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Wednesday, December 12, 2012

Billet Invité par Tara Maya : 3 obstacles pour les ebooks à l'international


Parmi toutes les tâches qu'elle a mis sur son attelier pour le mois de novembre (une fiction pour le NaNoWriMo, la rédaction d'un guide pour les auteurs participant au NaNoWriMo, une tournée des blogs pour Wing, le nouvel épisode de sa série "Unfinished Song",  Tara Maya a aussi pris le temps de nous expliquer dans ce billet (traduction by TheSFReader, désolé si imparfaite) sa vision, en tant qu'auteur auto-publiée, du marché international des ebooks.

Depuis notre premier échange, où je lui expliquais mon point de vue en tant que français, sur le même sujet (seulement deux ans depuis ?), beaucoup a changé. L'auto-édition a acquis une certaine reconnaissance aux USA, et les ebooks/ereaders ont enfin démarré en France? Mais aussi bien d'un côté de l'Atlantique que de l'autre, il reste encore du chemin avant que la situation se stabilise complètement à nouveau.

Bon, allez, et si nous lisions ensemble ce que Tara a à nous dire, et nos nous retrouvions après pour en discuter ?

Trois obstacles pour les EBooks sur le marché international.

Il y a trois obstacles important pour vendre des ebooks sur le marché ouvert à l'international.

Barrières technologiques

Vu d'un ordinateur, il ne devrait pas y avoir de frontières internationales. L'Internet est global, mais il y a des problèmes de connexion  avec certains autres pays. Les Etats Unis ont sont le pays où la pénétration des liseuses est la plus importante, avec l'Angleterre environ un an de retard, et les autres pays à la suite.

A terme, la plupart des pays feront sans doute le même saut de livres à liseuses? Les pays du tiers-monde où le livre papier est cher pourraient même passer ditrectement au livre numérique sur le long terme. La pénétration des technologies du livre numérique ont des effets sur les ventes à court terme, mais c'est une bonne idée de vendre les droits internationaux (en gardant les droits UK et US ?) Bien sûr, ça va dépendre e l'auteur, mais sur le long terme, les auteurs doivent présumer que le marché mondial dans sa totalité passera à l'ebook.

Barrières légales

Traditionnellement, les auteurs vendaient les droits de publication de leurs oeuvres séparément à différents éditeurs locaux, pays par pays. Les pays, dans le même temps, assuraient le cadre légal des ventes de livres dans à l'intérieur de leurs frontières. Les deux systèmes se complétaient.

Maintenant, en théorie, les indépendants peuvent choisir de vendre au monde entier en un seul élan, en passant par Amazon, Smashwords, Kobo et autres revendeurs internationaux.

Malheureusement, les lois des différents états continuent d'entraver le commerce mondial.  De nombreux états ont des lois protectionnistes, qui s'appliquent aussi bien aux marchandises en général qu'aux (malheureusement) ebooks en particulier. Plusieurs pays ont des taxes impactant les ebooks (mais pas les livres papier), ou ciblant les vendeurs internationaux, afin de soutenir les entreprises approuvées par le gouvernement.

Un problème plus sérieux dans certains pays  (comme la Chine ou l'Iran) est la censure. Il y a peu, la Chine a adopté une loi bizarre interdisant le voyage dans le temps comme procédé d'écriture dans la fiction. Alors que le dernier film Star Trek me rend presque cette idée sympathique, il est évident que de telles lois sont extrêmement hostiles à la fois au marché libre et au développement de la création.

Barrières linguistiques

Même si la technologie arrivait de manière égale et s'il n'y avait pas de lois protectionnistes ou de censure imposées par les états, une énorme barrière subsisterait pour un auteur qui voudrait vendre ses livres à internationalement. C'est la plus vieille barrière à la coopération intellectuelle : la barrière linguistique.

