Welcome to the E-Reading and RayTracing Blog. This blog covers my reactions, thoughts and discoveries about my two hobbies (Science Fiction Reading, and Real-Time Ray-Tracing), but may also possibly contain my ramblings on other subjects ... Posts may be in French or English, depending on the content...
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Thursday, August 30, 2012
Les DRMs, qui les demande ?
En commentaire à une des actualittés d'hier, dans laquelle Nicolas Gary tente d'accéder contre vents et marée à un ebook sous DRM, un interlocuteur précise que les DRMs sont souvent à l'initiative des auteurs et agents. C'est un point de vue que j'ai parfois rencontré, et constaté également, dans une faible mesure toutefois. Il est probable que cette différence vienne d'un échantillonnage très différent.
Pour autant, c'est un peu facile de se retourner sur les auteurs, surtout quand la communication vient d'en haut.
Vous me direz qu'en prenant cette posture, Mr Nourry "protège" ses auteurs en prenant à son compte leurs désidératas.
Mais alors comment expliquer qu'un éditeur demande explicitement à "ses" auteurs de faire pression sur les autres éditeurs le publiant ?
Oui, si les éditeurs expliquent aux auteurs que c'est pour leur bien, matraque à la main, il ne faut pas s'étonner que ceux ci acceptent d'en demander...
Et quand je parle des éditeurs, des auteurs, ou des agents, je ne parle pas d'individus, qui s'expriment parfois à titre individuel contre les DRMs, mais bien du résultat : la plupart des fichiers vendus le sont souvent sous DRM. C'est non seulement dommage, mais clairement contre-productif et contre-culturel, voire (c'est ma théorie) delictogène.
De la même manière, cette incapacité qu'ont certains gros e-libraires à gérer le marquage, qui les "force" à DRMiser plutôt, est une excuse un peu facile. Editeurs, si vous trouvez les DRMs trop invasifs, faites pression sur vos revendeurs pour leur faire implémenter cette solution, imparfaite, certes, mais un peu plus respectueuse des lecteurs.
Edit 16h30: J'ai oublié de convier les distributeurs à cette petite fête : vous aussi vous avez votre rôle à jouer, ne l'oubliez pas !
Thursday, April 26, 2012
Pourquoi j'attache de l'importance à l'affichage des DRMs
Je réalise après mon dernier essai d'attirer l'attention sur le "problème DRM/Amazon France" que si j'attache beaucoup d'importance à l'affichage des DRMs, beaucoup n'y prêtent pas forcément attention.
Alors permettez moi de vous expliquer pourquoi ça me semble important :
1) Passer outre les DRMs n'est pas anodin. Il est possible de passer outre ces mesures de protection, facilement, et même selon certains cas d'utilisation (avec gestion de la bibliothèque numérique par Calibre par exemple) de manière transparente. Pour autant, dans un grand nombre de pays, et même sans redistribution d'aucune manière des fichiers libérés, c'est illégal. Et je pense important de décider quand on achète un ebook si on va devoir passer outre la loi pour le lire, le stocker, le sauvegarder, le transférer à sa guise.
2) C'est un support pour choisir un ebook. Masquer la présence de DRMs, c'est renier le droit aux acheteurs informés de privilégier les livres non restreints, et par la même de signaler leur préférence pour ceux-ci.
3) C'est un support pour choisir une solution de lecture ou de gestion de bibliothèque : le choix d'une solution de lecture est sérieusement verrouillé aujourd'hui par le catalogue accessible par chacun. Les DRMs bloquent de plus la compétition sur ces sujets par l'ajout de coûts d'entrée importants. Le non affichage des DRMs rend encore plus difficile ce choix.
4) C'est un support de pédagogie. Sans affichage de la présence des DRMs, il est plus difficile de montrer et d'expliquer en amont de l'achat que certains livres sont différenciés des autres par une liberté d'utilisation moins grande. De la même manière, si l'on souhaite montrer les possibilités de conversion d'un format à l'autre, l'absence d'indication restreint très sérieusement cet usage pour les acheteurs ne souhaitant pas débrider les livres.
