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Wednesday, December 12, 2012

Billet Invité par Tara Maya : 3 obstacles pour les ebooks à l'international


Parmi toutes les tâches qu'elle a mis sur son attelier pour le mois de novembre (une fiction pour le NaNoWriMo, la rédaction d'un guide pour les auteurs participant au NaNoWriMo, une tournée des blogs pour Wing, le nouvel épisode de sa série "Unfinished Song",  Tara Maya a aussi pris le temps de nous expliquer dans ce billet (traduction by TheSFReader, désolé si imparfaite) sa vision, en tant qu'auteur auto-publiée, du marché international des ebooks.

Depuis notre premier échange, où je lui expliquais mon point de vue en tant que français, sur le même sujet (seulement deux ans depuis ?), beaucoup a changé. L'auto-édition a acquis une certaine reconnaissance aux USA, et les ebooks/ereaders ont enfin démarré en France? Mais aussi bien d'un côté de l'Atlantique que de l'autre, il reste encore du chemin avant que la situation se stabilise complètement à nouveau.

Bon, allez, et si nous lisions ensemble ce que Tara a à nous dire, et nos nous retrouvions après pour en discuter ?

Trois obstacles pour les EBooks sur le marché international.

Il y a trois obstacles important pour vendre des ebooks sur le marché ouvert à l'international.

Barrières technologiques

Vu d'un ordinateur, il ne devrait pas y avoir de frontières internationales. L'Internet est global, mais il y a des problèmes de connexion  avec certains autres pays. Les Etats Unis ont sont le pays où la pénétration des liseuses est la plus importante, avec l'Angleterre environ un an de retard, et les autres pays à la suite.

A terme, la plupart des pays feront sans doute le même saut de livres à liseuses? Les pays du tiers-monde où le livre papier est cher pourraient même passer ditrectement au livre numérique sur le long terme. La pénétration des technologies du livre numérique ont des effets sur les ventes à court terme, mais c'est une bonne idée de vendre les droits internationaux (en gardant les droits UK et US ?) Bien sûr, ça va dépendre e l'auteur, mais sur le long terme, les auteurs doivent présumer que le marché mondial dans sa totalité passera à l'ebook.

Barrières légales

Traditionnellement, les auteurs vendaient les droits de publication de leurs oeuvres séparément à différents éditeurs locaux, pays par pays. Les pays, dans le même temps, assuraient le cadre légal des ventes de livres dans à l'intérieur de leurs frontières. Les deux systèmes se complétaient.

Maintenant, en théorie, les indépendants peuvent choisir de vendre au monde entier en un seul élan, en passant par Amazon, Smashwords, Kobo et autres revendeurs internationaux.

Malheureusement, les lois des différents états continuent d'entraver le commerce mondial.  De nombreux états ont des lois protectionnistes, qui s'appliquent aussi bien aux marchandises en général qu'aux (malheureusement) ebooks en particulier. Plusieurs pays ont des taxes impactant les ebooks (mais pas les livres papier), ou ciblant les vendeurs internationaux, afin de soutenir les entreprises approuvées par le gouvernement.

Un problème plus sérieux dans certains pays  (comme la Chine ou l'Iran) est la censure. Il y a peu, la Chine a adopté une loi bizarre interdisant le voyage dans le temps comme procédé d'écriture dans la fiction. Alors que le dernier film Star Trek me rend presque cette idée sympathique, il est évident que de telles lois sont extrêmement hostiles à la fois au marché libre et au développement de la création.

Barrières linguistiques

Même si la technologie arrivait de manière égale et s'il n'y avait pas de lois protectionnistes ou de censure imposées par les états, une énorme barrière subsisterait pour un auteur qui voudrait vendre ses livres à internationalement. C'est la plus vieille barrière à la coopération intellectuelle : la barrière linguistique.

Les auteurs en langue anglaise ont accès au marché des ebooks à la fois le plus grand et en plus forte progression, et seront sans doute tentés d'ignorer les autres marchés. Les auteurs en Lituanien seront sans doute plus prompts à rechercher à se faire traduire.

Il y a trois solutions possibles à ce problème de traduction. L'une est un logiciel de traduction amélioré, mais ça semble lointain pour l'instant. Les logiciels de traduction automatiques de la génération actuelle ne suffisent même pas à traduire des emails de façon convenable, alors de la littérature...

La seconde est un marché des traducteurs plus accessible. Actuellement, la plupart des traducteurs qualifiés n'acceptent pas de travailler sans garantie de rémunération, et le coût de leur service est bien au delà de ce que peuvent se permettre les auteurs indépendants.

La troisième option serait qu'une grosse compagnie comme Amazon, Google, Kobo ou un nouvel entrant fournisse sa propre équipe de traducteurs (peut-être aidé par du logicil pour rendre leur travail économiquement acceptable), qui proposerait de traduire les livres vendus sur leur site. Ils pourraient ainsi augmenter le nombre de livres à destination du public international, et en conservant les traducteurs en interne, diminuer les risques liés aux traductions sur des oeuvres moins populaires.

En attendant, tout auteur ayant le possibilité de rendre disponible ses livres dans des langues comme le français, le japonais ou l'allemand pourra trouver avantage dans des marchés avec moins de concurrents.

Thursday, August 30, 2012

Les DRMs, qui les demande ?


En commentaire à une des actualittés d'hier, dans laquelle Nicolas Gary tente d'accéder contre vents et marée à un ebook sous DRM, un interlocuteur précise que les DRMs sont souvent à l'initiative des auteurs et agents. C'est un point de vue que j'ai parfois rencontré, et constaté également, dans une faible mesure toutefois. Il est probable que cette différence vienne d'un échantillonnage très différent.

 Pour autant, c'est un peu facile de se retourner sur les auteurs, surtout quand la communication vient d'en haut.

Vous me direz qu'en prenant cette posture, Mr Nourry "protège" ses auteurs en prenant à son compte leurs désidératas.

Mais alors comment expliquer qu'un éditeur demande explicitement à "ses" auteurs de faire pression sur les autres éditeurs le publiant ?

Oui, si les éditeurs expliquent aux auteurs que c'est pour leur bien, matraque à la main, il ne faut pas s'étonner que ceux ci acceptent d'en demander...

Et quand je parle des éditeurs, des auteurs, ou des agents, je ne parle pas d'individus, qui s'expriment parfois à titre individuel contre les DRMs, mais bien du résultat : la plupart des fichiers vendus le sont souvent sous DRM. C'est non seulement dommage, mais clairement contre-productif et contre-culturel, voire (c'est ma théorie) delictogène.

De la même manière, cette incapacité qu'ont certains gros e-libraires à gérer le marquage, qui les "force" à DRMiser plutôt, est une excuse un peu facile. Editeurs, si vous trouvez les DRMs trop invasifs, faites pression sur vos revendeurs pour leur faire implémenter cette solution, imparfaite, certes, mais un peu plus respectueuse des lecteurs.

Edit 16h30: J'ai oublié de convier les distributeurs à cette petite fête : vous aussi vous avez votre rôle à jouer, ne l'oubliez pas !

Saturday, July 7, 2012

Lecture : Le Souffle d'Aoles

Jusqu'à récemment, je n'avais jamais reçu de demande explicite de faire une chronique de lecture d'un livre qu'on m'envoyait. J'ai eu souvent des "Service-Presse" (exemplaires gratuits) suite à mes demandes, ou des accès SP par des éditeurs que je connaissait, mais le message d'Alan Spade me demandant explicitement si j'étais intéressé par les deux volumes de sa série "Le Cycle d'Ardalia" était nouveau pour moi.

J'ai à vrai dire l'habitude de "piocher" ma lecture dans un tas, et cette proposition était assez nouvelle pour moi. Je lui ai donc répondu que j'acceptais de lire le premier, tout en le mettant en garde que je serais "sans pitié", et même ne garantissait aucune chronique.

Malgré mon mail épouvantail, il m'a envoyé le premier volume "Le Souffle d'Aoles". Et j'en ai fait la lecture.


Vous allez voir, l'intro est presque aussi longue que mon commentaire, désolé...

