microsoft a fait de certains produits, je désapprouve viscéralement tout ce que cette société représente, ainsi que tous les coups bas qu'elle a donné (et continue de donner). Du coup, Linux, en tant que "petit David" face à ce Goliath de l'industrie me plaisait beaucoup.
Tout d'abord l'affaire "SCO/Linux", lorsque quelqu'un a décidé, sans preuves aucunes, de demander du pognon à TOUS les utilisateurs de Linux. Le genre que dans les films on voit des gangsters avec des jolis costards (coïncidence ?) proposer de "protéger" un commerce florissant.
Quelques années plus tard, (et moi à encourager Linux), à force de parcourir Groklaw, je commençais à comprendre que si je défendais le gratuit, il faudrait aussi défendre le payant...
Puis il y a eu cet autre épisode, où un logiciel open-source que je suivais a été "plagié" dans un jeu commercial. Indignation de ma part puisque j'avais contribué (très marginalement il est vrai), mais surtout pour le compte du "mainteneur" du projet. L'affaire a été réglée après négociations discrètes, et a été sans doute le déclencheur d'un changement de licence du logiciel, vers plus d'ouverture encore.
Alors, ces principes nouveaux, appliqués aux logiciels, il a bien fallu que je les applique aux livres.
Petit mise en évidence tout de même : c'est grâce à des gens respectueux des usagers finaux des produits que j'ai acquis le respect des gens qui créent, et par opposition ferme avec les gens qui abusent de leur position pour essayer d'extorquer de l'argent ou de grappiller du "territoire" sur le dos de ces clients...
Je ne suis qu'un individu parmi d'autres, et je suis sur d'être un peu exceptionnel dans ce parcours vers le respect du droit d'auteur, mais je pense que la conclusion sera fréquemment celle-ci : au lieu de taper sur les client et de raboter le produit qu'ils leur vendent, les ayants droits feraient mieux de PROUVER qu'ils méritent le respect et la rémunération pour la part qu'ils ont dans la création et la distribution de celles-ci.
Oh, ça faisait longtemps que je savais que c'était interdit, qui si je voulais quelque chose de payant, il fallait payer pour l'avoir.
Ca faisait longtemps aussi que j'avais fait l'expérience (pour le moins désagréable) d'être pris la main dans le sac par les autorités (en l'espèce c'était le gadget PIF dans la poche par le directeur de la superette du coin).
Mais ce n'est que ce jour là que j'ai compris que j'avais tort.
Bon, je raccourcis un peu, ça m'a pris plus d'un jour. C'est venu progressivement, au fur et à mesure que je m'indignais des indignités que d'autres faisaient aux logiciels libres...
Déjà, il faut dire que je me suis intéressé (un peu) à Linux (un OS "alternatif" à Windows, gratuit/Open-source), plus en tant qu'observateur qu'utilisateur. Il faut dire que si j'admire ce que Microsoft a fait de certains produits, je désapprouve viscéralement tout ce que cette société représente, ainsi que tous les coups bas qu'elle a donné (et continue de donner). Du coup, Linux, en tant que "petit David" face à ce Goliath de l'industrie me plaisait beaucoup.
Tout d'abord l'affaire "SCO/Linux", lorsque quelqu'un a décidé, sans preuves aucunes, de demander du pognon à TOUS les utilisateurs de Linux. Le genre que dans les films on voit des gangsters avec des jolis costards (coïncidence ?) proposer de "protéger" un commerce florissant.
Quelques années plus tard, (et moi à encourager Linux), à force de parcourir Groklaw, je commençais à comprendre que si je défendais le gratuit, il faudrait aussi défendre le payant...
Puis il y a eu cet autre épisode, où un logiciel open-source que je suivais a été "plagié" dans un jeu commercial. Indignation de ma part puisque j'avais contribué (très marginalement il est vrai), mais surtout pour le compte du "mainteneur" du projet. L'affaire a été réglée après négociations discrètes, et a été sans doute le déclencheur d'un changement de licence du logiciel, vers plus d'ouverture encore.
Alors, ces principes nouveaux, appliqués aux logiciels, il a bien fallu que je les applique aux livres.
Petit mise en évidence tout de même : c'est grâce à des gens respectueux des usagers finaux des produits que j'ai acquis le respect des gens qui créent, et par opposition ferme avec les gens qui abusent de leur position pour essayer d'extorquer de l'argent ou de grappiller du "territoire" sur le dos de ces clients...
Je ne suis qu'un individu parmi d'autres, et je suis sur d'être un peu exceptionnel dans ce parcours vers le respect du droit d'auteur, mais je pense que la conclusion sera fréquemment celle-ci : au lieu de taper sur les client et de raboter le produit qu'ils leur vendent, les ayants droits feraient mieux de PROUVER qu'ils méritent le respect et la rémunération pour la part qu'ils ont dans la création et la distribution de celles-ci.
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