Ça faisait longtemps que je n'avais pas traduit de billet, cette fois ci c'est le second d'une série que J A Konrath co-écrit avec Barry Eisler sur les "mèmes zombies" , ces idées préconçues qui résistent aux arguments et reviennent sans fin.
Au menu du jour, celui le mème selon lequel la "valeur" d'un livre serait liée à un prix de vente élevé.
Un billet court (bien plus que son précédent) et qui n'est pas exempt de simplifications excessives, mais bien intéressant pour au moins poser les contradictions portées par le meme en lui même.
http://jakonrath.blogspot.fr/2015/08/zombie-publishing-memes-2-low-prices.html
Des prix bas "dévaluent" les livres
Le postulat que porte ce mème est non seulement faux, mais aussi extraordinairement étrange. Après tout, si vous aimez les livres, pourquoi vous concentrer sur leur valeur monétaire plutôt que leur valeur pour la société ? Ce qui fait la valeur d'un livre n'est-il pas de ce qu'il est largement lu, absorbé et discuté plutôt que dans l'argent qu'il rapporte ? Et si les livres coûtent moins et sont accessibles à un plus grand nombre, ne semble-t-il pas raisonnable (à supposer l'expérience quotidienne valide et que les bases de l'enseignement en économie soit correct) que les gens achèteront plus de livres ? Si les livres sont effectivement importants pour la société, ne devrions nous pas chercher les moyens de rendre les livres moins chers et donc plus largement accessibles ?
Mais même si vous pensez que la seule valeur d'un livre est dans l'argent qu'il rapporte, il est idiot de considérer que des prix plus élevés impliquent automatiquement de plus hauts revenus. Petit cas d'étude imaginaire : il est peu probable que qui que ce soit maximise ses revenus avec un prix de 5 cents, mais pourquoi ne pas vendre les livres à des centaines de dollars ? Ce prix de 100$ ne prouverait-il pas une encore plus grande valeur du livre ?
Bien sûr que non. Alors, intuitivement, on sait tous qu'il y a un meilleur prix (le prix auquel le volume * prix unitaire maximise les revenus) et logiquement, ce devrait être celui qu'apporte la plus grande valeur (financière) au livre. Si on fait plus d'argent sur nos livres avec un prix à 5 dollars qu'à 10 ( pas une hypothèse pour nous d'ailleurs, mais un fait empirique) quel est le prix qui "dévalue" le livre ?
Il est aussi raisonnable de penser que différents auteurs avec différentes "marques" auront un "meilleur prix" différent. Ce qui semble clair est que seules les plus grandes "marques" maximisent le revenu à des pris unitaires supérieurs ou égaux à $9.99. L'attachement de l'industrie historique à ces prix élevés a peu de rapport avec l'optimisation des revenus aux auteurs, et beaucoup à voir avec une intention de retarder la croissance du numérique et la préservation du positionnement du papier. Mais c'est une vérité inconfortable à admettre pour l'industrie historique, alors elle préfère le discours contre-intuitif selon lequel des prix bas (qui rendent les livres accessibles à un plus grand nombre) "dévaluent" les livres. Il semble dommage que certaines personnes semblent croire que les livres devraient être comme des diamants (de chers marqueurs symboliques de statut, accessibles uniquement à quelques élus) plutôt que des objets vitaux quotidiens accessibles à tous, comme l'eau, la nourriture et autres. Mais l’égoïsme produit des arguments étranges.
NoteDuSFReader : Bien étrange en France, alors que politique de TVA spéciale du livre est à l'exact opposé de la notion de produit de luxe, que ce mème y soit quasi identique...
NoteDuSFReader2 : J'ai écrit un billet (particulièrement abscons, mais je crois assez complet) consacré à l'aspect prix du livre pour tous ses aspects "hors" émotionnel : http://readingandraytracing.blogspot.fr/2014/11/prix-du-livre-la-con.html
Welcome to the E-Reading and RayTracing Blog. This blog covers my reactions, thoughts and discoveries about my two hobbies (Science Fiction Reading, and Real-Time Ray-Tracing), but may also possibly contain my ramblings on other subjects ... Posts may be in French or English, depending on the content...
