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Saturday, September 27, 2014

Auteurs et associés

Dans l’actualité du livre numérique (et au sujet de la négociation Amazon/Hachette) dernièrement, deux grands groupements d’auteurs ont fait la Une des médias : Authors United et l'Author's Guild.

Dans les deux cas, ils se sont ralliés derrière Hachette, demandant à Amazon d’accéder instamment à continuer à fournir le service "habituel", du moins tant que les négociations continueront, alors que plus aucun contrat ne lie Amazon et Hachette.

Accolade


Si l’on pousse jusqu’au bout ce raisonnement, ça verrouille toute marge de négociations à Amazon, à qui il ne resterait donc plus qu’à accéder à toutes les demandes d’Hachette, sans rien obtenir en retour.

Remarquez, cette "pseudo-négociation", Hachette et les autres grands groupes d’éditions la connaissent, puisque ça fait des années qu’ils la pratiquent avec les auteurs.

Seulement voilà, avec Amazon, ils tombent sur un os : ils ne sont pas dans la position de force à laquelle ils sont habitués.

Si vous regardez de près la composition de la liste des signataires d’Authors United, ou celle de l’Authors Guild, vous verrez qu’il s’agit le plus souvent d’auteurs à succès ayant pignon sur rue. Des auteurs à qui le système d’édition a réussi.

Évidemment, alors qu’Amazon a réduit au service minimum (et non pas bloqué/censuré/mis sous quasi embargo comme j’ai pu le voir ici ou là) la vente du catalogue Hachette, les ventes de cette maison d’édition ont été impactées. Et avec elles les revenus des auteurs.

Je rappelle au passage qu’Amazon a proposé plusieurs solutions permettant de dédommager les auteurs le temps des négociations avec Hachette, et que ce dernier a refusé.

C’est vrai que par ailleurs les propositions d’Amazon n’étaient pas forcément en faveur d’Hachette. Mais le status-quo actuel est-il beaucoup plus en faveur d’Hachette ? En faveur des auteurs ? Accepter une telle solution aurait sans doute permis de protéger les auteurs, tout en mettant de la pression sur les deux partis pour trouver un compromis rapide...

À l’opposé, bien peu de publicité est faite sur les auteurs qui soutiennent Amazon dans cette affaire, qui ont trouvé en Amazon un "champion" qui leur a ouvert un nouveau marché et pour beaucoup leur permet de vivre de leur plume là où l’édition traditionnelle ne leur laissait au mieux que des miettes.

RustChain

Partout, l’on voit et entend les éditeurs, libraires et avec eux nombres d’acteurs de la chaîne du livre s’offusquer de la place prépondérante d’Amazon, de sa position dominante (ou perçue comme telle). Passées les questions d’optimisation fiscales ou de ressources humaines, que l’on oublie de reprocher aux autres grands groupes à égalité, on préfère s’offusquer de cette position, plutôt que de se demander d’où elle vient, qui la confère et qui en profite.
La réponse, aussi choquante soit-elle sur ce blog, est qu’Amazon est une référence dans le service client, dans la qualité qu’elle apporte, et dans le rapport qualité-prix.

On les entend s’offusquer, mais on n’entend que peu la chaîne du livre se préoccuper du sort des auteurs, qui comparativement au reste de "l’industrie du livre" sont bien peu nombreux à pouvoir vivre de leurs écrits. Oh, on le sait bien, nombreux sont les auteurs qui aspirent à être lus, quitte pour certains à payer des sommes astronomiques pour quelques exemplaires imprimés qu’ils auront toutes les difficultés du monde à diffuser.

Et dans ces conditions, quelle facilité pour les éditeurs de proposer des contrats déséquilibrés, promettant parfois un à-valoir (pratique encore courante au siècle dernier, mais qui tend à disparaître), le plus souvent des rémunérations limites indignes, et s’appropriant toujours plus les droits des auteurs sur leurs créations (tant en durée qu’en périmètre).

Tout le monde ne peut pas vivre de ses écrits, je le conçois bien, mais pourquoi  les auteurs seraient-ils dans la chaîne du livre ceux qui en vivent le moins bien ?

À l’opposé d’Hachette, Amazon est actuellement un des premiers acteurs à soutenir la cause des auteurs. Pas désintéressé, bien évidemment, ne soyons pas dupes. Mais par son soutien ferme à l’auto-publication il apporte beaucoup d’air aux auteurs.

Arthur-Pyle The White Champion meets Two Knights at the Mill

Bien entendu, l’aspect financier direct est évident. De nombreux auteurs américains vivent maintenant de leur plume, pour certains après avoir été refusés par l’Édition, pour certains après y avoir travaillé, et pour d’autres sans avoir jamais ne serait-ce que contacté un éditeur.

Mais il a aussi un impact indirect sur l’industrie de l’édition : en donnant une alternative, il permet aux auteurs de négocier en meilleure position leurs contrats d’édition. Hugh Howey relate dans un billet des améliorations, entre autres contractuelles, qui redonnent du pouvoir aux auteurs. Personnellement, je crois que ces améliorations n’auraient jamais eu lieu sans une vraie alternative au "cartel" de l’édition.