J'aime les livres qui dépaysent, et j'ai été servi. Si le parti-pris original de faire des héros presque (mais pas totalement) humains m'a surpris au départ, il s'est révélé tout à fait justifié par le choix de baser une part bien plus importante à d'autres sens que la vue. De même, les paysages grandioses, et sauvages, cette omniprésence de l'air et du vent ont tout fait pour me projeter dans un univers différent. L'action, fréquente mais pas trop, est bien menée et bien écrite, les personnages pas inintéressants. On sent que l'univers a été pensé et réfléchi...

Ce livre plutôt pour ados a tout ce qu'il faut, du début à la fin... sauf un détail : le personnage central est un peu fade. Jeune et impétueux, il aurait pu faire un nouveau "d'Artagnan". Sauf qu'il est constamment bridé, soit par ses mentors et alliés, soit par le "destin" qui ne le récompense pas dans ses initiatives. Si l'intrigue avance, c'est il me semble plus par les autres personnages que par lui-même. Je ne peut même pas dire qu'il est passif, il est moteur. C'est juste que ce n'est pas lui qui fixe la direction. Je pense que les ados (et moi) préféreront de manière générale un personnage plus "directif".

Heureusement, cette tendance s'estompe à la fin de ce premier volume, ce qui laisse présager un second bien meilleur. Pour autant, malgré tout les bons cotés de ce livre, je ne pense pas lire la suite.

Trois bonnes étoiles pour un livre honnête. Sans vraiment plus. Et une salutation à l'auteur pour le courage de passer outre mon mail "cerbère"...

Saturday, April 14, 2012

Transparence ... Les livres et mes chroniques

Hier, François Bon m'a donné un accès "Presse" à l'ensemble du catalogue de Publie.Net. Je compte faire aujourd'hui une critique d'un des livres de cette maison d'édition,comme j'en ai fait d'autres. De la même manière, d'autres auteurs ou éditeurs, indépendants ou non, peuvent me donner accès à leur livre gratuitement.


Qu'on soit clair : sauf exceptionnellement, si un livre ne me plait pas, il est très probable que je n'aille pas au bout, et/ou que je ne me donne pas la peine de le chroniquer. Dans ces conditions, vous constaterez sans doute que je met des notes plutôt bonnes, y compris sur les livres obtenus gratuitement.

Mais en déduire que c'est parce que je les ai obtenu gratuitement que je les chronique et les note bien serait clairement une erreur ! Si je les note bien, c'est parce qu'ils m'ont plu, dans le cas contraire, ils ne seraient pas présents (ou mal notés).

Dans tous les cas, je vais tacher d'indiquer dans chacun de mes billets par quel biais j'ai obtenu le livre. Si j'oublie, n'hésitez pas à me rappeler à l'ordre !

"La théorie du genre" par André Delauré

J'avoue, ça fait déjà quelques semaines que je l'ai lu celui-là, et je n'ai pas pris le temps de le chroniquer de suite. Du coup, c'est à travers le brouillard des souvenirs que je le revoie. Et ce sont ces souvenirs que je vais coucher sur le clavier.

J'ai téléchargé "La Théorie du Genre" très rapidement après mon abonnement à NumerikLivres chez Immateriel.
A vrai dire, c'est la couverture, très réussie, qui m'a fait craquer.



Comme vous le voyez, c'est Hamilton, "un" souris (il est très à cheval sur les mots), le narrateur. Hamilton est donc un souris, amoureux des langues et curieux des humains. Le français ne lui pose pas de problème, même si de nombreuses expressions lui semblent étranges, voir incompréhensibles. Tout le long du livre, le voilà, spectateur bien volontiers, qui décortique à la manière d'un anthropologue limite voyeur un vaudeville bien humain...

La distance et l'humour (vous savez sans doute maintenant à quel point l'humour joue dans mes choix littéraires) n'occultent pas la dimension satyrique dudit vaudeville, qui met face-à face machisme et féminisme sous l'oeil intrigué de ce cher rongeur.

Pour résumer ? J'ai adoré ! Juste un petit peu moins de 5 étoiles, parce qu'au final, j'en voulais encore ...
Allez va, 5* complètes ...

Saturday, March 24, 2012

Pluie de corps par Pauline Doudelet

Jusqu'à présent, Pauline Doudelet (@Paumadou sur Twitter) a écrit surtout deux types d'oeuvres : des histoires plutôt "récréatives", et des romans plus introspectifs et ambitieux au point de vue littéraire.

J'avoue, j'apprécie bien plus ses oeuvres appartenant à la première catégorie, particulièrement ses "Petits meurtres à Paris", mais également les "Histoires de Zombies Bretons".

Ca tombe bien, Pluie de corps (publié par NumerikLivres et non pas auto-édité comme habituellement) fait partie de cette catégorie. C'est, comme Petits Meurtres à Paris, plus une nouvelle qu'un roman, mais comme celui-ci c'est le bon format pour cette histoire.

Au fil de la lecture, nous suivons les enquêtes d'un inspecteur de police, Henri Lefèvre, confronté à une vague de suicides sans précédents, à un subordonné passionné, mais pas forcément futé, à un chef très ... con.

Le livre pourrait relever du roman noir, même la présence féminine,  sulfureuse à souhaits, est présente, mais l'écriture et l'humour grinçant de l'auteur la font passer au filtre d'un bad-trip. Le résultat est au final réjouissant et inventif ... Je lui met 4 étoiles, sans soucis.

Je sais que Pauline Doudelet a prévu une suite à "Petits meurtres à Paris", que j'attends avec impatience. Il faut bien dire que si elle en prévoyait une pour "Pluie de corps", je l'attendrais autant.

Wednesday, March 21, 2012

Lecture anglaise : The Galactic Mage par/by John Daulton (updated)

Bilingual post, French first, then English.

Billet Bilingue, Français d'abord, Anglais ensuite.

Participation au Défi lire en anglais : I read in english. 

The Galactic Mage par/by John Daulton


English

I received this book as a gift from the author, as it was difficult to obtain through legal and non Amazon channels.



For a change, I won't present the story this time, but invite you to check out the video trailer here under instead...



The story is set up in the classical technique with distinct and separate point of views (Altin's and Orli's) which finally converge at the end in one single story.

While I thoroughly enjoyed Altin's part, with it's baroque careless magic, which reminded me some of Jack Vance's "The Eyes of the Overworld", Orli's part held much less appeal to me, until their reunion. Not that her personality wasn't interesting, or the writing style that different, but the ship's dynamics didn't feel as good as what I usually read in my many Military SF reads.

It may have been an intended stylistic effect by the author, to contrast the technological part of the story with the magical one, but the spaceship's austerity really held me back. While I didn't skip those passages, as I sometimes do, I must say that I was eager to go back to Altin.

Update: after mail discussion with the author, he confirmed the he indeed had intended for Orli's POV to be depressing and overall unhappy, which I think explains why I didn't enjoy them that much. It won't change my note though, since it was based on my feelings when reading.

Oh yes, the magical side, the intriguing Curse of Six, the quiet background, hidden by the rainbow of magical effects and magical theory... That was what held my attention...

A clear 4.5 stars for the magical side, 3.5 for the technological one, for final solid 4 stars.

I must say that I'll wait eagerly for the follow-ups...

Français


C'est l'auteur qui m'a offert ce livre, inaccessible légalement en France en dehors d'Amazon. 



Pour une fois je ne vais pas faire le "pitch" de l'histoire, mais vous inviter à regarder le trailer. (en anglais, j'espère que vous suivrez ;) ).



L'histoire est présentée en suivant la technique classique de points de vues distincts et séparés (celui d'Altin et celui d'Orli), qui finissent par converger.

Alors que j'ai bien apprécié la partie consacrée à Altin, avec sa magie un peu baroque et presque décadente, un peu dans les tons du Cugel l'astucieux de Jack Vance, la partie d'Orli m'a bien moins attirée. Non pas que sa personnalité soit attirante, ou le style d'écriture différent, mais les dynamiques au niveau de la vie à l'intérieur des vaisseaux m'a semblée peut-etre trop superficielle, en tout cas comparée à mes lectures de Military SF habituelles.

C'était peut-être d'ailleurs un effet stylistique voulu et décidé par l'auteur, afin de contraster un aspect technologique aseptisé, mais cette austérité m'a un peu rebutté? Bien que je ne sois pas allé jusqu'à sauter des passages, je dois bien avouer que j'étais souvent préssé de retourner retrouver Altin.