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Tuesday, August 25, 2015
Tuesday, March 26, 2013
On dit auto-publié !
Juste une copie pour mémoire et rappel ultérieur d'un commentaire que j'ai écrit chez Pierrick Messien sur son billet On dit auto-édité ou auto-éditeur ? (que je vous invite à lire):
N'importe quoi !! La seule appellation possible est auto-publieur, et ce, même si le mot publieur n'est pas français.
De toute façon, s'il n'existe pas, il faut l'inventer. J'en parlerais à Bernard Pivot un de ces jours.
Pourquoi préférer "publieur" à "éditeur" ? Parce que là où l'anglais utilise 2 mots différents, le français utilise un mot unique pour deux catégories de métiers bien distincts : 1) le conseil/relecture/correction etc d'un texte (editor), et 2) la commercialisation de ce texte (publisher).
Evidemment, il y a des recoupements entre les deux, qui "justifient" si besoin l'agglomération sous le terme "éditeur" en Français, Mais quand on parle d'auto-édition, on suggère que l'auteur se relit-corrige lui-même, sans regard extérieur critique.
Or il est de la responsabilité du "publieur" (qui commercialise le texte) de l'assurer de la qualité du produit qu'il met sur le marché, et cela implique au moins quelques relectures extérieures (pas forcément pro, mais nécessairement critiques).
Voilà donc pourquoi je préfère l'utilisation d'auto-publieur à celle d'auto-éditeur : le premier revendique clairement une approche professionnelle, ne pas confondre avec commerciale (même si c'est parfois conjoint), de la publication (et donc une qualité au moins commercialisable), alors que le second privilégie son égo et sa conception peut-être de l'art ou de la littérature.
N'importe quoi !! La seule appellation possible est auto-publieur, et ce, même si le mot publieur n'est pas français.
De toute façon, s'il n'existe pas, il faut l'inventer. J'en parlerais à Bernard Pivot un de ces jours.
Pourquoi préférer "publieur" à "éditeur" ? Parce que là où l'anglais utilise 2 mots différents, le français utilise un mot unique pour deux catégories de métiers bien distincts : 1) le conseil/relecture/correction etc d'un texte (editor), et 2) la commercialisation de ce texte (publisher).
Evidemment, il y a des recoupements entre les deux, qui "justifient" si besoin l'agglomération sous le terme "éditeur" en Français, Mais quand on parle d'auto-édition, on suggère que l'auteur se relit-corrige lui-même, sans regard extérieur critique.
Or il est de la responsabilité du "publieur" (qui commercialise le texte) de l'assurer de la qualité du produit qu'il met sur le marché, et cela implique au moins quelques relectures extérieures (pas forcément pro, mais nécessairement critiques).
Voilà donc pourquoi je préfère l'utilisation d'auto-publieur à celle d'auto-éditeur : le premier revendique clairement une approche professionnelle, ne pas confondre avec commerciale (même si c'est parfois conjoint), de la publication (et donc une qualité au moins commercialisable), alors que le second privilégie son égo et sa conception peut-être de l'art ou de la littérature.
Sunday, September 9, 2012
Billet de référence sur l'auto-publication et "Little Eagle" par Florian Rochat
Pour mémoire (pour moi) et pour votre information, c'est chez Florian Rochat et c'est celui-là : Pensées émues pour ceux qui ne font pas la Rentrée littéraire.
Et au fait, je n'ai pas fait de billet lecture de son livre La légende de Little Eagle, mais ce livre vaut bien 4 étoiles.
Et au fait, je n'ai pas fait de billet lecture de son livre La légende de Little Eagle, mais ce livre vaut bien 4 étoiles.
Wednesday, July 18, 2012
J'ai failli acheter un ebook aujourd'hui...
De temps en temps, je regarde ma Timeline sur Twitter pour voir si des gens disent des trucs intéressants. Et vous me croirez ou pas, ça arrive parfois. Il y a même des gens qu'on retrouve régulièrement à écrire des trucs intéressants, et du coup, quand ils mettent un lien vers un ebook, je vais regarder.