Les auteurs en langue anglaise ont accès au marché des ebooks à la fois le plus grand et en plus forte progression, et seront sans doute tentés d'ignorer les autres marchés. Les auteurs en Lituanien seront sans doute plus prompts à rechercher à se faire traduire.

Il y a trois solutions possibles à ce problème de traduction. L'une est un logiciel de traduction amélioré, mais ça semble lointain pour l'instant. Les logiciels de traduction automatiques de la génération actuelle ne suffisent même pas à traduire des emails de façon convenable, alors de la littérature...

La seconde est un marché des traducteurs plus accessible. Actuellement, la plupart des traducteurs qualifiés n'acceptent pas de travailler sans garantie de rémunération, et le coût de leur service est bien au delà de ce que peuvent se permettre les auteurs indépendants.

La troisième option serait qu'une grosse compagnie comme Amazon, Google, Kobo ou un nouvel entrant fournisse sa propre équipe de traducteurs (peut-être aidé par du logicil pour rendre leur travail économiquement acceptable), qui proposerait de traduire les livres vendus sur leur site. Ils pourraient ainsi augmenter le nombre de livres à destination du public international, et en conservant les traducteurs en interne, diminuer les risques liés aux traductions sur des oeuvres moins populaires.

En attendant, tout auteur ayant le possibilité de rendre disponible ses livres dans des langues comme le français, le japonais ou l'allemand pourra trouver avantage dans des marchés avec moins de concurrents.

Sunday, April 15, 2012

L'analogie des crayons : pourquoi je lis indépendant ?

J'ai lu sur le blog du Passive Guy (que je vous recommande si vous lisez l'anglais et appréciez l'auto-édition) un commentaire de Donna Fasano, recopie d'une réponse dans une interview chez BigAl.

(Au fait, pour la petite histoire, elle a vendu 100 000 livres en auto-édition) ...
Je lui ai demandé (et obtenu) l'autorisation de la traduire :

Question de BigAl : "Que croyez vous que les auteurs indépendants ont à offrir aux lecteurs de plus que les auteurs publiés traditionnellement ?"

Réponse de Donna : "
Parlons crayons. Les 6 Gros (ndt: Big 6, référence aux 6 grands groupes d'éditions traditionnels US) rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, sont des couleurs parfaites pour dessiner cet arc-en-ciel, au pied duquel on trouve, dit-on, le chaudron rempli d'or. L'objectif des 6 Gros, c'est cet or, alors ils en restent aux couleurs principales et bien connues.

Les auteurs indépendants sont pour leur part comme ces boites de 120 crayons, plus la boite de fluos, et celle avec les paillettes, et les métallisées, et les aquarelles, et sans oublier les feutres des plus gras aux plus subtils. Les auteurs indés offrent une variété bien plus large quand aux couleurs. Bien sûr, tout le monde n'apprécie pas toutes les teintes, et certains crayons ne valent pas la cire dont ils sont faits, à cause de mauvais contrôle qualités (qui inclue tout, du talent, à la relecture, au formatage), MAIS si les lecteurs sont prêts à prendre un léger risque, plutôt que voir toujours le même (même si très beau) arc-en ciel, ils peuvent choisir parmi une gigantesque palette chatoyante et iridescente ^^ .

Tout ce que je peux dire, c'est Allez les auteurs Indés !"

Et je ne peux qu'acquiescer : Depuis que je lis indé, je vais de surprises en surprises, parfois bonnes, parfois mauvaises, mais toujours avec de nouvelles découvertes.
Et dans les indés, j'inclus bien entendu non seulement les auteurs auto-publiés, mais aussi ceux qui sont publiés par les petites structures d'édition type Numeriklivres et Publie.Net  (FR) ou Ridan (US).

Monday, February 20, 2012

Les BigSix (Traduction)

Traduction de
At Home with the Sixes
Par J.A. Konrath (janvier 2012)

http://jakonrath.blogspot.com/2012/01/at-home-with-sixes.html

Maman Six, Papa Six et leur fils discutent debout dans le salon.