Alors, personnellement, dans la lutte Amazon/Hachette, je choisis Amazon. Direct.

Et j’en appelle à tous les concurrents d’Amazon de monter au niveau. D’améliorer leurs services aux clients, aux auteurs, et aux éditeurs évidemment, pour  une concurrence vive, que j’estime importante.

J’en appelle aussi aux éditeurs à améliorer leur offre pour les lecteurs, entre autres en baissant le prix des livres, papier un peu, mais surtout numérique, pour que la lecture devienne plus accessible aux lecteurs, je suis persuadé qu’en proposant les livres numériques à des prix plus faibles, ils trouveront de nouveaux lecteurs, pas forcément des gros, mais nombreux. Que les lecteurs augmenteront le nombre de leurs lectures, et que tout le monde y trouvera son compte.

Aux éditeurs, je demande aussi de mieux rémunérer les auteurs, de mieux refléter les économies réalisées sur le numérique, directes ou indirectes... et aussi d’arrêter leur inflation sur les droits mal-acquis... (Je demande, mais je sais bien que c’est peine perdue. Les éditeurs équitables ne m’ont pas attendu, les autres ne m’entendront même pas).

Enfin, j’en appelle aux auteurs à mieux se protéger. À négocier leurs contrats. A (évidemment ?) envisager de ne pas signer... À consulter des spécialistes avant de signer.

Et ça tombe bien des spécialistes, il y en a parmi eux. À la SGDL par exemple, mais aussi dans toutes les autres associations d’auteurs.

Hotel Thiroux de Montsauge

Mme Marie Sellier, Présidente de la SGDL, a écrit cette tribune dans Le Monde il y a presque un mois. Je vous invite sérieusement à la lire. Vous y constaterez évidemment que mon avis diffère sensiblement du sien dans le différent Hachette/Amazon. Mais ce que je vois de très différent par rapport aux communiqués d’Authors United et l’Author’s Guild, c’est qu’elle ne traite pas les éditeurs en seigneur, mais en partenaire.

Un partenaire qui, à mon avis, a trop longtemps profité de la situation.

Avec de tels champions que l’Author’s Guild ou Authors United, conquis qu’ils sont au système qui les soumet, le livre aux US redeviendrait ce qu’il a été avant 2010 : un espace économique ne profitant quasiment qu’aux best-sellers et à leurs éditeurs, au détriment non seulement des auteurs de milieu et en marge de catalogue, mais aussi des lecteurs, à qui on reviendrait à vendre des livres hors de prix, et donc ultimement au détriment de la Lecture.

En France, la SGDL conserve sa liberté. Pas assez de moyens, pas assez de poids pour négocier en bonne position, par exemple sur le sujet du nouveau contrat d’édition.  Et là, même si je le souhaite, je ne sais pas comment l’aider. Bien possible que ma dernière idée ait fait long feu... :-(

Mais si vous êtes auteur, je vous invite à les contacter et voir avec eux. Je crois qu’il y a de nombreux chantiers qui les attendent, et qu’ils auraient besoin de soutien, direct ou indirect.

Saturday, October 27, 2012

Amazon non-displaying DRM Status of ebooks : What could explain it ?

Last year, I tried to raise attention (with no great results) to all DRMed books on Amazon.fr. I was wrong, only some of them were DRM-less, just like on Amazon.com and other Amazon stores. However, I was lead to that conclusion by the fact that the "indication" I used to check on DRM was not present on any ebooks at Amazon.fr.

A few months later, when the Italian and Spanish stores opened, there was no indication either. And now (whereas they were there earlier), the indications have also disapeared from the English and German shops.

Now I'm wondering about the purpose of that non-DRM disclosure policy.

Never attribute to malice that which can be adequately explained by stupidity...


At first, I attributed the lack of DRM indications to shear a bug, stupidity, incompetence, possibly from the "yougness" of the new European team, a software setup incorrect parametering etc. However, when the Spanish and Italian stores opened, with the same defect,  and while it could be understandable if the sofware base had been duplicated, I began to think it  would rather be malice, especially since the "non DRM display" thing had had ample time to be corrected if it WAS a defect from their point of view.

With the start of Select, it was the start of my decision to boycott Amazon.

... but don't rule out malice

Now, with the suppression of the DRM-Status display of the UK and DE stores, there is no doubt left : it is clearly a deliberate strategy. What could explain it ?

I have no fact , only conjectures there. Only non-mutually exclusive hypotheses :

  • Big-Publishers could be asking fo DRM-Status suppression, since it differentiates their offering from the better DRM-less one (What happens when DRM-free only applies to direct sales?)
  • DRMs can be used to "shackle" customers to one's ecosystem. For public relations purposes, Amazon declares it's neutral and only put DRMs when asked to by the publisher. However, their presence is in it's advantage.
  • Amazon's owning it's own DRM scheme and being its only "DRM user", it is able to hide them almost completely. Since customers have problems with Adobe/B&N/Apple DRMs, keeping them that "quiet" is an other way to attract customers. "Look, you won't have problems with us, WE manage the DRMs for you, you don't need to worry about them, so we don't need to disaplay their status, right?".
  •  Showing the DRM is one way of "insulting" the customers, by implying that they could bypass the law and share something they don't have right to. Additionally, it may remind the customers that what they buy is not a book, but a license, which can be terminated at any time and for any reason. We don't want customers to know that, do we ?
I could have hit the reason there, but most probably have missed the real one. Any other ideas folks ?