C'est comme ça que je me suis retrouvé sur un site marchand que je ne connaissais pas vraiment, sur la fiche d'un livre avec quelques bonnes critiques. Tout ça dans un genre qui me plait bien, sans DRMs... bref, j'ai failli acheter.
Le livre c'était "Aîla et la magie des fées", le site c'est UPblisher.com .
Le prix était un peu au dessus de ce que je mets d'habitude pour un auteur inconnu, et le livre n'était pas dispo chez Immateriel, alors du coup j'ai hésité. J'ai appris quelques échanges plus tard qu'il y avait une promo pour l'été (réduction de 30%) qui faisait rentrer le livre dans ma "grille" classique.
Et puis il y a eu ce tweet là qui m'a fait tilter. L'ebook était en exclusivité sur le site.
Vous me connaissez, les exclusivité c'est pas mon truc. Du coup j'ai regardé un peu mieux ce site marchand... Et vous me croirez ou pas, j'ai regardé encore, et encore. Et je me suis rendu compte de trucs bizarres. Et je me suis mis à penser à ces auteurs qui vendent leurs livres par cet intermédiaire... Et je me suis mis à pleurer.
Non, je plaisante. Vous savez bien, "Boys don't cry", j'ai pas pleuré. Mais sérieux, je ne comprends pas.
Je vous résume : l'auteur met les livres en exclu sur le site, pour une durée minimale d' 1 an. Il paie pour chacun un "abonnement" annuel pour la mise en ligne sur LE site (vous vous souvenez, exclusivité !), où il aura la chance de trôner parmi la trentaines d'autres ouvrages. Sur chacune des ventes, il touche 25% du prix.
Donc le service apporté est censé valoir 75% du revenu de la vente. D'habitude, dans ces cas là, on s'attend à ce qu'il y ait une équipe éditoriale mise ne place au grand complet (et encore, en numérique, on trouve déjà que c'est un peu abusé) : relectures, corrections, design de la couverture, frais marketing... Ben non. Là, de manière exhaustive, on a le formattage à partir du fichier Word, (couverture ?), et la commercialisation sur leur site (uniquement).
Edit : J'ai échangé quelques mails et tweets avec le service, tous parfaitement polis et professionnels (y compris après publication de ce billet), et au cours desquels mon interlocutrice Catherine Vaillant m'a précisé :
Et tout ça sans la possibilité de proposer le même livre ailleurs par d'autres canaux de vente.
Non, vraiment, je ne comprends pas. Chers auteurs, ça vous reviendra moins cher de le laisser dans son tiroir, et ce n'est de toute façon pas avec les 5 visiteurs chaque jour sur le site que vous allez rentabiliser votre "abonnement" ou diffuser votre livre.
Ce que je peux presque comprendre des auteurs qui publient chez Amazon dans le programme "Select", alors qu'Amazon a une force de frappe permettant sans doute de rentabiliser l'exclusivité, dans le cas présent, ça me semble tout simplement une impasse. C'est comme jeter votre manuscrit dans un puits, et faire le voeux que quand vous le ressortirez dans un an il y aura un ruban rouge "Goncourt" autour.
Je n'ai pas lu le contrat, mais il ne s'agit pas apparemment d'un contrat d'édition tel que conforme au Code de la Propriété Intellectuelle. De plus, la page qui en parle est assez cavalière :
- Voici un résumé, téléchargez le, signez, et Zou C'est Facile, Roule. Faites nous confiance, pas la peine de relire.
Bref, en tant que lecteur militant et respectueux des auteurs, je ne recommande à personne UPBlisher.com .
Et est il nécessaire de dire que je n'ai pas acheté le livre ?
(edit le 19 à 17:50 pour ajouter une mention plus précise du nom du site/service)
(edit2 : le 20 à 7:00 pour ajouter un supplément d'informations et un bout de réponse de UPBlisher)
C'est comme ça que je me suis retrouvé sur un site marchand que je ne connaissais pas vraiment, sur la fiche d'un livre avec quelques bonnes critiques. Tout ça dans un genre qui me plait bien, sans DRMs... bref, j'ai failli acheter.
Le livre c'était "Aîla et la magie des fées", le site c'est UPblisher.com .