Maman Six : Nous sommes tellement heureux pour notre fils.
Papa Six : Oh oui, si heureux.
Fils : Merci.
Maman Six : Nous reconnaissons le superbe travail que tu fais.
Papa Six : Tellement meilleur que tes frères et sœurs. Je sais qu'on n'est pas censé favoriser, mais mon fils... tu es notre préféré.
Fils: Merci. Au fait, il faut que je vous dise quelque chose.
Maman Six : Nous sommes tellement fier de toi. Te souviens tu de quand tu étais un bébé ?
Papa Six : Que tu avais besoin de nous pour te moucher.
Maman Six : Toutes les couches sales que nous avons changées
Papa Six : Mais regarde toi maintenant. Devenu grand.
Maman Six : Je dois dire, Papa Six, qu'on l'a bien élevé.
Papa Six : Oui c'est sur. Et regarde le maintenant. Un si beau jeune homme.
Maman Six : Nous avons tant fait pour toi.
Papa Six : Et nous allons continuer à le faire. Parce que nous sommes tes parents, et que tu as besoin de nous.
Fils : Je voudrais...
Maman Six : Les risques qu'on a pris ! Cet investissement en temps !
Papa Six : Et en argent ! Toute cette nourriture achetée pendant toutes ces années. Habits, affaires pour l'école. Tu n'aurais pas pu avoir tous ces 10/10 si nous ne t'avions pas acheté des crayons.
Fils : (soupirant) Oui, vous m'avez acheté de crayons. Vous êtes les meilleurs parents du monde.
Maman Six : Nous avons discuté, ton père et moi. Et nous avons des nouvelles.
Papa Six : C'est vrai, nous en avons discuté, et nous avons décidé qu'on augmenterait ton argent de poche de 2%.
Maman Six : Ne sommes nous pas généreux ?
Papa Six : Du coup, ta vas recevoir 21,50 $ par semaine. Alors, que penses-tu de ça, jeune homme ?
Fils : Vous me mettez mal à l'aise, la...
Maman Six: Mais maintenant, ne ne vas pas croire que cette augmentation de 2% va sans nouvelles
responsabilités, mon fils. En plus de la cuisine, du jardin et de cette nouvelle extension de notre maison, il va falloir aussi assurer l'entretien de nos 4 voitures, deux fois par mois.
Papa Six: Nous avons beaucoup de factures à payer. Location, Charges, Nourriture.Et soyons francs, tu manges beaucoup. Alors il va falloir qu'on te compte cette nourriture supplémentaire que tu consommes.
Maman Six: Mais tout va bien. Notre relation n'est pas que sur la nourriture ou l'argent. Nous élevons. Nous protégeons. Nous guidons.
Papa Six: Quand tu as peint cette magnifique aquarelle, qui l'a revendue et t'a reversé 17.5% de l'argent ? Nous.
Maman Six : Oh oui. Parce qu'on est une équipe.
Papa Six : Et c'est risqué comme business, d'élever des enfants. Mais nous sommes fiers de toi.
Fils : Assez ! Je voulais vous dire que je quitte la maison.
Maman Six : Quoi ?
Papa Six : Tu es sérieux ? Tu ne peux pas vivre sans nous !
Maman Six : Tu as besoin de nous !
Fils : Je vais me mettre à mon propre compte.
Papa Six : Ca ne va jamais marcher !
Maman Six : Sans nous pour faire tout ce qu'on fait, tu n'y arriveras jamais !