Si vous n'êtes pas d'accord avec ces 4 points, ou si j'en oublie, n'hésitez pas à commenter.
edit pour ajouter un lien vers une discussion l'année dernière sure ce sujet chez les labs Hadopi
http://labs.hadopi.fr/forum/debats-publics/affichage-obligatoire-des-drms
Alors permettez moi de vous expliquer pourquoi ça me semble important :
1) Passer outre les DRMs n'est pas anodin. Il est possible de passer outre ces mesures de protection, facilement, et même selon certains cas d'utilisation (avec gestion de la bibliothèque numérique par Calibre par exemple) de manière transparente. Pour autant, dans un grand nombre de pays, et même sans redistribution d'aucune manière des fichiers libérés, c'est illégal. Et je pense important de décider quand on achète un ebook si on va devoir passer outre la loi pour le lire, le stocker, le sauvegarder, le transférer à sa guise.
2) C'est un support pour choisir un ebook. Masquer la présence de DRMs, c'est renier le droit aux acheteurs informés de privilégier les livres non restreints, et par la même de signaler leur préférence pour ceux-ci.
3) C'est un support pour choisir une solution de lecture ou de gestion de bibliothèque : le choix d'une solution de lecture est sérieusement verrouillé aujourd'hui par le catalogue accessible par chacun. Les DRMs bloquent de plus la compétition sur ces sujets par l'ajout de coûts d'entrée importants. Le non affichage des DRMs rend encore plus difficile ce choix.
4) C'est un support de pédagogie. Sans affichage de la présence des DRMs, il est plus difficile de montrer et d'expliquer en amont de l'achat que certains livres sont différenciés des autres par une liberté d'utilisation moins grande. De la même manière, si l'on souhaite montrer les possibilités de conversion d'un format à l'autre, l'absence d'indication restreint très sérieusement cet usage pour les acheteurs ne souhaitant pas débrider les livres.
Si vous n'êtes pas d'accord avec ces 4 points, ou si j'en oublie, n'hésitez pas à commenter.
edit pour ajouter un lien vers une discussion l'année dernière sure ce sujet chez les labs Hadopi
http://labs.hadopi.fr/forum/debats-publics/affichage-obligatoire-des-drms
Sunday, April 15, 2012
L'analogie des crayons : pourquoi je lis indépendant ?
J'ai lu sur le blog du Passive Guy (que je vous recommande si vous lisez l'anglais et appréciez l'auto-édition) un commentaire de Donna Fasano, recopie d'une réponse dans une interview chez BigAl.
(Au fait, pour la petite histoire, elle a vendu 100 000 livres en auto-édition) ...
Je lui ai demandé (et obtenu) l'autorisation de la traduire :
Question de BigAl : "Que croyez vous que les auteurs indépendants ont à offrir aux lecteurs de plus que les auteurs publiés traditionnellement ?"
Réponse de Donna : "
Parlons crayons. Les 6 Gros (ndt: Big 6, référence aux 6 grands groupes d'éditions traditionnels US) rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, sont des couleurs parfaites pour dessiner cet arc-en-ciel, au pied duquel on trouve, dit-on, le chaudron rempli d'or. L'objectif des 6 Gros, c'est cet or, alors ils en restent aux couleurs principales et bien connues.
Les auteurs indépendants sont pour leur part comme ces boites de 120 crayons, plus la boite de fluos, et celle avec les paillettes, et les métallisées, et les aquarelles, et sans oublier les feutres des plus gras aux plus subtils. Les auteurs indés offrent une variété bien plus large quand aux couleurs. Bien sûr, tout le monde n'apprécie pas toutes les teintes, et certains crayons ne valent pas la cire dont ils sont faits, à cause de mauvais contrôle qualités (qui inclue tout, du talent, à la relecture, au formatage), MAIS si les lecteurs sont prêts à prendre un léger risque, plutôt que voir toujours le même (même si très beau) arc-en ciel, ils peuvent choisir parmi une gigantesque palette chatoyante et iridescente ^^ .
Tout ce que je peux dire, c'est Allez les auteurs Indés !"
Et je ne peux qu'acquiescer : Depuis que je lis indé, je vais de surprises en surprises, parfois bonnes, parfois mauvaises, mais toujours avec de nouvelles découvertes.
Et dans les indés, j'inclus bien entendu non seulement les auteurs auto-publiés, mais aussi ceux qui sont publiés par les petites structures d'édition type Numeriklivres et Publie.Net (FR) ou Ridan (US).