Update: after mail discussion with the author, he confirmed the he indeed had intended for Orli's POV to be depressing and overall unhappy, which I think explains why I didn't enjoy them that much. It won't change my note though, since it was based on my feelings when reading.

Oh oui, le coté magique, cette Malédiction des Six, ce background discret, masqué par un arc-en-ciel d'effets magiques et leur théorie. C'est plus ça qui a attiré mon attention.

Quatre étoiles et demi, largement, pour l'aspet magique, trois et demi pour le coté technologique, qui donnent au final quatre étoiles bien frappées.

J'avoue, je suis pressé de lire la suite.


Wednesday, March 14, 2012

Lecture anglaise : Intruder, par C.J.Cherryh

(Lu pour moi-même, bien sûr, mais aussi pour le défi  I read in english. )

Encore une fois, dans ce 3ème épisode de la série du "Paidhi", nous retrouvons Bren Cameron, traducteur humain solitaire et seigneur Atevi, dans une position délicate, cette fois-ci à essayer de rapprocher des ennemis de longue dates. Simultanément, le jeune Cajeiri, enfant précoce de Tabini, le dirigeant des atevi, gagne en maturité au coeur du Bu-Javid, au sein de la capitale des atevi.




Alors que dans les livres précédents Bren avait du mal dans son travail, faisant des erreurs dans sa comprehension des situations, parfois guidé par ses émotions humaines, il est maintenant décrit comme un diplomate expérimenté, tout à fait au mieux quand il s'agit de travailler avec des personalités difficiles.
Et voilà ma première remarque : Je trouve C.J.Cherryh un peu trop gentille avec lui, à le faire travailler dur, certes, mais sans vraiment le pousser dans ses retranchements. Je préfère quand il a plus de difficultés.

En fait, cette fois, le challenge est chez Cajeiri, dans sa recherche d'une position entre ses parents, qu'il ne connait que très peu, leur futur second enfant, et son/ses aishid (gardes rapprochés). Un challenge qu'il se crée lui même, avec cette fougue et confiance en soi qui lui est propre. Et là encore, même si sa relation avec ses parents donne un nouveau point de vue sur les relations (jusque là inconnue) entre parents et enfants atevi (voire parent/parent), je trouve le challenge un peu trop léger.

Et pour finir, mon dernier regret est qu'on ne voit pas autant cette chère (!!) Illisidi que d'habitude, et pas à son plus fort. Elle me manque un peu, cette Illisidi au caractère cassant et à l'esprit coupant. Nous ne la voyons qu'autoritaire mais agréable.

Je comprends qu'Intruder est le point de départ de cette nouvelle (5ème dans la série) trilogie, et qu'elle réintroduit les livres précédents, mais j'aurais souhaité plus d'action et de challenge, d'initiatives, de menaces physiques, auxquels je me suis habitués dans le reste de la série.

Finalement, une remarque, non pas sur le livre en lui même, mais sir son "édition" et formatage : Je me suis mis à apprécier les livres "indés" et auto-publiés, malgré leur réputation d'être inférieurs, notamment d'un point de vue edition/formattage. J'en aie lu l'année dernière sans doute 40-50.
Même s'il est vrai que quelques uns étaient effectivement mauvais (de l'un, l'autre, voire de ces deux critères), j'en ai lu au moins une vingtaine à la fois mieux corrigé et mieux formaté que celui-là. Quelle honte pour DAW d'avoir publié un livre avec des erreurs pareilles !

Bien que J'AIME l'écriture et les livres de C.J. Cherryh, je ne donnerais pas à ce livre plus de 4 étoiles, 3,5 si je prends en compte les aspects publication.

Thursday, February 16, 2012

Mon libraire

Mon libraire, je ne vais plus dans sa boutique que pour des cadeaux... Et c'était déjà le cas avant de passer au numérique.
C'est triste, je l'aime bien, et toute son équipe agréable et dynamique aussi.
Et serviable avec ça ! Et toujours prêt à venir nous aider à choisir...

Mais c'est là que ça se corse. La SF et Fantasy il ne connait pas vraiment, et c'est pas le genre des autres clients non plus. Alors le rayon SF&F l'est tout rabougri. Alors quand j'lisais encore papier, si j'voulais voir un éventail de possibilités, parmi lesquelles découvrir un nouvel auteur, j'allais à la FRAC. Mais c'est loin la FRAC, de chez moi et de mon travail, alors j'y allais pas souvent. Du coup quand j'avais découvert un auteur bien en fouillant à la FRAC, j'achetais ses autres livres sur Amazoin (oui, à l'époque je n'avais pas tourné le dos à AMZ), et 3 jours après ils étaient dans ma boite aux lettres, tranquilles (et moi aussi).

Depuis, je suis passé en numérique, et ça non plus il connait pas. Et puis les auteurs indés anglo-saxons (en VO) c'est pas son fort. Alors son conseil sur de la SF indé anglaise numérique, j'suis pas persuadé là...

C'est simple, je n'y vais plus que pour les cadeaux pour Mamie et Tatie à Noël. Et puis aussi pour ma fille, parce que là il a du choix qui nous convient.

Ce qui me fait plaisir malgré tout, c'est que si je ne l'aide pas, lui, mon libraire, les auteurs dont j'achète les livres, eux aussi ils sont sympas. J'cause avec eux, j'apprend un peu à les connaitre, et des fois j'les fais connaitre; j'leur donne un coup de pousse. Des fois pour me remercier, ils me filent des bouquins gratos, mais quand c'est pas le cas, j'suis heureux de les payer pour le bonheur qu'ils me donnent. Et j'sais qu'au moins 70% de ce que je paie va dans leur poche, à eux !

Des fois j'me sens un peu mécène, mais à mon échelle. 3$ par ci, 5€ par là. Au final, mon budget n'a pas vraiment évolué, voire même sans doute augmenté. Mais ce que je sais, c'est que le plus gros de ce que je paie va à l'auteur, pas à des "industriels de la culture", des business angels ou des marketeux, et certainement pas aux fabriquants de DRMs.

Et ça, c'est pas triste, ça me plait.

Monday, January 30, 2012

Lecture Anglaise : Witches Under Way par Debora Geary

Oh, je vous vois vous demander si je suis revenu sur ma décision de ne pas acheter chez Kindle et de ne pas supportet Amazon, mais non, mon comité éthique intérieur a déclaré que je pouvais y aller et écrire un commentaire sur un livre écrit par un auteur "Select".

Parce que oui, Debora Geary EST un auteur ayant choisi de participer au programme "Select" et à fournir la grande majorité de sa production exclusivement chez Amazon. Mais avant de le faire, elle a demandé leur avis à ses lecteurs et obtenu leur bénédiction (y compris la mienne). Elle fournit aussi une aide aux lecteurs qui voudraient convertir  des livres Kindle vers le format epub. Et finalement, elle a passé du temps à mettre en place son magasin "Nouveauté", où elle vend pendant une semaine de manière directe chaque nouveauté, avant de la restreindre dans Select.

Je ne sais pas combien de personnes "ont besoin" de ce canal d'achat direct, mais pour moi, c'est le SEUL moyen d'obtenir ses livres tout en respectant mon "voeux". Et me passer de ses livres est preque aussi difficile pour moi qu'atteindre la lune.

Allez, parlons du livre. "Witches under Way" est le volume 2 de la "Trilogie WitchLight", un spin-off de sa série "Modern Witch". Pour en savoir plus, vous pouvez bien sûr aller consulter le site de Debora Geary, mais  ReadingMarmotte a aussi fait une critique des deux premiers volumes sur son blog :
A Hidden Witch 

J'ai aussi "pseudo-critiqué" le premier volume de la série "Witchlight" : Witches on Parole.

Bon, alors "Witches under Way" est la suite de "Witches on Parole", où Lizard et Elsie, deux jeunes sorcières, étaient envoyées chercher un guide auprès de  Jennie (une autre sorcière, bien plus expérimentée), et y trouvaient bien plus que cela. Dans ce second livre, elles continuent d'avancer, de progresser  sous les yeux attentifs de leur guide (et de bien d'autres), afin de se découvrir à elle-même.
Comme d'habitude dans les livres de Debora Geary, des feux d'artifices, des effets spéciaux et des des batailles épiques... du genre domestique. Des gens qui apprennent à se connaître, et qui trouvent en eux même, mais avec le soutien de l'amour des autres, la force de dépasser ce quils croient être leurs limites.