Quelles raisons pour ne pas indiquer la présence des DRMs ?

Dans mon oreillette, et suite à ma remarque d'hier sur la disparition des indications de DRMs sur les boutiques anglaises et allemande, on m'a demandé quelles raisons pourraient l'expliquer

Je ne suis pas sûr.

"Never attribute to malice that which can be adequately explained by stupidity, but don't rule out malice."

N'attribue jamais à la malignité ce qui peut être expliqué par la stupidité


Dans un tout premier temps l'année dernière, je l'ai attribué à la maladresse/ stupidité/ incompétence, potentiellement liée à la jeunesse d'une équipe, à des problèmes de paramétrage d'un socle logiciel etc.

Avec l'ouverture des magasins Espagnols et Italiens, cette idée pouvait à la rigueur se comprendre si le même socle logiciel était encore utilisé. Cependant, j'ai plus penché vers la "malice", et ce d'autant plus que l'information avait largement eu le temps de remonter et d'être corrigée. C'est d'ailleurs à ce moment là, ajouté au démarrage de Select que j'ai décidé de boycotter Amazon.

Mais n'élimine pas la possibilité de la malignité


Avec la suppression des indications sur les portails UK et DE, il n'y a plus de doutes, la stratégie est clairement délibérée.

Quelles peuvent en être les raisons ? 
Aucun élément concret de réponse ou fait pour étayer, je ne suis pas journaliste ;-) Seules des hypothèses, absolument pas exclusives les unes des autres.

  • Une demande des gros éditeurs pour que cette mention n'apparaisse pas. Ils se font déjà allumer. Les petits éditeurs et auto-publiés pourraient se différencier par l'absence de DRMs, la suppression de la mention est tout bénef pour les gros. (voir article du jour de Antoine Oury http://www.actualitte.com/usages/l-absence-de-drm-sur-les-livres-devient-un-argument-marketing-37737.htm)
  • Les DRMs sont un maillon de la chaîne verrouillant l'interopérabilité et le transfert des bibliothèques. Amazon a tout intérêt à vendre du DRM pour garder ses clients "captifs" de son écosystème. Pour des raisons de relation publique,  le choix des DRMs est "laissé" au publieur, et Amazon se déclare neutre. Mais dans les faits, leur présence est un avantage.
  • Un des points forts d'Amazon est leur gestion "transparente" desDRMs. Seule une petite minorité des lecteurs en on connaissance, pas besoin de "compliquer la tête" des autres.
  • Si les clients entendent parler de problèmes liés aux DRMs chez les autres revendeurs, et comme ce n'est quasiment jamais mentionné chez Amazon, c'est d'autant plus facile à Amazon de dire : "chez nous, vous n'aurez aucun problèmes (puisque vous ne verrez les problèmes de DRM que lorsque ce sera trop tard et que vous serez lié à nous par votre importante bibliothèque)".
  • l'absence d'indication des DRMs est aussi un moyen de masquer que la"vente" est en fait une "location à durée indéterminée" qui pourrait rebuter les clients. On ne veut pas rebuter les clients.

Bref, plein de bonnes raisons (et j'en manque sans doute), aucunes de bonnes pour les clients/lecteurs.

Et vous, vous avez des raisons (bonnes ou mauvaises pour les lecteurs) qui pourraient expliquer cette politique de non-affichage ?

Friday, October 26, 2012

Non affichage des DRMs chez Amazon ? la contagion s'étend

Vous vous souvenez l'esclandre que j'avais fait l'année dernière, avec plus ou moins de réussite ?
A propos des ebooks qui avaient tous des DRMs ?

Je m'était trompé, c'est juste que plus rien ne discriminait sur les fiches techniques les livres avec DRMs des livres sans.

Quelques mois plus tard, cette absence d'indication se propageait aux librairies nouvellement crées espagnoles et italiennes.

Et maintenant, (alors qu'ils le faisaient il y a encore quelque temps), les indications ont également disparu sur les boutiques anglaises et allemandes...

Plus que jamais, je m'interroge sur cette volonté d'Amazon. M'interroger ? en fait non, ce choix me renforce dans mon boycott et mon opinion négative d'Amazon.

Thursday, September 20, 2012

Pauvres Calimeros... Amazon vs Le reste du monde


Ici et là, là aussi, et puis un peu plus loin... bref, un peu partout, je vois des gens se plaindre de l'omniprésence (omnipotence ?) d'Amazon sur le livre (numérique ou non). Ca me fait très mal de le dire, mais cette position de préséance qu'a Amazon sur le livre numérique est MERITEE. Amplement !

Je ne les soutiens pas, bien au contraire (Boycott total de ma part), mais c'est eux qui ont l'offre la mieux ficelée, la plus complète, la plus accessible etc.

Que ce soient les éditeurs, distributeurs ou concurrents, si ils veulent avoir des chances, il faudrait au moins faire aussi bien. Ce qui n'est pas gagné.