(Au fait, pour la petite histoire, elle a vendu 100 000 livres en auto-édition) ...
Je lui ai demandé (et obtenu) l'autorisation de la traduire :
Question de BigAl : "Que croyez vous que les auteurs indépendants ont à offrir aux lecteurs de plus que les auteurs publiés traditionnellement ?"
Réponse de Donna : "
Parlons crayons. Les 6 Gros (ndt: Big 6, référence aux 6 grands groupes d'éditions traditionnels US) rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, sont des couleurs parfaites pour dessiner cet arc-en-ciel, au pied duquel on trouve, dit-on, le chaudron rempli d'or. L'objectif des 6 Gros, c'est cet or, alors ils en restent aux couleurs principales et bien connues.
Les auteurs indépendants sont pour leur part comme ces boites de 120 crayons, plus la boite de fluos, et celle avec les paillettes, et les métallisées, et les aquarelles, et sans oublier les feutres des plus gras aux plus subtils. Les auteurs indés offrent une variété bien plus large quand aux couleurs. Bien sûr, tout le monde n'apprécie pas toutes les teintes, et certains crayons ne valent pas la cire dont ils sont faits, à cause de mauvais contrôle qualités (qui inclue tout, du talent, à la relecture, au formatage), MAIS si les lecteurs sont prêts à prendre un léger risque, plutôt que voir toujours le même (même si très beau) arc-en ciel, ils peuvent choisir parmi une gigantesque palette chatoyante et iridescente ^^ .
Tout ce que je peux dire, c'est Allez les auteurs Indés !"
Et je ne peux qu'acquiescer : Depuis que je lis indé, je vais de surprises en surprises, parfois bonnes, parfois mauvaises, mais toujours avec de nouvelles découvertes.
Et dans les indés, j'inclus bien entendu non seulement les auteurs auto-publiés, mais aussi ceux qui sont publiés par les petites structures d'édition type Numeriklivres et Publie.Net (FR) ou Ridan (US).
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Saturday, March 31, 2012
Lecture Anglaise : Golden Age of the Solar Clipper par/by Nathan Lowell
Participation au Défi lire en anglais : I read in english.
First part in English, second one in French
D'abord en anglais, puis en Français
English
I may have talked already of Nathan Lowell's books... Yes, it's there, in the Gems, but if you haven't seen it, please pay attention : I heartily recommend everything he's written...
First part in English, second one in French
D'abord en anglais, puis en Français
English
I may have talked already of Nathan Lowell's books... Yes, it's there, in the Gems, but if you haven't seen it, please pay attention : I heartily recommend everything he's written...
Golden Age of the Solar Clipper is the coming-of-age diary of a young man, Ishmael Wang, pushed into space-merchant life at the death of his mother. One book at a time (Quarter Share, Half Share, Full Share, Double Share, Captain's Chare, Owner's Share), he climbs the steps from bottom-level deckhand, to full owner (a few decades later) of a ship.
The miracle of the first books in the series, is that Nathan Lowell manages to interest us in the inner working of a ship, in the routine that helps Ishmael leave his old life and begin a completely new one. No real challenge for him then, but leisurely meeting and getting to know interesting people... I must say that I understand that this kind of writing will not please everyone, but I personally enjoy it really much.
While the first books are mainly about routine and peoples interaction, the author slowly increases the challenge in the next ones, while still at each time keeping the good old interactions going... from ghost ships, to environmental failures, only space pirates are missing...
It is clear that I like sailing stories, either on the sea (Jack London's Seawolf, C.S. Forrester's Hornblower), or in space (Weber's Honor Harrington, Cherryh's Merchanter's Luck, David Feintuch's Seafort, ), and I must say that I find this series completelyon par with the rest of these...
My only regret ? As Ishmael evolves, he has to leave friends behind, and get no news later. Well, I guess it's more realistic than I would like, there are after all some comrades who I have no news from... And Nathan Lowell has left the door opened to meeting them again.
I hope you won't mind my entering in the Reading in English Challenge since you may find I'm with this one...