Fils : Ces trois dernières semaines, j'ai gagné plus de 100 000 $.
Papa Six : Euh...
Fils: C'est plus que ce que tu gagnes en une année, non , Papa ?
Maman Six : Mais... Mais... nous avons tant fait.
Fils : Ces dernières années, vous n'avez rien fait d'autre que de profiter de moi tout en vous vantant de vos propres qualités. Mais vous ne m'avez rien donné de valeur. Vous m'avez fait presque tué au travail, soutiré des tonnes d'argent, et il n'y a rien de ce que vous avez fait pour moi que je n'aurais pu faire moi même.
Papa Six : Petit branleur ingrat ! C'est nous qui avons fait de toi ce que tu es aujourd'hui !
Fils : Au revoir.
Maman Six se met à pleurer, Papa Six l'entoure de ses bras.
Papa Six : Ne t'en fais pas chérie. Nous n'avons pas besoin de lui. Nous avons des centaines d'autres enfants.
Maman Six : Mais s'ils se rendent tous compte qu'il n'ont pas besoin de nous ?
Papa Six : Ils ne s'en rendront pas compte. Nous somme l'autorité. Ils ont besoin d'approbation. Et puis ils sont vraiment naïfs.
Maman Six : Combien de temps vont ils rester naïfs ? Sans nos enfants pour payer nos factures, nous ne pourrons pas garder la maison.
Papa Six : Tout va bien se passer.
Maman Six : Peut-être que je devrais aller le rattraper. Proposer de tripler son argent de poche.
Papa Six : Je ne crois pas que ça va le convaincre.
Maman Six : Et si, la prochaine fois qu'on vend une de ses peintures, on lui redonne 20% ?
Papa Six : J'ai regardé. Il peut garder 70% tout seul.
Maman Six : Tant que ça ?
Papa Six : Oui.
Maman Six : Et on peut faire autant ?
Papa Six : Non, on a trop de factures à payer.
Maman Six : Tu crois qu'il nous en veux de l'avoir exploité pour son talent pendant tant d'années ?
Papa Six : Mais non Chérie. On ne l'a pas exploité. Nous lui avons apporté guide et soutien. Nous l'avons élevé. Nous lui avons prêté des milliers de dollars.
Maman Six : Qu'il nous a remboursé, avec des sacré intérêts.
Papa Six : Ce n'est pas la question. Par contre, il y aura toujours des enfants qui auront besoin de la validation, des calins et des réprimandes que nous pouvons offrir. Et ils sont prêts à nous voler pour les obtenir.
Maman Six : Je l'espère Papa Six.
Papa Six : Fait moi confiance. Allez, va me chercher mon Kindle dans la chambre. Il y a un nouveau livres de Konrath chez Amazon pour 2.99$. J'adore comme il peut les vendre à ce prix.
Maman Six : Moi aussi. Je ne comprends pas pourquoi tant d'autres ebooks sont aussi chers
Papa Six : C'est simple chérie. Les grosses société gaspillent et se fichent de leurs clients. Ils facturent cher pour payer leur surcharge sans pour autant fournir de valeur ajouté ni aux auteurs avec lesquels il travaillent, ni les lecteurs à qui ils vendent.
Maman Six : (secouant la tête) Je suis heureuse qu'on ne se fasse pas d'illusions comme ça.
Papa Six : Amen