En France par exemple, la FNAC qu'a pas réussi à relayer l'opération 200K de Bragelonne (après avoir foiré celle des 100K) c'est non seulement un gros fail pour cette opération, mais aussi encore une fois la démonstration de défauts majeurs (et non corrigés depuis 6 mois).

Alors que les autres s'empêtrent dans les DRMs Adobe, Amazon rends les siens parfaitement transparents, ce qui est tout à fait ignoble ^^ mais contribue à l'accessibilité des ebooks achetés.

Alors que les autres relèguent les auto-publiés à la seconde zone, Amazon les met en avant et les chouchoute, avec pour effet l'augmentation de son catalogue, facteur différenciant face à la concurrence. Bien sûr, le programme "Select" (une des raisons de mon boycott), même si légal, est tout bonnement infect et amplifie la part prépondérante d'Amazon sur le marché, mais si les autres faisaient aussi bien, il serait tout bonnement inefficace.

C'est simple, les autres, au lieu de gémir de l'injustice de la prépondérance d'Amazon, relevez vos manches, et améliorez votre offre. Editeurs, c'est simple, déjà, supprimez les DRMs, qui renforcent la "barrière" autour des écosystème et rendent plus difficile les transferts d'un e-libraire à l'autre. E-libraires, rendez votre boutique attractive aux utilisateurs, par exemple en adoptant une plus grande flexibilité au niveau des DRMs (Marquage !). Accroissez votre catalogue, par exemple en attirant et mettant en avant petits éditeurs et auto-publieurs, en améliorant les recherches et métadonnées.

C'est simple, fini Calimero, on se sort le doigt ... et on se bouge !

Thursday, May 10, 2012

Réveil !

Allez les gars, il est temps de se réveiller ! Le temps change, c'est le printemps, les jours se rallongent, il est temps de sortir de l'hibernation maintenant !

Une petite indication de ce qui a changé pendant l'hiver ? Le livre numérique est enfin arrivé dans les chaumières, déposé au pied des cheminées par un père noël un peu spécial : Amazon.

L'avènement des EBooks en France


Oui, je sais, je suis de mauvaise foi, les ebooks étaient déjà là l'année dernière, et même moi, comparé à d'autre, avec mes deux petites années d'expérience je suis loin d'être un précurseur en la matière. Mais il faut le dire clairement, de mon point de vue, c'est bien Amazon qui a déclenché en décembre l'ouverture du marché en France.

Avant leur bras de fer serré avec les gros éditeurs, ceux-ci ne mettaient à disposition que le minimum (voir moins) en numérique. Il faut bien dire ce qui est, même si la situation n'est pas encore terrible, elle était à ce moment là tout simplement calamiteuse.

Non, sérieux, qui a cru un jour que le FnacBook ou le Oyo aurait un quelconque attrait pour les lecteurs ? Pendant ce temps là, de l'autre côté de l'Atlantique, le Kindle était exemplaire, le Nook au moins honnête, le Kobo tout à fait correct.
Oui, je ne parle pas du Sony, des Cybook etc. Mais le fait est que ce qui marche ce n'est pas tant le matériel (quoique...) que l'écosystème. Et nos écosystèmes Fnac ou France Loisir étaient tout juste acceptables.

La faute n'est pas entièrement chez les e-libraires, ne nous y trompons pas, mais aussi chez les éditeurs, qui ont préféré jouer la montre (et essayé de mettre un maximum d'économies dans leur bas de laine) en repoussant au plus tard l'ouverture de leur catalogue au numérique, plutôt qu'aider une alternative à Amazon à se créer. Pourtant, ils avaient l'exemple parfait aux US de la puissance de feu d'Amazon, d'autant plus qu'ils font pour la plupart partie des même groupes que les éditeurs US !

A Noël, c'est bien simple, faute de masse critique en France, les e-libraires ont dû accepter d'accueillir les partenaires américains pour avoir l'air un minimum sérieux, les éditeurs ont tout juste eu le temps de sauver quelques meubles en forçant le Prix Unique du Livre Numérique, et ont fini par ouvrir leur catalogue, juste à temps pour que ce soit Amazon qui prenne la place.

Mais pourquoi il s'énerve lui, là ?

Je ne m'énerve pas, je m'exprime... Non, sérieux, je suis surtout frustré qu'on n'ait pas réussi à faire autre-chose que préparer le terrain aux géants américains, alors que justement on savait comment ça se passait là bas.

Attention, ce n'est pas par bête protectionnisme que je m'en "prends" aux géants américains, mais parce que je considère (très libéralement d'ailleurs) qu'en ce qui concerne le livre électronique, la compétition est l'amie du marché et du progrès, d'une plus grande accessibilité à la culture et au savoir. Et je pense qu'ouvrir grande les portes de notre marché c'est entre autre abandonner une partie de cette compétition au profit des plus gros.

Le réseau s'est mis en place, certains éditeurs pure-players ont été créés et ont commencé à produire, à se structurer juste ce qu'il faut, juste à temps pour que les américains viennent récolter ce qu'on avait semé.

Si seulement ils nous prenaient aussi les bonnes idées (Watermarking par exemple), Ben non, ils en restent aux DRMs tout ce qu'il y a de plus con.