First, I must admit that it would not ba a "reading", but a "re-reading", since I already went along all these stories once. Secondly, while there are 6 books, only 3 are available for the moment as ebook, published by Ridan Publishing, which left me to listen to the other ones available as audio-books (for free, but you're welcome to donate)...
Oh, and my note ? 5 stars.
Français
J'ai sans doute déjà parlé des livres de Nathan Lowell .. Ah, oui, c'est là, dans les "Gemmes" , mais si vous ne l'aviez pas vu, faites bien attention : Je recommande chaudement TOUS ses livres.
Le miracle des premiers livres de la série, est que Nathan Lowell arrive à nous intéresser au fonctionnement du vaisseau, à la routine qui aide Ishmael à quitter son antienne vie et en redémarrer une nouvelle. Pas de vrai challenge pour lui, mais on apprends doucement à connaitre et apprécier des gens intéressants... Je sais que ce genre d'histoire ne plaira pas à tous, mais j'apprécie beaucoup.
Alors que les premiers livres développent surtout la routine et les interactions, l'auteur intègre progressivement du challenge dans les suivants, tout en conservant les interactions... de vaisseau fantômes en pannes environnementales, seuls les pirates de l'espace manquent...
Oh, and my note ? 5 stars.
Français
J'ai sans doute déjà parlé des livres de Nathan Lowell .. Ah, oui, c'est là, dans les "Gemmes" , mais si vous ne l'aviez pas vu, faites bien attention : Je recommande chaudement TOUS ses livres.
Golden Age of the Solar Clipper est un récit du passage à l'age adulte d'un jeune homme, Ishmael Wang, projeté dans la vie de marchant de l'espace à la mort de sa mère. Un livre à la fois (Quarter Share, Half Share, Full Share, Double Share, Captain's Chare, Owner's Share), il évolue du grade de simple matelot, à celui de propriétaire (quelques dizaines d'années plus tard) d'un vaisseau.
Le miracle des premiers livres de la série, est que Nathan Lowell arrive à nous intéresser au fonctionnement du vaisseau, à la routine qui aide Ishmael à quitter son antienne vie et en redémarrer une nouvelle. Pas de vrai challenge pour lui, mais on apprends doucement à connaitre et apprécier des gens intéressants... Je sais que ce genre d'histoire ne plaira pas à tous, mais j'apprécie beaucoup.
Alors que les premiers livres développent surtout la routine et les interactions, l'auteur intègre progressivement du challenge dans les suivants, tout en conservant les interactions... de vaisseau fantômes en pannes environnementales, seuls les pirates de l'espace manquent...
Très clairement, j'adore les histoires de navigation, qu'elles soient maritimes (Jack London's Seawolf, C.S. Forrester's Hornblower) ou spaciales (Weber's Honor Harrington, Cherryh's Merchanter's Luck, David Feintuch's Seafort ), et je dois dire que je trouve cette série tout à fait à la hauteur des autres.
Mon seul regret ? A mesure qu'Ishmael évolue, il est obligé de laisser des amis derrière lui, dont nous n'avons plus de nouvelles par la suite. Allez, je suppose que c'est plus réaliste que je ne souhaiterais, il y a après tout des camarade dont je n'ai pas de nouvelles récentes... Et Nathan Lowell a laissé des portes ouvertes pour qu'on les retrouve plus tard.
Mon seul regret ? A mesure qu'Ishmael évolue, il est obligé de laisser des amis derrière lui, dont nous n'avons plus de nouvelles par la suite. Allez, je suppose que c'est plus réaliste que je ne souhaiterais, il y a après tout des camarade dont je n'ai pas de nouvelles récentes... Et Nathan Lowell a laissé des portes ouvertes pour qu'on les retrouve plus tard.
J'espère qu'on ne m'en voudra pas de compter ces livres dans le Défi "Lire en Anglais"... En effet, il faut que j'avoue qu'il ne s'agit pas d'une lecture, mais d'une "re-lecture". Et puis alors qu'il y a 6 livres dans cette série, seuls les trois premiers sont disponible sous forme d'ebooks (publiés par Ridan Publishing), j'ai donc écouté les suivants, dispo gratuitement (mais vous pouvez donner) comme livres-lus (par l'auteur).
Oh, un détail, ma note ? 5 étoiles.
Oh, un détail, ma note ? 5 étoiles.
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