Tuesday, January 3, 2012

Looking back to last year's reading

OK, didn't want to make this academic exercise, but thought it wasn't fair for those who did, nor to the people mentioned here...

So, here you are:
Great books read : tons.
Shitty books read : Since I didn't pay much, tons of first chapters, but none to the end.
Great Twitter friends met : Some, but great ones.
Great Writers discovered : Some, but much more than without my ereader.

OK, last one I'll detail some (in no particular order except language):
[English]Andrea K Höst * (http://www.andreakhost.com/) Author of the YA SF Touchstone trilogy and of a few other also great (and more adult) Fantasy novels.

[English]Michael J. Sullivan (http://www.riyria.blogspot.com/) Author of the Riyria Revelations (Soone tra,nslated to French and sold by the great French Milady/Bragelonne publisher)

[English]Debora Geary (http://www.deborageary.com/), Author of the "Modern Witch" series

[English]Nathan Lowell * (http://solarclipper.com/ et http://www.lammaswood.com/) Author of Science Fiction (Solar Clipper) and Fantasy (Tanyth Fairport), who tell extraordinary stories of ordinary people (or the reverse).

[French]Jeff Balek * (http://jeffbalek.com/ ) The short and precise phrases virtusoso, mastering both humorous Comics (Le Plup),  SF (Le Waldganger), and litterary ebooks(Macadam Gonzo) ...

[French]Pauline Doudelet * (http://www.paumadou.com/) OK, I admit I prefer her short/diverting stories to her more profound ones. She knows it, and I hope she doesn't mind ;-) 

Authors with an * are available for now at the best retailers (no DRMs/no Amazon), but I loves the other ones too !

Please note that EVERY ones of these writers is (or has been) self-published (or pure-player published), that at least a third of them live from their Electronic Books writing, and that I would never have "discovered" them if not for ebooks.

I have a few candidates for this new year, we'll see where they take me...
I also fear that my deliberate choice to not buy from Amazon anymore will "cost" me too much in "non-discovery", that I'll miss too much, so my only e-reading resolution for this new year will be to stand by this decision !

Wednesday, October 12, 2011

Amazon Kindle France and DRMs : different strategy or Bug ?


After the happy news of Kindle's arrival in France, I feel a little unease for a few days :

While the choice of some Kindle publishers (self and classical alike) is to not have DRMs, it seems the Kindle France Store applies DRMs ebooks  regardless of that choice. This is also true for foreign books. So if some self-publisher, adding the book in the US KDP, decides to have no DRM, it is nonetheless used for the "french" ebook store.

A few self-publishersI know have confirmed having been presented in KDP with the choice of DRM/noDRM, while Bragelonne (one of the major SF/Fantasy classical publisher), opposed to their use told me (Twitter inside) :
"Not us. We provide the files without DRMs. We can't do anything about it, Sorry".
"DRMs at Amazon are not of our initiative, we have no choice with the .azw layer".
"We provide the files without DRMs, after that it's Amazon's cloud that make it encrypted".

From what I've seen, even books published without DRMs through other Kindle platforms (Kindle US for example) are present on the KindleFR store WITH the handcuffs.

What I don't understand is that until now, and on all the national Kindle platforms, Amazon clearly stated regarding its DRM policy, that they don't decide it, but leave it to the publishers to decide. Not only was it clear, but it also WORKED that way. Well, if some publishers want to shoot themselves in the foot, that's their right after all, but here, the DRMs seem to have been applied regardless of the publisher's choice.

Finally, even if Amazon's Help page state that a restriction may be in place, at least some kind of HINT may be better, to show that the books ARE DRM ridden.
It may be possible that the DRM encryption are used systematically, whether the number of devices being limited.
It also may be a simple bug , in which case it may be important to raise it as soon as possible, so that it's corrected and not too many DRMised books are sold.
Lastly, it may be a strategical choice, in which case it's most important to mobilize against Amazon strong-arming DRMs in the French Kindle Store, before perhaps establishing them worldwide.


Tuesday, October 11, 2011

Boule De Cristal au carré !

Lorsque je veux avoir une idée du futur de l'ebook, je regarde dans ma Boule de Cristal Numérique, c'est une habitude. Mais voila t'y pas que ce que je vois dans ma Boule de Cristal, se met à prédire l'avenir !!
Dans un nouveau blog But Why Would You…. Ever Try To Predict the Future In Publishing?, Dean Wesley Smith (que je vous recommande de suivre si vous lisez l'anglais) fait 6 prédictions pour le marché des ebooks US.

J'en fait une très rapide et superficielle traduction ici. Si vous en souhaitez-plus, allez lire, et s'il y a suffisemment de demande (et si j'en ai le temps) je referais ça pus précisément.