Quand je relis mon dernier paragraphe, je me rends bien compte de combien il peut sembler naïf, sirupeux, écœurant, mais non. D'une manière ou d'une autre, Debora Geary réussit encore une fois à ajouter ses propres ingrédients : de l'humour, des merveilles de chaque instant, des rires d'enfants, des gateaux et des pâtes (pas trop de glace par contre)...
Le résultat est tout simplement... bonheurifique.

Oh, ma note ? 5 étoiles

Première participation au Défi lire en anglais : I read in english.

Friday, January 27, 2012

Les DRMs pour les nuls (vu du côté des auteurs)

Mon avatar est "Lecteurs contre les DRM" mais je réalise que je n'ai pas vraiment d'explications objectives sur ce que sont les DRM, d'où ce billet.
Si vous trouvez des erreurs, n'hésitez pas à me corriger !

DRM (MTP en Français) est l'acronyme de Digital Rights Management (Mesure Technique de Protection). C'est un moyen par lequel les éditeurs essaient de contrôler la manière dont un ebook est utilisé par les lecteurs après achat. Ce qu'il fait, c'est associer le livre que ce lecteur reçoit à son compte, afin que des copies envoyées à quelqu'un sans lui donner accès à ce compte soient illisibles.

Gros problème : Les systèmes de DRM sont cassées aussitôt implémentées, et une fois cassés deviennent inopérants contre des gens "déterminés".
Il suffit qu'une personne casse un système DRM et diffuse la méthode (crack) sur le net pour que quiconque sachant chercher puisse y accéder.
Il suffit qu'une personne ayant accès au Crack et à un ebook DRMisé pour qu'il puisse retirer les DRMs de cet ebook.
Il suffit qu'une personne diffuse sur le net la version crackée de l'ebook pour qu'il soit à disposition --> "piraté".
Voilà, contre les pirates, les DRM ne tiennent pas la route.
Par contre là où ils marchent, c'est contre la copie "ordinaire" : envoyer une copie à un (ou des) ami, à un membre de la famille, faire une copie de sauvegarde...

Outre son inefficacité contre les personne déterminées, ils ont d'autres inconvénients :
- des coûts cachés, puisqu'il nécessitent des logiciels spécifiques pour être gérés.
- ils empêchent les conversions à un format différent, bloquant de ce fait une interopérabilité permettant de lire l'ebook sur une liseuse utilisant un format (ou un système de DRMs) différent.
- parfois, suite à des problèmes techniques, les clients perdent accès aux livres qu'ils ont achetés.
- parfois, suite à l'arrêt du service, les clients perdent accès aux livres qu'ils ont achetés.(http://en.wikipedia.org/wiki/Digital_rights_management#Obsolescence)
- parfois, non seulement le fichier est attaché à un compte, mais aussi à une machine, et en cas de problème matériel peut perdre accès aux livres.
- Certains clients choisissent explicitement (soit suite à des mauvaises surprises, soit pour des raisons idéologiques) de ne pas acheter de livres DRMs ou au moins de prendre en compte ce critère dans leurs achats.  
Et d'autres encore...

Certains auteurs ne connaissent pas ces inconvénients, ou considèrent que leur droit d'auteur les justifie, et que peu de clients connaissent ou tiennent compte des DRM. Ces auteurs choisissent, et c'est bien leur droit, de demander l'utilisation des DRM pour leurs livres.

D'autres considèrent que la copie "ordinaire" est assez négligeable ou assure la visibilité et décident de se passer de DRM.

Il me semble que la plupart es auteurs auto-publiés se passent de DRM, mais encore une fois c'est leur décision.

Sunday, January 22, 2012

Lecture Anglaise : Percepliquis par Michael Sullivan

J'ai commencé à lire la série des  "Révélations de Riyria", par Michael J. Sullivan il y a environ un an. A ce moment là, il était un auteur "indépendant", vendant avec succès ses livres par l'intermédiaire de "Ridan Publishing", une petite maison d'édition indépendante montée par sa femme Robin Sullivan. Quatre des 6 livres prévus étaient disponiblea alors. Je les ai lus rapidement, avant d'acheter dès sa sortie deux mois plus tard le cinquième. Puis ... nous avons appris qu'ils avaient été contactés et avaient décidé d'accepter que la série soit re-publiée, cette fois par Orbit, un "label" orienté fantasy du groupe Hachette.

Cet hiver, nous avons par aileurs appris qu'elle arriverait en France cette année, traduite et publiée par Bragelonne, directement en poche sous le label Milady.

Orbit décida de ne pas vendre la série en 6 livres, mais en 3 :  "Theft of Sword"s, "Rise of the Empire", and "Heir of Novron", mais accepta avec l'auteur de vendre également le livre manquant pour les lecteurs ayant acheté les 5 premiers et voulant finir leur collection.

Percepliquis est ce livre manquant, qui finit le cycle de 6 histoire. Je l'ai acheté le jour de sa sortie et commencait la lecture aussitôt.

J'ai maintenant un problème pour l'écriture de cette critique : non seulement je voudrait éviter de gacher la surprise  pour les lecteurs ne l'ayant pas lu, mais je voudrais aussi éviter de le faire pour ceux qui n'ont pas lu les 5 premiers. Alors je vais en rester aux généralités.

Une fois encore, nous retrouvons Royce et Hadrian, des voleurs extraordinaires, en plein milieu d'intrigues de batailles et d'action. Humour, peines et douleurs, mort, magie et beauté... La vielle et classique recette est là, jusqu'à la dernière mission désespérée pour sauver l'humanité.

Oh oui, vous la connaissez par coeur cette mission désespérée. C'est un tel cliché de l'utiliser dans un livre médieval Fantastique. Avec les archétypes standards : Voleur, Paladin, Moine, Sorcière (Magicienne, idiot!)... Le seul manquant est le tireur de loin. Pas d'archer, pas d'arbalètes. Tout est en combat rapproché...
Sauf pour ces flèches parfaites, arrivées tout droit ... du tome 1 de la série !

Et le voilà le fabriquant de flèches extraordinaire, le magnifique archer : Michael J. Sullivan. Non seulement toutes les flèches tirées au long des 5 premiers tomes atteignent elles leur but, mais voyons parfaitement à quel point leur vol a été précis, comment elles atteignent les buts qu'il a choisi, et avec quel style.

Et même si ce paragraphe précédent laisse à penser que le livre ne fait rien d'autre que finir la série, il faut dire que NON, bien qu'il soit largement préférable de le lire après les 5 précédents, c'est un bon livre même à lui tout seul.

Dans la postface (à lire APRES le livre, mais qui mérite bien d'être lue), Michael J. Sullivan mentionne qu'il a écrit cette série comme il aurait voulu en lire une : du médiéval fantastique "classique", léger et distrayant, d'un niveau adulte mais pas trop sombre. Encore une cible atteinte.

PS : Niveau adulte... mais aussi largement accessibles à des ados, puisqu'il n'y a ni gore ni scènes chaudes.

Première participation au Défi lire en anglais : I read in english.

Ma note ? 5 étoiles

Corrigé pour ajouter des informations sur la sortie en poche chez Milady

Tuesday, January 10, 2012

Lecture Anglaise : Turing Evolved par David Kitson

J'ai découvert ce livre l'année dernière, en passant par le filtrage de Smashwords, en recherchant un ebook de SF, long, bien noté et gratuit (il est "Shareware"). Il était marqué par de nombreux (pour Smashwords) lecteurs avec 5 étoiles, même si la plupart notaient de nombreuses fautes.
Je l'ai lu alors, et l'ait trouvé TRES BON, même si effectivement, il nécessitait l'intervention d'un correcteur.

Aux environ de Noël,un an plus tard, David Kitson l'a re-publié , après une passe de correction "crowd-sourcée" afin de remédier à certaines des erreurs. C'est ainsi que je me suis retrouvé à le lire à nouveau, juste à temps pour le défi de MissBouquinaix, afin de vérifier si le diamant avait effectivement été sorti de sa gangue.




Alors, oui, il y a eu beaucoup de progrès, même si je pense que le livre a encore besoin de l'oeil d'un véritable correcteur. Il n'y a plus que quelques typos, mais l'auteur me semble faire des fautes de concordance des temps. Il semblerait aussi qu'il ait décidé de remplacer de nombreuses virgules manquantes par des "Then", et quelques autres fautes sont encore présentes dans le texte. Alors, même un très gros progrès a été fait sur le texte, il NECESSITE encore des corrections.