Le prix était un peu au dessus de ce que je mets d'habitude pour un auteur inconnu, et le livre n'était pas dispo chez Immateriel, alors du coup j'ai hésité. J'ai appris quelques échanges plus tard qu'il y avait une promo pour l'été (réduction de 30%) qui faisait rentrer le livre dans ma "grille" classique.
Et puis il y a eu ce tweet là qui m'a fait tilter. L'ebook était en exclusivité sur le site.
Vous me connaissez, les exclusivité c'est pas mon truc. Du coup j'ai regardé un peu mieux ce site marchand... Et vous me croirez ou pas, j'ai regardé encore, et encore. Et je me suis rendu compte de trucs bizarres. Et je me suis mis à penser à ces auteurs qui vendent leurs livres par cet intermédiaire... Et je me suis mis à pleurer.
Non, je plaisante. Vous savez bien, "Boys don't cry", j'ai pas pleuré. Mais sérieux, je ne comprends pas.
Je vous résume : l'auteur met les livres en exclu sur le site, pour une durée minimale d' 1 an. Il paie pour chacun un "abonnement" annuel pour la mise en ligne sur LE site (vous vous souvenez, exclusivité !), où il aura la chance de trôner parmi la trentaines d'autres ouvrages. Sur chacune des ventes, il touche 25% du prix.
Donc le service apporté est censé valoir 75% du revenu de la vente. D'habitude, dans ces cas là, on s'attend à ce qu'il y ait une équipe éditoriale mise ne place au grand complet (et encore, en numérique, on trouve déjà que c'est un peu abusé) : relectures, corrections, design de la couverture, frais marketing... Ben non. Là, de manière exhaustive, on a le formattage à partir du fichier Word, (couverture ?), et la commercialisation sur leur site (uniquement).
Edit : J'ai échangé quelques mails et tweets avec le service, tous parfaitement polis et professionnels (y compris après publication de ce billet), et au cours desquels mon interlocutrice Catherine Vaillant m'a précisé :
C'est bon à savoir, et finalement, qui suis-je pour en douter ?Chaque publication est l’aboutissement d’un travail approfondi avec l’auteur.
Et tout ça sans la possibilité de proposer le même livre ailleurs par d'autres canaux de vente.
Non, vraiment, je ne comprends pas. Chers auteurs, ça vous reviendra moins cher de le laisser dans son tiroir, et ce n'est de toute façon pas avec les 5 visiteurs chaque jour sur le site que vous allez rentabiliser votre "abonnement" ou diffuser votre livre.
Ce que je peux presque comprendre des auteurs qui publient chez Amazon dans le programme "Select", alors qu'Amazon a une force de frappe permettant sans doute de rentabiliser l'exclusivité, dans le cas présent, ça me semble tout simplement une impasse. C'est comme jeter votre manuscrit dans un puits, et faire le voeux que quand vous le ressortirez dans un an il y aura un ruban rouge "Goncourt" autour.
Je n'ai pas lu le contrat, mais il ne s'agit pas apparemment d'un contrat d'édition tel que conforme au Code de la Propriété Intellectuelle. De plus, la page qui en parle est assez cavalière :
- Voici un résumé, téléchargez le, signez, et Zou C'est Facile, Roule. Faites nous confiance, pas la peine de relire.
Bref, en tant que lecteur militant et respectueux des auteurs, je ne recommande à personne UPBlisher.com .
Et est il nécessaire de dire que je n'ai pas acheté le livre ?
(edit le 19 à 17:50 pour ajouter une mention plus précise du nom du site/service)
(edit2 : le 20 à 7:00 pour ajouter un supplément d'informations et un bout de réponse de UPBlisher)
Monday, June 25, 2012
Trois livres autour de l'auto-publication
Voilà, en quelques jours, j'ai lu 3 livres (en Français) sur l'auto-édition. Enfin, plutôt 2 et quelques, mais je vous en dirais plus à ce sujet plus tard. Pour deux d'entre eux, c'est plutôt du hasard si je les ai lus simultanément, et pour le troisième, c'était en fait pour compléter mon tour d'horizon.