Si seulement ils faisaient au moins aussi bien que de l'autre côté ! Ben non, on a une version allégée (pas d'affichage des DRMs, pas tous les modèles de liseuses , pas tous les catalogues ...).

Si ils continuent de progresser en France, ils pourront nous imposer leur manière de faire sans qu'on puisse vraiment réagir.

Et le plus frustrant dans tout ça c'est que les moyens de faire quelque chose de bien sont déjà présents !

Il y a quand même des trucs qui résistent, des structures qui fonctionnent, et qui pourront peut-être se mobiliser pour conserver un minimum de compétition sur le marché francophone. 
- des auteurs, créatifs, codeurs etc. tout à fait passionnés et compétents, 
- des maisons d'éditions, petites, moyennes ou grandes, papier ou pure-players, qui finalement sont les plus grandes pourvoyeuses de livres.
- un réseau de distributeurs intermédiaires vaillant et valeureux.
- des e-libraires alternatifs, avec des stratégies d'ouvertures et du matériel largement honnête.



Il est temps que tout ce petit monde réagisse avant de se faire étouffer et de laisser la compétition (et la direction des opérations) aux mastodontes. 


Réagissez, Bordel !!

C'est simple, pour résister à leur entrée, il faut lever votre  niveau, et faire au moins aussi bien qu'eux. Ils ne veulent pas apprendre de vous ? Apprenez d'eux.

1) Tant que des DRMs sont imposés par les éditeurs, il faut TOUT faire pour qu'ils aussi discrets que possible, sans pour autant qu'ils complètement  invisibles. Il ne faut pas de bugs à la c** pour empêcher Tata Ginette de lire le dernier Le Clezio.

2) Ouvrez les commentaires aux gens qui n'ont pas acheté les livres sur vos e-librairies ! Une des forces d'Amazon, c'est son système de recommandation, bien sûr, mais aussi le grand nombre de commentaires et notes sur les achats. Bien sûr, ça mène à certains abus, mais c'est aussi un incroyable moyen de découvertes et de prescription.

3) Contrairement à ce que fait Amazon, faites STANDARD. Proposez des services Et si ça veut dire aussi communiquer et se mettre d'accord sur des standards d'échange avec les concurrents, pourquoi pas ?

4) Continuez ce qui est bien : le Watermarking par exemple, la recherche par facette, les choix éditoriaux audacieux, la preuve par la qualité d'un savoir faire en codage, formattage etc.

5) Allez, du nettoyage dans les métadonnées ! Plus de "non-fiction" dans la SF, de SF dans le Fantasy, de Bit-Lit dans la littérature blanche... Il faut que les lecteurs puissent trouver ce qu'ils cherchent, et aussi ce qu'ils ne cherchent pas !

6) E-Libraires et distributeurs, ouvrez les canaux à l'auto-publication ! Les auto-publieurs, c'est le "coin" qu'utilise Amazon pour faire pression sur les éditeurs, pour faire baisser les prix, pour accroître son catalogue plus que les concurrents. C'est un formidable élément différenciant. Ne vous y trompez pas, si Amazon chouchoute ses auto-publieurs, ce n'est pas par bonté d'âme, mais bien parce qu'ils savent que c'est de l'or qui rentre, certaines catégories de lecteurs qui trouvent un choix qu'ils n'attendaient plus de l'édition classique.

7) Facilitez l'expérience !! L'achat en 1 click d'Amazon, l'extrait de 20% et l'achat proposé automatiquement vers le livre complet, ca donne aux lecteurs l'occasion de tester un livre avant de l'acheter. Et si ce n'est pas ce livre qu'ils achètent, ce sera un autre, et c'est pas grave! C'est de l'argent qui rentre dans l'économie des ebooks !  

Je suis sur que j'oublie un paquet d'autres points sur lesquels vous avez intérêt (et nous lecteurs par extension) à vous améliorer, si vous ne voulez pas vous faire manger tout cru !

Edit : On me dit dans mon oreillette que mes solutions ne sont pas forcément toutes bonnes, ou que d'autres stratégies sont possibles voire meilleures. Je suis parfaitement prêt à l'admettre. Et à moins qu'elles soient "confidentielles, n'hésitez pas à les partager ! Mais là n'est pas en fait le but de mon billet. Celui-ci peut se résumer en fait à la phrase de conclusion suivante :

Allez, il est encore temps de se réveiller !! On y va les gars !!! Réveil !!!!!




Wednesday, May 9, 2012

J'ai craqué ! J'ai commandé un Kindle Touch

Honte sur moi, je suis Parjure, mon honneur ne sera lavé que dans le Seppuku. Oui, j'ai craqué, j'ai commandé hier un Kindle Touch, alors que j'étais décidé à ne pas donner un kopeck à Amazon.

Bon, c'est vrai, ce n'est pas pour moi, mais pour ma mère, qui est une inculte de la technique. Pour elle, sur un micro-onde, deux boutons c'est limite un de trop. Alors le Kindle Touch, c'est la solution la plus Maman-Ready. On a beau dire tout ce qu'on veut sur Amazon, mais leur écosystème ebook est le plus simple, le plus efficace. Ca marche, point. Les DRMs sont tellement bien intégrés (GRRRRRR) qu'ils en sont invisibles. Les achats sont tellement simples qu'on peut les faire sans soucis sur la plateforme. Pas besoin de compte ADE à la noix, pas de mauvaise surprise logicielle. Ca roule.