Je ne peux du coup pas vraiment commenter sur le style, après avoir été distrait par les nombreuses erreurs, mais peux tout de même commenter sur l'histoire, qui à elle presque seule justifie les 5 étoile qui je lui collerais à la fin de ma chronique.

Donc, ça parle de Jon Carlson, un ancien pilote militaire de "DEMON" (pensez robotech), renvoyé à la vie civile après une bisbille avec l'armée, et sa nouvelle vie de "Samaritain", à aider les gens à revenir de MINDSCAPE (le cybersepace). Ce pourrait être simple,  sans sa rencontre avec Rachel, une ANGEL cyborg, les rencontres avec ses anciens camarades d'unité, les secrets  techniques et militaires, et toutes les autres dangereuses surprises tout au long du livre.



Ici encore, je me trouve coincé, parce que je ne veux gâcher le plaisir de la découverte de qui que ce soit, mais je peux dire qu'il aborde quelques thèmes importants : conscience de soi, conscience (éthique), intelligence artificielle, amour, humanité, responsabilité... Bien que les reflexions autour de ces thèmes soient présnetes, le livre est loin d''être troàp introspectif, et les thèmes majeurs sont étroitement liés dans une action intense et une histoire d'amour.

Voilà un livre qui pourrait sans aucun doute servir de base à un de ces films à grand spectacle hollywoodiens, sans pour autant sacrifier le fond à la forme.


Alors, si vous voulez un livre complètement fini, parfaitement écrit et sans un seul défaut, celui-ci n'est pas pour vous. Par contre, pour peu que vous aimiez la SF, une fois immergé dedans, vous oublierez toutes ces petite imperfections et le prendrez pour ce qu'il est : une Grande histoire, bien digne de ces 5 étoiles !



Lu dans le cadre de ma première participation au Défi lire en anglais : I read in english.

Tuesday, November 15, 2011

Le droit d'auteur et moi

Un beau jour (ou peut-être une nuit ?), j'ai pris conscience que l'auteur avait des droits et que je devait cesser de les bafouer.

Oh, ça faisait longtemps que je savais que c'était interdit, qui si je voulais quelque chose de payant, il fallait payer pour l'avoir.
Ca faisait longtemps aussi que j'avais fait l'expérience (pour le moins désagréable) d'être pris la main dans le sac par les autorités (en l'espèce c'était le gadget PIF dans la poche par le directeur de la superette du coin).
Mais ce n'est que ce jour là que j'ai compris que j'avais tort.

Bon, je raccourcis un peu, ça m'a pris plus d'un jour. C'est venu progressivement, au fur et à mesure que je m'indignais des indignités que d'autres faisaient aux logiciels libres...

Déjà, il faut dire que je me suis intéressé (un peu) à Linux (un OS "alternatif" à Windows, gratuit/Open-source), plus en tant qu'observateur qu'utilisateur. Il faut dire que si j'admire ce que Microsoft a fait de certains produits, je désapprouve viscéralement tout ce que cette société représente, ainsi que tous les coups bas qu'elle a donné (et continue de donner). Du coup, Linux, en tant que "petit David" face à ce Goliath de l'industrie me plaisait beaucoup.

Tout d'abord l'affaire "SCO/Linux", lorsque quelqu'un a décidé, sans preuves aucunes, de demander du pognon à TOUS les utilisateurs de Linux. Le genre que dans les films on voit des gangsters avec des jolis costards (coïncidence ?) proposer de "protéger" un commerce florissant.

Quelques années plus tard, (et moi à encourager Linux), à force de parcourir Groklaw, je commençais à comprendre que si je défendais le gratuit, il faudrait aussi défendre le payant...

Puis il y a eu cet autre épisode, où un logiciel open-source que je suivais a été "plagié" dans un jeu commercial. Indignation de ma part puisque j'avais contribué (très marginalement il est vrai), mais surtout pour le compte du "mainteneur" du projet. L'affaire a été réglée après négociations discrètes, et a été sans doute le déclencheur d'un changement de licence du logiciel, vers plus d'ouverture encore.

Alors, ces principes nouveaux, appliqués aux logiciels, il a bien fallu que je les applique aux livres.

Petit mise en évidence tout de même : c'est grâce à des gens respectueux des usagers finaux des produits que j'ai acquis le respect des gens qui créent, et par opposition ferme avec les gens qui abusent de leur position pour essayer d'extorquer de l'argent ou de grappiller du "territoire" sur le dos de ces clients...

Je ne suis qu'un individu parmi d'autres, et je suis sur d'être un peu exceptionnel dans ce parcours vers le respect du droit d'auteur, mais je pense que la conclusion sera fréquemment celle-ci : au lieu de taper sur les client et de raboter le produit qu'ils leur vendent, les ayants droits feraient mieux de PROUVER qu'ils méritent le respect et la rémunération pour la part qu'ils ont dans la création et la distribution de celles-ci.

Monday, October 10, 2011

Lire Numérique, d'une habitude à un forum

Ca y est... ça me trottait depuis quelques temps dans la tête, et la semaine dernière, après l'annonce d'Amazon pour l'ouverture de Kindle France, ça a fini par s'imposer à moi, alors je l'ai fait : J'ai ouvert un forum consacré à la lecture sur liseuse (lecteur numérique)... Voici une petite présentation (avant que je la mette sur le forum d'ailleurs)

Lire Numérique, c'est quoi ?
C'est un forum destiné à discuter de tout autour du thème des livres numériques. Qu'il s'agisse des livres en eux même, des librairies numériques (ou physiques d'ailleurs), du matériel, du logiciel, des contenus, d'écriture, de marketing, ou même de tout autre chose, Lire Numérique est un lieu de rencontre pour tous les lecteurs s'intéressant du'une manière ou d'une autre aux ebooks.

Lire Numérique, c'est où ?
Actuellement, l'adresse est la suivante : http://lire-numerique.com/forum
Il s'agit d'un serveur partagé. Pour l'instant et tant que les frais de fonctionnements restent raisonnables, nous les prenons à notre charge, et ne mettrons donc ni publicité, ni liens "sponsorisés". Si toutefois les frais de fonctionnement gonflaient, nous pourrions être obligés de reconsidérer cette décision.

Pourquoi ne pas aller sur un autre site ? 
Parce que nous n'en avons pas trouvé de francophone qui fédère tous ces sujets. En anglais, il y a par exemple Mobileread, Kindleboards, mais tous deux sont au moins majoritairement anglophones.

Y a t'il des sujets "tabous" ?
Les deux classiques : "Politique" et "Religion".
Un troisième : le site n'acceptera AUCUN message encourageant à la reproduction non autorisée des oeuvres en dehors de la copie privée. Il va sans dire que tout lien vers un site diffusant des copies "pirates" sera censuré.
Quatrième sujet : même si l'utilisation des DRMs nous semble très contre-productive et inefficace, l'illégalité potentielle des solutions de dévérouillage et de discussions s'y rapportant nous oblige à demander à ce qu'aucun lien ou explication directe concernant ces techniques ne soit donné. Bien sûr, cette "restriction" ne se limite qu'aux aspects techniques.

Si je suis un auteur, ais-je le droit de faire ma publicité? 
Dans le forum, seuls deux endroits sont autorisés pour la publicité : la signature (à condition qu'elle reste non-envahissante), et le Sous-Forum "".
Pour autant, si vous souhaitez rencontrer d'autres auteurs (ou lecteurs curieux de cette facette du livre) pour parler technique, un forum vous est ouvert. Bien sûr, nous ne vous interdisons pas (bien au contraire) de participer à toutes les discussions et à rencontrer les autres lecteurs dans l'ensemble du site.


Si vous avez des questions ou suggestions supplémentaires à ajouter (ou critiques d'ailleurs), elles sont les bienvenues

Friday, September 30, 2011

Amazon et l'Offre spéciale : le rasoir double lame

Le 28 septembre dernier, les annonces de Amazon ont fait l'effet d'une bombe : Premier prix de Kindle à 79$, Kindle Touch à 99$ et Kindle Fire à 199$ ... de quoi dynamiter la concurrence.
Outre le Kindle Fire, qui n'est pas le sujet de ce post, je préfère me concentrer sur les lecteurs à encre électronique : Kindle et Kindle Touch.