Le premier livre lu est "Passons au Numérique" de David Gaughran, (5$) qui est la traduction Française d'un très bon livre (que j'avais déjà lu à sa sortie en anglais). Ce livre se décompose en trois grosses parties : Pourquoi s'auto-publier, comment s'auto-publier, témoignages d'auteurs auto-publiés. A cela s'ajoutent quelques annexes. Si il couvre très bien les 3 sujets principaux, c'est surtout un très bon panorama, permettant de se faire une idée assez globale des choses. Le livre est aussi assez partial pour l'auto-édition, mais sans passer dans l'évangélisme à tout prix.
En fait, outre quelques erreurs mineures, son principal soucis est d'avoir été écrit il y a déjà un an, et d'un point de vue anglophone. Il n'a ni été mis à jour, ni vraiment "localisé" dans le marché Français. A vrai dire, il me fait un peu l'effet d'un "oracle" qui préparerait le terrain pour un décollage de l'offre auto-éditée en France, en anticipant le marché français avec l'expérience US. Pour autant, à mon avis, une lecture "fortement recommandée" pour ceux qui essaient de comprendre le marché de l'auto-publication, ou envisagent de s'y lancer. 4 étoiles
Second livre : "Le Guide de l'auto-publication en numérique" de Jiminy Panoz (2€) . Celui_là je l'avais lu il y a quelques temps déjà, et je voulais me le relire pour "comparer" avec le précédent. En fait, on retrouve un peu le même découpage (motivations, comment, témoignages etc.). Par contre, il est plus "concret", un peu moins "idéologique", bref plus pratique. il manque aussi un peu de mise à jour, mais est aussi un peu plus (mais c'est toujours pas ça) centré France. Quelques erreurs également, mais rien de critique. Pareil, 4 étoiles.
Edit: Dans ce commentaire sur le site de Sediter, Jiminy Panoz indique qu'il travaille à une mise à jour du livre et qu'il vaut mieux attendre la mise à jour à venir plutôt que d'acheter celle-ci.
Avec ces deux là, ça vous fait un budget d'un peu moins de 7€, que je recommanderait tous deux (et ensemble puisque les points de vue sont finalement assez complémentaires) les yeux fermés à qui envisage de se lancer dans l'auto-publication, ou souhaite même juste s'informer.
Troisième livre : "Ecrivains, réveillez-vous" de Stéphane Ternoise (3€). A la fois le titre et le plan du livre (tel que présenté) m'ont semblé globalement assez proche de mes préoccupations du moment (voir les "machiavelleries" et autres "boulettes" dans mes billets récents). Bon, j'avoue, la couverture m'a pas mal rebutée, le résumé n'inspirait pas vraiment confiance dans la qualité du texte(dans son style surtout), mais je me suis dit que le fond pourrait rattraper la forme... Je me trompais. Même si je suis sûr que dans le fond l'auteur propose une analyse et des opinions qui correspondent assez bien aux miennes (sur ce sujet), TOUT était fait pour bloquer une lecture correcte : Le formatage loin d'être ne serait-ce que marginalement acceptables, des erreurs trop nombreuses pour les recenser (pas abominable tout de même, mais clairement mal relu), une prose assez indigeste, un plan mal fichu...
C'est simple, j'aurais cru voir un de mes billets, (mais en 10-30 fois plus long), un de ceux que j'aurais posté sans le relire, foutu en vrac dans un fichier, formaté à la va-vite. Même les méta-données sont mal renseignées ! Je ne dis pas que j'aurais pu faire mieux, mais je ne fais pas payer 3€ à mes lecteurs.
C'est simple, je ne l'ai pas lu jusqu'au bout. A supposer que le reste est dans la lignée de ce que j'ai lu, je mettrai 1 étoile et demi, le demi correspondant aux idées qui sont masquées par le livre au lieu d'être présentées et exposées par lui.
L'ironie, c'est que si ce livre avait été écrit en suivant les indications des deux premiers, je suis persuadé que je l'aurais recommandé chaudement pour sa vision de la "bataille" auteurs-éditeurs qui fait l'actualitté récente.
Mais non, il est l'anti-exemple parfait de ce que doit faire un auto-publieur.