Bon, en bon geek et fils responsable, je compte gérer et assurer la sauvegarde long-terme de sa bibliothèque, faire ses achats (elle ne veut pas donner son numéro de CB à qui que ce soit sur le Net), lui transférer les livres etc.

Est-ce que je m'en veux ? non, je culpabilise un tout petit peu, et puis je met un joli mouchoir sur ma conscience geekesque, et fait ce qui est mieux pour ma mère. Par contre, il y en a d'autres à qui j'en veux...

Apple, Kobo, B&N, Sony, FNAC, Gallimard, Hachette et autres. Oui, c'est à eux, e-libraires et éditeurs que j'en veux, de ne pas avoir été à la hauteur de la compétition jusqu'ici, de ne pas avoir anticipé et trouvé les moyens de lutter.
Les uns, de n'avoir pas été capable de proposer des solutions et librairies  aussi user-friendly et publisher-friendly qu'Amazon. Les autres d'avoir attendu qu'Amazon entre sur le marché pour ouvrir le marché, au lieu de démarrer un contre-feu en aidant les e-libraires français à atteindre une taille critique avant l'arrivé d'Amazon.

J'en veux aussi un peu à nos e-libraires, qui continuent de ne pas offrir de point d'entrée alternatif pour les auteurs auto-publiés, qui n'ont grosso modo que Kindle pour atteindre les rayons.

Bref, j'en veux à tous ceux qui finalement m'imposent un peu ce choix d'aller contre mes convictions.


Thursday, April 26, 2012

Pourquoi j'attache de l'importance à l'affichage des DRMs

Je réalise après mon dernier essai d'attirer l'attention sur le "problème DRM/Amazon France" que si j'attache beaucoup d'importance à l'affichage des DRMs, beaucoup n'y prêtent pas forcément attention.


Alors permettez moi de vous expliquer pourquoi ça me semble important :

1) Passer outre les DRMs n'est pas anodin. Il est possible de passer outre ces mesures de protection, facilement, et même selon certains cas d'utilisation (avec gestion de la bibliothèque numérique par Calibre par exemple) de manière transparente. Pour autant, dans un grand nombre de pays, et même sans redistribution d'aucune manière des fichiers libérés, c'est illégal. Et je pense important de décider quand on achète un ebook si on va devoir passer outre la loi pour le lire, le stocker, le sauvegarder, le transférer à sa guise.

2) C'est un support pour choisir un ebook. Masquer la présence de DRMs, c'est renier le droit aux acheteurs informés de privilégier les  livres non restreints, et par la même de signaler leur préférence pour ceux-ci.

3) C'est un support pour choisir une solution de lecture ou de gestion de bibliothèque : le choix d'une solution de lecture est sérieusement verrouillé aujourd'hui par le catalogue accessible par chacun. Les DRMs bloquent  de plus la compétition sur ces sujets par l'ajout de coûts d'entrée importants. Le non affichage des DRMs rend encore plus difficile ce choix.

4) C'est un support de pédagogie. Sans affichage de la présence des DRMs, il est plus difficile de montrer et d'expliquer en amont de l'achat que certains livres sont différenciés des autres par une liberté d'utilisation moins grande. De la même manière, si l'on souhaite montrer les possibilités de conversion d'un format à l'autre, l'absence d'indication restreint très sérieusement cet usage pour les acheteurs ne souhaitant pas débrider les livres.

Si vous n'êtes pas d'accord avec ces 4 points, ou si j'en oublie, n'hésitez pas à commenter.


edit pour ajouter un lien vers une discussion l'année dernière sure ce sujet chez les labs Hadopi
http://labs.hadopi.fr/forum/debats-publics/affichage-obligatoire-des-drms

Wednesday, February 29, 2012

An other one against Amazon/Self Publishers : The pricing Time Machine

Jim Hines posted an update regarding his pricing problem with his books at Amazon.
http://jimhines.livejournal.com/617673.html

If you haven't read his post, I encourage you to.
Please take a look at it's "last point" : if the rules bother Amazon, they'll change them.

In that case, the rules were already in Amazon's favor, so they didn't even have to bend them further...

In an update, Jim added :

2/27/12 Update: I’ve gotten a final response from KDP Executive Customer Relations, which states that the price on my book was reduced because another retailer (Kobo) was selling it for $.99 at some point, “over the last couple  months.” That would, I assume, be the issue referenced in the 6th paragraph below.
Take from this what you will


My take is that Amazon will take any price they choose, as they see fit, especially if you used it in some previous operation...
Now, again, if authors are OK with giving THAT power to one single company, that's their business...

Thursday, February 23, 2012

IPG d'abord, Immateriel ensuite ?