Ce n'est que quelques minutes plus tard que l'explication sur les moyens utilisés pour arriver à ces prix est arrivée : Les tarifs donnée concernent les Kindle fournis avec les "Offres Spéciales".
Ce sont ces "Offre Spéciales" que j'appelle rasoir double lame dans le titre. Pourquoi deux lames ?

La première lame
La première lame, c'est l'annonce et le lancement de cette "promotion" sur le Kindle, lancée il y a a quelques mois (plus de détails ici : 
http://actu-des-ebooks.fr/2011/04/12/kindle-inaugure-la-publicite-dans-les-readers/).

A l'époque, il s'agit bien d'une "ristourne" sur le prix de base, en échange de l'envoi de publicités ciblées (et d'offres commerciales) mais non envahissantes sur le Kindle de l'acquéreur.
Bien sûr, tout le monde s'en est offusqué à l'époque, mais pour autant, cette option a permis à de nouveaux consommateurs de rentrer dans le club des liseurs électroniques.
Cela a également permis à Amazon de garder son Kindle attractif face à la concurrence, pendant qu'ils mettaient au point la génération suivante.

Et donc il y a quelques jours, nous voilà avec ...

La deuxième Lame
C'est un véritable tour de magie qu'il nous a fait, Jeff Bezos... transformer une "offre de second choix" en produit de premier plan. S'il avait essayé comme ça de nous vendre son Kindle à 79$ sans que les utilisateurs aient déjà été habitués à ces "Special Offers", il se serait banané, se serait fait huer par les foules en colères !

Non seulement les Offres Spéciales, ce n'est pas "si grave" (cf les pubs non invasives), mais c'est presque une "valeur ajoutée" pour certains acheteurs grace aux coupons de réductions régulièrement injectés par Amazon (même parfois pour des produits de la "Wish List") ! Sur les forums US, je vois des clients ayant remboursé l'achat de leur Kindle en profitant de ces offres, ou au contraire ayant regretté de ne pas recevoir ces promotions après avoir acheté la version plus chère sans Special Offers.

Vous me direz, c'est pas si terrible que ça, d'être rasé gratis...
Pour les clients, non. C'est sûr. Par contre, c'est pour les concurrents que l'hiver va être dur.

D'un point de vue technique, cette nouvelle gamme Kindle n'apporte pas grand chose d'extraordinaire,  à part le X-Ray, mais j'en reparlerai peut-être plus tard. A vrai dire, si l'on regarde bien et si l'on "ignore" les prix Special Offers, ces readers sont très semblables à ce qui se fait ailleurs, au lien avec la librairie Amazon et son format propriétaire près. D'ailleurs, en dehors des US, je ne pense pas qu'ils vont ressortir outre mesure du tas.

Mais ça coupe ce truc là !
Mais le coup de force est justement qu'aux US, Amazon peut maintenant utiliser cette Special Offer comme un scalpel pour effectuer une "cashectomie" (ablation chirurgicale d'une grande partie du Cash) en forçant les autres acteurs à consentir des baisses de prix importantes sous peine de perdre une trop grosse part de marché. Et oui, alors que cette offre, subventionnée par les annonceurs, ne coûte pas grand chose à Amazon, elle lui permet de baisser le prix  de ses lecteurs à 30 à 40% en dessous des équivalents.

Et enfin, 30 à 40%, quand on est proche des barrières symbolique (comme les 100$ par exemple), ça permet de passer bien en dessous, avec pour preuve le Kindle à 79$... et pour 20$ de plus le Kindle Touch, toujours sous les 100$. S'ils veulent s'aligner, les concurrents vont devoir vider leur trésorerie...

Notez bien que ce coup là, il ne marche qu'aux US, mais comme vous savez, sur le rasoir Gilette, il y a bien plus que 2 lames, et je suis prêt à parier qu'Amazon a déjà les lames 3,4 et 5 dans ses cartons, prêtes à sortir si nécessaire. Allez, quelques idées :
- Recommencer le même chose, mais maintenant à l'international, en utilisant l'exemple américain pour trouver des partenaire "Special Offers" à l'export.
- Prouver l'intérêt de X-Ray, et sortir une utilisation en dehors des possibilités de l'EPub (ceci dit, je ne vois pas à part des brevets logiciels comment), profitant de sa position dominante et de son format propriétaire pour asseoir  d'avantage sa position...

Mais en attendant, en France, on espère Amazon comme un "sauveur" qui démarrera enfin un marché du livre électronique bloqué dans les vestiaires par les Sponsors (éditeurs) trop occupés à parier en douce pour sa défaite...
(voir à ce sujet le très bon post de e-jbb : Faut-il suivre le grand méchant Amazon ?)

Allez, rendez-vous le 8 octobre pour compter les lames de ce rasoir ...

Et vous, voyez vous d'autres lames venir ?

Monday, September 26, 2011

C'est quoi un pavé numérique ? Appel à tous !

Quand j'achetais un livre papier, j'avais certaines habitudes d'achat : Je regardais l'auteur, la couverture, le résumé, le "format" du bouquin, son prix...
J'ai transposé la plupart de ces habitudes pour le livre numérique, mais l'électronique nous prive d'un de ces indices : le format.

Lorsque je considère un livre papier, je regarde ses dimensions physiques (taille et épaisseur), et son contenu :nombre de pages, taille de police et espacement. Ça me permet de me faire un idée de la "longueur" et du temps que je passerai à le lire. Je sais d'expérience que je préfère habituellement les livres plus longs, et vais donc privilégier ceux-ci, mais selon les genres et l'envie, peu en choisir d'autres en dehors de ma "zone de sécurité".

Je sais que je suis loin d'être un cas isolé, même si un nombre de lecteurs considèrent au contraire que la longueur d'un livre ne doit pas rentrer en ligne de compte dans son choix. Pour eux, ce qui importe c'est la qualité intrinsèque du texte, avec pour preuve "Le vieil homme et la mer", un chef d'oeuvre plus proche de la nouvelle que du roman.

Dans tous les cas, pour un lecteur, ce critère est difficile à appréhender en numérique : les indices habituels (nombre de pages physique, et formatage) ont perdu leur sens. 
La taille de fichier, trop dépendante des fichiers graphiques/multimédia inclus, est très trompeuse et peut donner lieu à des "filouteries" de la part d'auteurs peu scrupuleux, et peut donc déjà être écartée.
Le nombre de pages physiques peut être manipulé, car sans les informations de formattages (police, mise en page), il ne signifie pas grand chose.
Un "nombre de locations" à l'Amazon est aussi complètement artificiel, et peut être écarté.

L'indicateur le plus "probant" est pour moi le nombre de mots. Vérifiable facilement, pour les textes purs, il relaie complètement la longueur du livre. Par contre, le lecteur a bien plus l'habitude de compter en "pages", et un nombre de mots ne lui dit rien. 

Pour répondre à ce besoin d'évaluer la taille du livre, je proposerai donc à TOUS nos amis "fournisseurs" d'ebooks de converger vers la définition d'une "page d'ebook standard" composée par exemple de 250 mots. 
Je sais que 250 mots est tout à fait arbitraire, mais c'est rond, facile à convertir de mots en pages, et assez proche de ce qui se fait sur papier.

Si tous les fournisseurs (éditeurs, auto-publieur, et/ou détaillants numériques) ajoutaient dans les (méta-)données de description des ebooks ce nombre d'"équivalent pages"(épages/epage), ce serait ca de plus pour les acheteurs...

Dernière note : Et aussi, lorsque vous définissez ce nombre de pages, n'oubliez pas d'enlever TOUT ce qui n'est pas directement lié au livre : Sommaire, bonus (extraits d'autres livres etc...)

Saturday, September 24, 2011

Le relecteur Littéraire

Dans la suite du post précédent, concernant les éditeurs/editors, je suis retombé sur ce blog de J.A.Konrath...
Et n'ai pas résisté au besoin de le traduire.