Note : Full Disclosure : J'ai acheté la version anglaise de "Passons au Numérique" et ai aidé un peu l'auteur à rentrer en contact avec deux auteurs français pour sa partie témoignage. En remerciement il m'a envoyé cette version française, que je n'ai donc pas payée. Pour autant, je n'ai pas d'intérêt de quelque ordre que ce soit dans son succès, si ce n'est la dissémination des conseils et informations contenues, qui bénéficieront à mon avis à tous.
Pareillement, même si je suis en contact régulier avec Jiminy Panoz, j'ai acheté son livre à sa sortie, et n'ai pas d'intérêt dedans.
Enfin, si jusqu'à présent je m'étais abstenu d'acheter les livres de Stéphane Ternoise, rebuté par son/ses site(s) et les couvertures de ses livres, j'ai jugé que celui-ci pouvait être celui que j'aurais le plus de chance d'apprécier. Je l'ai donc acheté, et à vrai dire je ne regrette pas ce choix, ne serait-ce que parce qu'il confirme mon opinion première.
Note 2 : Je viens de m'apercevoir que ce billet était finalement une "suite" d'un autre que j'avais lu il y a un an chez e-jbb http://e-jbb.net/2011/08/26/3-livres-sur-lauto-edition-disponibles-en-numerique/ et que deux des protagonistes se retrouvent à nouveau face à face. Je comprends également que ça puisse avoir l'air suspect étant donné mes affinité (assumées) avec certains. Pour autant, je pense avoir donné toutes ses chances au livre de Stéphane Ternoise et l'avoir chroniqué de manière impartiale. Les commentaires sont ouverts à toutes opinions (y compris contraires), mais je sabrerais toute intervention qui sortirait des limites de la politesse.
Edit: J'y ai repensé cette nuit et doit ajouter tout de même un élément supplémentaire sur la chronique du livre de Ternoise : j'y ai trouvé des informations que je n'avais pas vues ailleurs, qui semblent (mais je n'ai pas fouillé) fondées. Cela me conforte dans mon choix de mettre la petite demi-étoile...
Edit 2 : Ajout de l'annonce de la mise à jour du livre de JiminyPanoz
Le premier livre lu est "Passons au Numérique" de David Gaughran, (5$) qui est la traduction Française d'un très bon livre (que j'avais déjà lu à sa sortie en anglais). Ce livre se décompose en trois grosses parties : Pourquoi s'auto-publier, comment s'auto-publier, témoignages d'auteurs auto-publiés. A cela s'ajoutent quelques annexes. Si il couvre très bien les 3 sujets principaux, c'est surtout un très bon panorama, permettant de se faire une idée assez globale des choses. Le livre est aussi assez partial pour l'auto-édition, mais sans passer dans l'évangélisme à tout prix.
En fait, outre quelques erreurs mineures, son principal soucis est d'avoir été écrit il y a déjà un an, et d'un point de vue anglophone. Il n'a ni été mis à jour, ni vraiment "localisé" dans le marché Français. A vrai dire, il me fait un peu l'effet d'un "oracle" qui préparerait le terrain pour un décollage de l'offre auto-éditée en France, en anticipant le marché français avec l'expérience US. Pour autant, à mon avis, une lecture "fortement recommandée" pour ceux qui essaient de comprendre le marché de l'auto-publication, ou envisagent de s'y lancer. 4 étoiles
Second livre : "Le Guide de l'auto-publication en numérique" de Jiminy Panoz (2€) . Celui_là je l'avais lu il y a quelques temps déjà, et je voulais me le relire pour "comparer" avec le précédent. En fait, on retrouve un peu le même découpage (motivations, comment, témoignages etc.). Par contre, il est plus "concret", un peu moins "idéologique", bref plus pratique. il manque aussi un peu de mise à jour, mais est aussi un peu plus (mais c'est toujours pas ça) centré France. Quelques erreurs également, mais rien de critique. Pareil, 4 étoiles.
Edit: Dans ce commentaire sur le site de Sediter, Jiminy Panoz indique qu'il travaille à une mise à jour du livre et qu'il vaut mieux attendre la mise à jour à venir plutôt que d'acheter celle-ci.
Avec ces deux là, ça vous fait un budget d'un peu moins de 7€, que je recommanderait tous deux (et ensemble puisque les points de vue sont finalement assez complémentaires) les yeux fermés à qui envisage de se lancer dans l'auto-publication, ou souhaite même juste s'informer.