Juste une petit billet pour rebondir sur une analyse concernant la nouvelle relevée par actualitté sur la non-reconduction du contrat entre Amazon et un distributeur d'éditeurs indépendants :

http://paidcontent.org/article/419-why-amazons-kindle-battle-with-ipg-matters/

De mon point de vue, appliqué en France, ça pourrait être le genre de choses qui feraient éjecter l'ensemble du catalogue Immateriel de chez Amazon...
Je pense que le marché des ebooks n'est pas assez mûr ni acquis par Amazon pour qu'ils puissent le faire actuellement. Mais cependant, dans le futur, si Amazon gagnait beaucoup de terrain et que les ebooks s'implantaient vraiment ...

Parfois, je n'aime pas ce que je vois dans ma boule de cristal.

via Tara Maya (Thanks)

Friday, December 23, 2011

DRM, l'exception culturelle Française

Hier, Immateriel a publié un billet sur les DRMs : LE DRM SOCIAL DANS LES CIRCUITS PROPRIÉTAIRES.
Comme d'habitude, je suis allé le lire en essayant de comprendre.

Et en fait, j'ai compris, c'est tout simple !


J'avais tout faux, c'est pas le marché Français qui était en retard, c'est les autres. Nous avons la chance d'avoir quelques auteurs, éditeurs, distributeurs, libraires, même des éditeurs papier, qui ont compris que les DRMs ça ne marchait pas et qu'il fallait pas gonfler les clients avec ce truc immonde.

On peut noter aussi que certains, même convaincu de l'inutilité des chaines DRM, sont sans doute tenus par contrat avec ceux qui sont en amont d'eux dans la chaîne de proposer une protection technique, qui n'est du coup pas toujours de leur choix.


Et eux alors ?


Pendant ce temps là de l'autre coté de l'Atlantique, les éditeurs de manière globale s'en foutent, ou estiment  que payer à Adobe un max de thune c'est pas grave, que la DRM c'est aussi un moyen de "fidéliser" le client ou de lui revendre 5 fois le même livre... bref que les DRMs c'est de la balle.

Du coup, là où notre "chaine du livre" maison  a trouvé, et presque dans sa globalité adopté, le compromis du marquage,  de l'autre coté, ils font du blanc ou du noir.

Alors, la FNAC old-school, elle faisait (bon-an mal-an) du marquage, mais comme nos gros éditeurs leur donnaient rien à vendre et que le FNACBook c'était une daube, ça n'a pas marché. Et il faut dire que le public n'était pas encore tout à fait prêt. Et l'arrivée de Kobo en partenaire FNAC, c'est l'arrivée d'un Américain, qui sait faire du marketing, du matériel, mais ne sait pas faire de marquage, et après tout n'en a rien à faire.

Pareil, Amazon, ils ont certes défoncé la porte du marché numérique, et fait enfin rentrer le public avec eux, entrainant enfin dans leur sillon les éditeurs, mais ils ne savent pas faire le marquage, et ils s'en contrebalancent pas mal aussi.


D'un autre coté, nos petits français, Immateriel, Feedbooks, Bookeen, et bien, le marquage, ils savent faire. Pour certains (Immateriel par exemple), le multi-format aussi.

Mobilisons nous ! 

Alors, pour le coup, acheter Français, chez un e-libraire Français, ce n'est pas un acte de protectionnisme, mais surtout un acte de soutien à ceux qui ont tout compris !
Et tant pis pour le coté pratique de l'éco-système fermé d'Amazon ou Kobo.

La réponse à donner à ces gros acteurs américains ? Éduquons nos lecteurs, auteurs, éditeurs, libraires, blogueurs, qu'ils soient français ou étranger, pour qu'ils refusent (clients) ou renoncent (auteurs, éditeurs) aux  DRMs, quitte à faire le compromis du marquage.
Bref, éduquons les mastodontes américains, montrons leur que ce n'est pas parce qu'ils sont partis en avance qu'ils ont raison sur tous les points.


Remarques : Il y a encore des trucs qui me dérangent quand même :
- Pourquoi pas d'affichage des DRMs chez Amazon.fr .it .es ?
- Le marquage, c'est bien, sauf quand c'est envahissant ! Je pense que si ce n'était "visible" au lecteur qu'en un endroit unique (quitte à être planqué discrètement dans le code à plein d'autres endroits), ce serait suffisant pour expliciter le coté "personnel" du livre, sans pour autant nuire à l'immersion dans la lecture comme ce que je vois sur certains livres en début./fin de chapitre.

Wednesday, December 21, 2011

How Amazon is winning the Indie Battle

Until the start of december, my life as an "indie" reader was really good, and went along with my convictions all right : When I felt I discovered an author I liked, or a book was recommended to me, I would look it up at Smashwords, ask about it in an epub version, and if none was available, would go to Amazon, and depending on the DRM status and my "wanting" level, sometimes would buy there.

The world as it used to be

I saw Amazon's pro-indie as a benevolent one, of course using it to put pressure on Big6 publishers, but that went all right with me. Amazon did not on the other hand put pressure on the concurrent retailers, at least regarding that market. They "courted" the authors, giving them a great review system, good visibility, consideration, non-discriminating conditions, and lots of customers.

On the other hand, the other retailers just were seeing indie writers and publishers as sub-par book providers, and did see no use to help them.