Le "relecteur littéraire" (acquisitions editor) est la personne chez un éditeur, chargée du contact avec les auteurs, par exemple pour le choix des livres, et les discussions "éditoriales".


http://jakonrath.blogspot.com/2010/09/acquisitions-editor.html

Le relecteur littéraire

Quatrième étage de la Tour Top Branchée, New York
(Auteur est escorté par un Assistant dans le bureau de l'Editeur)


Editeur: Bonjour ! Assistant, peux-tu m'apporter un cappuccino, larme de lait, deux Stevias ? Auteur, voulez-vous quelque chose ?

Auteur: Non, merci.

Éditeur : Installez-vous, je vous en prie.

(Auteur s'installe face au bureau d'Editeur)

Editeur: Je suis heureux de vous dire que nous allons publier électroniquement votre nouveau roman. Escitant, non ?

Auteur: Je suis flatté. Mais il y a quelques points que je ne comprends pas. J'espérais que vous pourriez les éclaircir pour moi.

Editeur: Bien sûr. Je suis là pour vous. Nous sommes partenaires maintenant. Quelle période excitante.

Auteur: Ouais. Bon, tout d'abord, j'essaie de comprendre cette structure de royalties.

Editeur: C'est du standard. Vous recevez 25% des reçus nets.

Auteur: Avec le modèle d'agence, ça signifie que je gagne 7.5% du prix catalogue.

Editeur(radieux): Pas mal, hein ? Si c'était un de ces vieux livres poches démodés, vous ne gagneriez que 8%.

Auteur: Mais les poches coûtent $7.99. Vous voulez vendre mes ebooks pour $9.99.

Editeur: Nous avons déterminé que c'était le meilleur prix.

Auteur: Comment ?

Editeur: Excusez-moi ?

Auteur: Comment avez-vous déterminé le meilleur prix ? Avez vous demandé des études ? Sondé des lecteurs ? Expérimenté avec différents prix ?

Editeur: Nous sommes arrivés à $9.99 en le comparant au prix des livres papiers.

Auteur: Mais les livres papiers coûtent de l'argent à créer. Il y a l'impression et le transport. Et même comme ça, les poches sont à moins de $9.99.

Editeur: Nous suivons juste le marché.

Auteur: En fait, non. Vous déterminez le prix de vente. C'est vous qui positionnez le marché, vous ne le suivez pas. Et $9.99, me semble élevé.

Editeur: Vous devriez nous laisser nous préoccuper de ça. C'est pour ça que nous sommes partenaires. Vous vous concentrez sur  l'écriture, nous nous occupons de la partie affaires. Ca fait parties des services que nous proposons.

Auteur: Quel est ce service, déjà ? Je veux dire, il n'y a pas d'impression, de transport...

Editeur: Vous croyez que ce sont les seuls coûts impliqués pour mettre un livre sur le marché ? (rire forcé) Vous autre auteurs êtes si naïfs.

Auteur : Éclairez moi, je vous en prie.

Editeur: Et bien, nous relisons. Les livres ont besoin de relecture. Nous créons aussi la couverture. Les livres, même émectroniques, ont besoin de couverture.

Auteur: Continuez.

Editeur: La liste est tellement longue que j'ai du mal à tout retenir. Il y a, euh, la présentation catalogue (catalog copy).

Auteur: Vous présentez les ebooks en catalogue ?

Editeur: Ben, non. Mais nous faisons beaucoup de promotion.

Auteur: Comment exactement faites vous la promotion des ebooks ?

Editeur. C'est si nouveau que nous sommes encore en train de le découvrir. Mais nous avons très récemment emmené l'équipe à Seattle pour des réunions sur comment faire la promotion des ebooks. Nous y sommes restés deux semaines. Je crois que nous avons fait de réel progrès.

Auteur: (dans sa barbe) Vous pourriez peut-être faire une réunion pour mieux choisir où dépenser votre argent.

Editeur: Ces réunions auront lieu le mois prochain en Floride. Au Ritz Carlton. On va payer Warren Buffet comme conférencier.

Auteur:(soupirant) Y a t'il d'autres coûts pour mettre un ebook sur le marché ?

Editeur : Il y a la publicité.

Auteur: Vous faites de la publicité pour les ebooks ?

Editeur: On le prévoit, quand on aura le temps. Peut-être sur ce Facebook. Les enfants semblent adorer. On utilise aussi Twitter.

Auteur: Facebook et Twitter sont gratuits.

Editeur: Les publicités sur Facebook sont payantes.

Auteur : Personnellement, sur combien de publicité Facebook avez-vous cliqué ?

Editeur: Aucune. Ces trucs stupides m'énervent.

Auteur: Alors, soyons clairs. Il n'y a pas de prix d'impression, de transport, de stockage, et vous ne faites ni catalogue, ni promotion, ni publicité...

Editeur: (claquant des doigts comme s'il se souvenais de quelque chose)) Nous formattons et téléchargeons aussi les ebooks aux revendeurs.

Auteur: Combien de temps ça vous prends ?

Editeur : Pardon ?

Auteur: Pour éditer un livre, faire une couverture et le formater ?

Editeur: Eh bien, On peut passer deux ou trois semaines sur un titre pour le préparer.

Auteur: Neuf mois.

Editeur: Quoi ?

Auteur: Neuf mois, en travaillant 60 heures par semaines. C'est ce que ça m'a pris pour écrire mon roman. Ca semble un peu plus long et dur que vos trois semaines. Et pourtant, je ne récupère que 1.5% du prix que vous choisissez. Savez vous quel est votre pourcentage ?

Editeur: Comme ça, non.

Auteur: Vous prenez 52.5%.

Editeur: Vraiment ? Euh.

Auteur: Pour moi, ça ne me semble pas juste.

Editeur: Vous ne semblez pas comprendre que vous avez besoin de nous. Sans relecture et couverture...

Auteur (l'interrompant)Disons que vous vendiez dix mille copies. Ce qui, à votre trop grand prix, semble improbable. Mais disons que vous y arriviez. Ça veut dire que je gagne $17 500...

Editeur : Une jolie somme...

Auteur: ... et vous gagnez $52 500. Même si vous n'avez travaillé dessus que trois semaines.

Editeur: Mais vous admettrez que nous avons créé pour lui une couverture du tonnerre.

Auteur: C'est vrai. Mais pour cinquante mille dollars, je parie que je pourrais moi-même acheter une couverture honnête. Je parie que je peux payer un docteur pour réveillez Pablo Picasso de parmi les morts et lui faire faire la couverture.

Editeur: N'oubliez pas la relecture.

Auteur: Combien de temps ça vous prends pour relire un manuscrit ?

Editeur: Pardon ?

Auteur: En heures. De combien on parle ? Dix? Vingt ?

Editeur: Ca peut prendre jusqu'à cinquante heures,  avec de multiples parcours complets, et la "line edit".

Auteur: Combien gagne un relecteur par heure ?

Editeur: Pardon ?

Auteur: Disons 50 dollars par heure? Je trouve ça beaucoup, et aussi que votre estimation de cinquante heures est trop élevée, mais même en prenant ces deux là,, on arrive à seulement $2500. Et d'après le "Artist & Graphic Designer's Market", la couverture devrait coûter aux alentours de $2000.

Editeur: N'oubliez pas le formatage et le téléchargement.

Auteur: Je peux payer un gars $200 pour formater et télécharger le livre. En fait, je peux aussi payer un gars $300 pour la couverture et un relecteur pour faire à la fois le "content" et le "copy editing". Mais vous ne me facturez pas 1000 $ ni même 4500 $. Vous prenez 52 500 $. Et ce prix peut même grandir? Si j'embauche mes propre éditeur et artiste, ces prix sont fixes. Vous continuez à prendre vos 52.5% pour toujours.

Editeur: Vous ne semblez pas comprendre. Savez vous combien ça coûte de louer ce bureau ? Nous payons 25 000 $ par moi, hors charges? J'ai trois assistants. Nous avons la couverture médicale... et des frais ! Avez-vous idée de combien ça coûte d'inviter les agent littéraires au déjeuner ?

Auteur: Mon agent n'a pas participé à cet accord.

Editeur: Rien à voire !

(Assistant entre, avec le café)
Assistant: Voici votre cappuccino, Editeur.

Editeur: Voilà un autre coût! Nous avons payé 5000 $ pour cette machine à cappuccino ! Comment sommes nous sensés rester dans survivre sans nos 52.5% ?

Auteur:(se levant) Je crois que nous avons terminé.