Troisième livre : "Ecrivains, réveillez-vous" de Stéphane Ternoise (3€). A la fois le titre et le plan du livre (tel que présenté) m'ont semblé globalement assez proche de mes préoccupations du moment (voir les "machiavelleries" et autres "boulettes" dans mes billets récents). Bon, j'avoue, la couverture m'a pas mal rebutée, le résumé n'inspirait pas vraiment confiance dans la qualité du texte(dans son style surtout), mais je me suis dit que le fond pourrait rattraper la forme... Je me trompais. Même si je suis sûr que dans le fond l'auteur propose une analyse et des opinions qui correspondent assez bien aux miennes (sur ce sujet), TOUT était fait pour bloquer une lecture correcte : Le formatage loin d'être ne serait-ce que marginalement acceptables, des erreurs trop nombreuses pour les recenser (pas abominable tout de même, mais clairement mal relu), une prose assez indigeste, un plan mal fichu...
C'est simple, j'aurais cru voir un de mes billets, (mais en 10-30 fois plus long), un de ceux que j'aurais posté sans le relire, foutu en vrac dans un fichier, formaté à la va-vite. Même les méta-données sont mal renseignées ! Je ne dis pas que j'aurais pu faire mieux, mais je ne fais pas payer 3€ à mes lecteurs.
C'est simple, je ne l'ai pas lu jusqu'au bout. A supposer que le reste est dans la lignée de ce que j'ai lu, je mettrai 1 étoile et demi, le demi correspondant aux idées qui sont masquées par le livre au lieu d'être présentées et exposées par lui.
L'ironie, c'est que si ce livre avait été écrit en suivant les indications des deux premiers, je suis persuadé que je l'aurais recommandé chaudement pour sa vision de la "bataille" auteurs-éditeurs qui fait l'actualitté récente.
Mais non, il est l'anti-exemple parfait de ce que doit faire un auto-publieur.
Note : Full Disclosure : J'ai acheté la version anglaise de "Passons au Numérique" et ai aidé un peu l'auteur à rentrer en contact avec deux auteurs français pour sa partie témoignage. En remerciement il m'a envoyé cette version française, que je n'ai donc pas payée. Pour autant, je n'ai pas d'intérêt de quelque ordre que ce soit dans son succès, si ce n'est la dissémination des conseils et informations contenues, qui bénéficieront à mon avis à tous.
Pareillement, même si je suis en contact régulier avec Jiminy Panoz, j'ai acheté son livre à sa sortie, et n'ai pas d'intérêt dedans.
Enfin, si jusqu'à présent je m'étais abstenu d'acheter les livres de Stéphane Ternoise, rebuté par son/ses site(s) et les couvertures de ses livres, j'ai jugé que celui-ci pouvait être celui que j'aurais le plus de chance d'apprécier. Je l'ai donc acheté, et à vrai dire je ne regrette pas ce choix, ne serait-ce que parce qu'il confirme mon opinion première.
Note 2 : Je viens de m'apercevoir que ce billet était finalement une "suite" d'un autre que j'avais lu il y a un an chez e-jbb http://e-jbb.net/2011/08/26/3-livres-sur-lauto-edition-disponibles-en-numerique/ et que deux des protagonistes se retrouvent à nouveau face à face. Je comprends également que ça puisse avoir l'air suspect étant donné mes affinité (assumées) avec certains. Pour autant, je pense avoir donné toutes ses chances au livre de Stéphane Ternoise et l'avoir chroniqué de manière impartiale. Les commentaires sont ouverts à toutes opinions (y compris contraires), mais je sabrerais toute intervention qui sortirait des limites de la politesse.
Edit: J'y ai repensé cette nuit et doit ajouter tout de même un élément supplémentaire sur la chronique du livre de Ternoise : j'y ai trouvé des informations que je n'avais pas vues ailleurs, qui semblent (mais je n'ai pas fouillé) fondées. Cela me conforte dans mon choix de mettre la petite demi-étoile...
Edit 2 : Ajout de l'annonce de la mise à jour du livre de JiminyPanoz
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