Prédiction 1)(facile !)  La période de Noël va être d'enfer pour les ebooks
Le nombre de livres papiers vendus va diminuer dans le premier semestre de l'année prochaine, ce qui va causer la panique sur le terrain et dans les journaux. (La fin du monde, après tout c'est bien en 2012)

En même temps, les profits de certains editeurs vont augmenter pour certains grâce à l'augmentation des ventes des ebooks (fort marge) et la diminution de vente des livres papiers( moins de coûts de production, distribution etc). Et pour certains, passage à une part importante d'impression à la demande.

Prédiction 2)(facile aussi!) Recommencement à chaque période de Noël de la prédiction N°1, avec des bouleversements et re-consolidation autour d'un modèle orienté vers le POD (impression à la demande) et sans le système des retours.

Prédiction 3) (facile encore) Certaines maisons d'édition vont avoir des problèmes pour diminuer les coûts d liés au papier et seront soit liquidées, soit vendues par le groupe auquel elles appartiennent. Les autres vont s'adapter et survivre, notamment grâce aux plus fortes marges  sur le numérique liées aux contrats avantageux avec les auteurs, et à la re-publication des fonds "backlist" de ceux-ci.

Prédiction 4) (allez, encore assez raisonnablement facile) Les schémas présentés au dessus vont continuer, avec de nombreux nouveaux entrants, distributeurs,éditeurs, librairies (virtuelles ou physiques). La distribution mondiale des livres en langue anglaise va bien augmenter les profits des éditeurs, ce qui va les mener à la demande des droits "internationaux" sur les oeuvres au lieu des marchés nationaux. Mais pas que les gros éditeurs, les auto-publieurs aussi.

Prédiction 5) (déjà en cours) les librairies qui auront été faibles et stupides vont fermer, mais au profit de plus petites et indépendantes. Au bout du compte, elles vont trouver un moyen de compléter les manque à gagner dans l'aide et le conseil à l'achat de livres électroniques, vendues à travers elles.

Prédiction 6) (Allez une vraie prédiction cette fois)  Dans 5 ans,  1 livre vendu sera en papier, pour 3 électroniques. Les formats survivants au passage du POD seront les "Brochés" et "Cartonnés". Les livres de poches auront disparus.

Friday, October 7, 2011

Amazon's Special Offer : the dual-bladed razor

Late, but only by a few weeks, here is one analysis of the new Kindle line-up

The Amazon announcements at the end of last September  came like a bombshell : With the lesser model priced at $79, the Touch at $99 and Kindle Fire going for $199... All in all it was dynamite against the competitors.
I'll leave alone the Kindle Fire for now, for the current post, I'd like ton concentrate on the eInk readers (regardless of 3G) :  Kindle and Kindle Touch.

A few minutes after the announcements, an observation arrived, explaining how Amazon managed to sell its hardware for so low prices : The prices all include by default the "Special Offer" discount.
This "Special Offers" is what I call the "double bladed" razor. Why 2 blades ?

The first blade
What I call the first blade is the announcement and first launch of that "Special offer" a few moths ago.
It was then, actually, a discount on the base price, where the user accepted, in exchange for the reduced price, to receive targeted offers and discounts, displayed on non intruding locations.
Of course, many were disturbed by the offer, but still, it allowed new consumers to enter into the then still exclusive ebook readers club
It also allowed Amazon to keep it's Kindle competitive with regard to the other ereaders, while they were preparing the next generation Kindle line-up.

And now, last moth came ...

The Second Blade
Jeff Bezos managed to make a great new Magician's trick with this one : transform a "discount product" into a prestige but cheap one. If he had tried and sell us directly ,like that, his $79 Kindle, without having prepared the customers with these "Special Offers", everyone would have called him names for "cheating" on this price. He would have been shouted at by angry mobs, almost lynched...

But no, not only are these "Special Offers" not that bad (non invasive), but for some it's almost a feature, due to the discount coupons, which are regularly sent by Amazon (even sometimes on "Wish List" Items, if I get it correctly) ! On some US forums, I see customers having "reimbursed" their Kindle through the Offers, and some regretting not having bought the SO version instead of their standard one.