Editeur: Attendez une seconde ! Vous avez besoin de nous ! Sans nous pour valider votre travail, vous ne serez jamais considéré comme légitime ! Vous ne serez qu'un riche inconnu!

(Auteur se tourne pour partir)

Editeur: Pensez à ce que vous ratez! Quand on fait une couverture, nous le faisons sans le moindre ciblage, et ne portons aucune attention à vos souhaits ! Nous changeons arbitrairement votre titre pour quelque chose qui nous semble mieux, sans aucune preuve! Nous prenons douze mois pour publier un livre après que vous ayez rendu le manuscrit quand ça ne vous prendrais qu'une semaine ! Nous payons deux fois par ans, plutôt qu'une fois par mois si vous publiez vous-même, et notre comptabilité est difficile à comprendre et peut-être biaisée! Et puis on peut vous laisser tomber sans raison particulière! Vous ne pouvez pas renoncer à tout ça!

(Auteur s’arrête, puis se retourne).

Auteur: Ah; c'est vrai que j'ai besoin d'un éditeur.

Editeur: Vous voyez, je vous l'avais bien dit!

(Auteur tend à Editeur sa carte de visite)

Auteur: Quand votre société aura fait faillite et que vous vous retrouverez a chômage, je veux que vous me contactiez. Envoyez moi une lettre. Listez vos qualifications pour relire mon livre, ainsi que vos tarifs. Mettez aussi une enveloppe affranchie à votre adresse. Si je ne vous réponds pas dans les six moi, pas besoin de me relancer. Ça veut dire que je ne suis pas intéressé...  

Wednesday, September 7, 2011

(Auteurs auto-publiés) Comment trouver le succès

Il ne suffit pas d'avoir une Boule de Cristal Numérique, il faut aussi savoir la lire. 
Une boule de cristal, ça présente des courants, des flux... Moi j'aime bien lire (entre autres) le flux porté par J.A. Konrath. J'ai déjà traduit un de ses textes ici, "L'imprimé est éternel". En voici donc un autre ... "How to Succeed"


Je suis innondé de courrier électronique, souvent de personnes me remerciant ou me demandant des choses.
Voici une courte récapitulation des questions que je recois, et des réponses que je donnerais si j'avais le temps :

Q: Quel est le secret pour vendre beaucoup de livres ?
Joe: Il n'y a pas de secret. Il faut écrire de bons livre, avec une bonne description, un bon formatage, une belle couverture, le vendre pas cher, et persister jusqu'à avoir un coup de bol.

Q: J'ai un livre, mais il ne se vend pas. Comment dois-je le mettre sur le marché ?
Joe: Ecrivez un autre livre, et encore un, et persistez jusqu'à avoir un coup de bol.

Q:  J'ai changé ma couverture 56 fois, mais mes ventes ne décollent pas.
Joe: Il faut continuer à écrire jusqi'à avoir un coup de bol.

Q: Joe, j'ai suivi ton blog, et tu es la raison pour laquelle je m'auto-publie. Comment as-tu fait pour vendre autant ?
Joe: J'ai persisté jusqu'à avoir un coup de bol.

Q: Joe, tu es un pionnier, un héros, un Gourou. Tu mérites tout ton succès. A quoi l'attribues tu ?
Joe: J'ai juste eu un coup de bol.

Q: Tu parles beaucoup de chance, comment puis-je augmenter mes chances d'avoir du bol ?
Joe: Continue d'écrire des bon livres avec une bonne description, un bon formattage, une belle couverture, et de les vendre pas cher.

Q: Le talent et le travail ne sont-ils pas plus important que la chance ?
Joe: Ils peuvent augmenter tes chances d'avoir un coup de bol.

Q: J'ai fait tout ce que tu dis, mais je ne vends toujours pas. Quel est le problème ?
Joe: Tu n'as pas encore eu de coup de bol.

Q: Mais la route de l'auto-publication n'est elle pas pavée d'or ?
Joe: Personne ne mérite de gagner de l'argent en écrivant. Le monde ne te doit pas de te donner de quoi vivre, et tu ne peux pas considérer que de nombreuses ventes te soient dues. Il faut simplement que tu y travailles, jusqu'à avoir un coup de bol.

Q: Combien de temps ca prends, d'avoir un coup de bol ?
Joe: Ca m'a pris vingt ans et deux millions de mots écrits.

Q: Mais si je n'ai jamais de bol ?
Joe: C'est que tu n'as pas essayé assez fort, ou assez longtemps. Ou tout simplement tu n'écris pas assez bien.

Tout le monde n'est pas un joueur de foot de première division. Ca nécessite un ensemble de qualités, dont la chance. Mais tout le monde semble penser qu'il peut être un écrivain, simplement car il peut assembler quelques mots. Certains livres numériques mal écrits peuvent se vendre correctement, tout comme certains livres papier mal écrits se sont bien vendus. Mais si tu écrits de la merde, tu diminue tes chances d'avoir un coup de bol.

Je crois que la crème remonte et que la merde coule. Les livres numériques sont l'opportunité parfaite pour tester cette théorie, parce qu'il n'y a plus de barrière à l'entrée. Avant les ebooks, les garde-barrières historiques décidaient de qui était publié, et déjà alors de nombreux livres échouaient à trouver leur public car ils n'avaient jamais vraiment leur chance pour le faire.

Les livres numériques ont une durée de vie sur étagère infinie. Et les librairies numériques ont un espace d'étagère infini.  Si ton livre est bon, il a un temps infini poour être découvert. L'infini, c'est un long moment pour trouver un public.

Q: Est-ce que ca peut vraiment me prendre "pour toujour" pour atteindre le succès ?
Joe : J'ai écrit ORIGIN en 1999. C'est le livre par lequel j'ai obtenu un agent. Elle a essayé dur de le vendre à trois reprises, en 1999, 2005 et 2008, recevant plus de 50 lettres de refus par chaque société majeure de New York.

Maintenant, ORIGIN est classé 274ème dans la boutique Kindle, et a obtenu plus de 100 notes 5 étoiles. J'ai vendu des dizaines de milliers d'exemplaires.

Ca a pris 10 ans à ORIGIN pour trouver son public. Je recois tellement de lettres de fans à propos de ce livre que je vais écrire une suite. Tu peux t'arrêter si tu veux. Ou tu peux t'y accrocher jusqu'à avoir un coup de bol. Il n'y a pas de réponse facile. Pas de rustine rapide. Pas de raccourci vers le succès.

Personne ne te force à faire ça. Il faut que tu aimes le faire, et que tu croies en toi.
Même quand tu échoues.
Surtout quand tu échoues.

Si tu n'échoues pas, c'est que tu n'essaie pas assez fort.

Et si tu n'essaie pas fort, il va te falloir bien plus de temps pour avoir un coup de bol.

(Mise à jour le 22/05/2012 pour améliorer la fluidité. Toujours pas parfait, mais ça fera l'affaire)

La Boule de Cristal Numérique...

En France, le livre numérique est en retard de quelques années sur les Etats-Unis. C'est assez triste par certains côtés, mais pour d'autre c'est très chouette : A part si un acteur majeur s'amusait en France à faire différemment des USA,  on n'a pas besoin de boule de cristal pour prédire le Futur !
Mais non, les gros éditeurs de là bas sont les même que ceux d'ici, alors ils déclinent leurs recettes à l'international. On peut donc sans trop de crainte projeter ce qui se passe là bas à ici dans un ou deux ans, une fois qu'Amazon et consorts se seront jetés sur le marché Français.

Alors regardons ensemble dans le futur, au travers de ma boule de cristal.
Je vois ...
- Une création bouillonnante, avec de nombreux écrivains, publiés ou non, s'auto-publiant.
- Un changement de la perception de l'auto-publication, avec des maisons d'édition proposant des contrats aux auteurs "coupables".
- Un rapport "rééquilibré" en faveur des auteurs.
- Une remise en cause du statut des "agents".
- Une descente des prix de livre aux alentours de 5$, certains à 1$ ou même étant mis à disposition gratuitement.
- Une réapparition de genres perdus.
- Un accroissement de la lecture, et un rebond du marché du livre grâce à l'ebook.

Allez, ça sera 100€ pour la consultation, et rendez-vous dans deux ans pour voir où on en est ...

Et selon vous, y a t'il des raisons pour lesquelles ce ne serait pas comme ça en France ?