And for those who want to get rid of the SO, Amazon just started this new service : Pay to remove the SO:



Well, for customers, that's not that bad, don't you think ? But for competitors, winter will prove a hard season to pass...

From a technical point of view, this new e-ink Kindle line-up doesn't prove really extraordinary, except maybe for the X-Ray, but I'll maybe talk to it later, when we know more about it.  All in all, if you check in detail, and "ignore" the Special Offer prices, except for the Amazon store link, and the proprietary file format, these readers are on par hardware-wise  with what the others do, and outside of the US, I'm not sure how well they'll do. 

Shit, it cuts !
But the "tour de force" is that in the US, Amazon can now use this "Special Offer" as a scalpel to practice a "cachectomy" (chirurgical ablation of the cash) by forcing the other competitors to concede lower pricing if they don't want to loose market shares. And of course, while this sponsors subsidized offer doesn't cost much  to Amazon, it allows it to lower its prices 30 to 40 % under equivalent equivalent reader's prices.

And lastly, 30 to 40%, when near symbolical prices such as the 100$ barrier one, it allows one to go way under it, with the $79 Kindle as proof, and the $99 Kindle Touch just under the $100. If they want to compete, the others will need to empty their cash stashes...

Please note that this trick only works in the US for now, but as you know, on the Gillette razors, there may be way more than 2 blades, and I'm ready to bet that Amazon has already prepared blades #3, 4, and 5, ready to ship when necessary.
Some ideas of what they could be :
- Do the same thing, but international, using the US example as a lead to find "Special Offer" foreign partners.
- Prove the X-Ray feature's interest, and show how it's un-adaptable to epub (through software patents ?), using it's dominant position and proprietary format to still enhance it's market share....

But in the meantime, here, in France, we're welcoming Amazon as the "savior", who may finally come and start the ebook market, blocked as it is by the French Publishers.

Tuesday, September 27, 2011

What's an ebook's thickness ? A call to every publisher/retailer.

When I bought paper books, I used to have certain buying habits : Cjhecking out the author, the cover and blurb, the book's "format" and its prioce.
I transposed most of these habits to ebooks, but it leaves me deprived of one of those criterias : format.

When choosing a book, I check out it's physical dimensions (width,  height, thickness) and its content : number of pages, fontface size and spacing.This allows me to estimate it's "length" and the time I'll take to read it. I also know from experience that I usually prefer longer works, hence my biasing towards them, but depending on the genre and mood, I can choose some outside of my "security zone".

I know I'm far from beeing alone, even if some readers consider on the contrary that a book's length shouldn't be taken into account when choosing a book. For them, it's the intrinsic quality of a work that matters, with proof "The Old man and the Sea", a masterpiece closer to the novella rather than a novel.

Anyways, for a reader, this criteria is difficult to evaluate for electronic books : usual clues (number of pages, format) loose their meaning.
The file size, too dependent to included graphical/multimedia files, is really tricky and allows unscrupulous writers to "cheat".
The number of physical pages can also be "manipulated" by choosing distinct margins, typesets sizes, and line spacing.
A "locations number" (a la Amazon) is also completely proprietary and artificial.

The most "probant" indicator is for me the words number. Easy to compute and check, for "pure" text, it completely conveys a book's length. On the other side, for readers, used to count in "pages", it has no direct "meaning".

To fulfill this need to assess a book'e length, I suggest to ALL our ebooks providers to converge to a common "ebook standard page" definition, of for example 250 words. I know that 250 words is completely arbitrary, but its rounded, easy to convert to/from, and quite close to what's usually seen on paper.
So please everyone providing/distributing ebooks (publishers, self-publishers, retailers) please add to the description (meta-)data this number of "equivalent pages" (epages ?). This would be a great plus to customers.

Last note : and don't forget, when you compute this number of epages, to NOT COUNT anything not directly related to the book : TOC, author's biography/bibliography, bonuses, other books excerpts etc.)