Smashwords, in it's role of distributor, was doing as it could, opening a channel to the retailers. However, since those did NOT do anything, sales were just more random, depending either on genre or on luck to get discoverability. Of course, these retailers having lots of distinct quirks about what is acceptable to them make it no easier for Smashwords to send ebooks, and forces it to use it's MeatGrinder to make sure the ebooks are distributed. Add communication lag between Smashwords and the distribution channels... Ouch !
So while some authors were making better on non-Amazon platforms, the big majority fared better at Kindle.

Still, publishing on multiple platforms cost not much more than on a single one, and sometimes brought more money, the "common wisdom" was to put eggs in different baskets and multiple platforms.

The blog reviews, in addition to retailer reviews and notations were helping "independent" publishing get notoriety and lose some of it's black mark. A few midlist, or unknown, writers GotLucky™ (JA Konrath), and became famous outliers, giving notoriety and credibility to the entire indie movement.  

Far from discouraging this, Amazon was only waiting for the right time to come. Indie was a great tool, but if it had tried to take it for itself, Amazon would have had trouble getting as much traction as it has now on it. On the contrary, it started its imprints, giving a a boost to a few writers, selected without risks among the successfull ones.


Harvest Time !


Beginning of december though, was the GOOD time to harvest, just before the Christmas season.
Enter the KDP Select program, in which indie-publishers can enroll individually (and for a renewable duration of 90 days) each of their book.

First, the author gets 5 "free days", during which he can set the price to "free". While it may seem a bad financial move, going free for limited time has often proved to have good results in generating reads, which generate reviews and recommendations, which generate additional sales either when the book is off-free, or on other non-free books by the same author.

Secondly, Select enrolled boks are put in the "Prime" library, which means they can be burrowed for free for "Prime" customers, at most one at a time. Some direct "money compensation" is done through a fund, divided between the authors depending on the total number of borrows, and  each author's books. With the program's success, we can now know that this financial compensation should be at best symbolic, but it's not the only compensation for the author : the borrows/lendings are taken into account by the ranking algorithm. This means that the more a book is borrowed, the more it climbs in the ranking, hence the more it is borrowed, but also bought by the non "Prime" customers. This seems to largely compensate for the dollars loss. As a nice side effect, it also adds value to the "Prime" membership, by giving them access to a greater number of titles.

Last, the author/publisher gives exclusivity to his book for the entire 90 days duration. Which means that "established self-publishers" not only lock themselves to Amazon, but also attract their followers in their wake. These new customers, will of course discover other self-publishers, buy from them through Amazon, augmenting Amazon's share in their revenue, and finally prompting them to subscribe to Select.


Additionaly, by asking for the exclusivity, Amazon ensures that books will be designed primarily for its Kindle platform, and as a second thought for the other ones. Once an author has put it's book exclusively on Kindle Select, he will be less inclined 90 days later to start formatting anew for the other platforms, especially if he had good results on Kindle.

These 3 effects combine to create a "virtuous" (for Amazon) cycle, that attracts authors, who attract customers, who attract authors ...

How has it worked, so far ?

Well, from what I see at the KindleBoard's Writer's Cafe, where a great number of self-published authors spend some time, the big majority of those who made more than 70% of their sales at Amazon went "Select" for at least a few books. And those who DID go Select, have done so with (so far) gret results, getting more visibility, and climbing the rankings.

I can direct you to Kevin McLaughlin's Early Evaluation of KDP Select Program post to show you how it all went... Basically, Large Publishers are toast, Indie get a BIG visibility boost.

As an other result, some of the authors I like are going exclusively Amazon, and since I decided to not buy there ... Poor me !

For those who decide to go exclusive, I'd suggest something though : What if you planned ahead, twice a year, a 5-10 days of "No Select" period for all your books ? You could put them for sale directly on your website, in epub format, so that us, non "Kindle" owners could buy and read them ?

Update : a list of links to Author's blogs about this (on their blog, or forums)
http://ljsellers.com/moving-toward-amazon-only/
http://www.kindleboards.com/index.php/topic,94067.0.html

Saturday, December 17, 2011

Une décision difficile...

Note : Il s'agit ici d'une traduction du billet écrit initialement en anglais le 15 décembre. Des changements depuis par Bragelonne et Immatériel semblent avoir été un passage (au moins temporaire) à des ventes sans DRM ni marquage chez les revendeurs ne supportant pas ce dernier. Merci à eux !!! 

Ca y est, c'est fini, je n'acheterais plus, ni ne recommanderais plus Kindle.
Je vais continuer d'utiliser Amazon comme fournisseur d'information, comme outil de découverte, comme source de livres gratuits, mais je n'y achèterais plus d'ebooks. Pareil, je ne mettrait plus de commentaires/notes sur les livres, ni leur donner quelque moyen de profiter de mes lectures.

Mes raisons ? Ils ne sont plus fair play.

Ils veulen que les clients utilisent les autres enseignes comme showroom  ? Parfait, pour les ebooks, c'est eux le meilleur showroom sur la place. J'y ferais mes choix, et irai acheter ailleurs.

Ils veulent de l'exclusivité ? Parfait, je vais acheter exclusivement ailleurs.
Je ne vais pas commenter plus sur ces sujets, ls ont déjà été couvert largement sur le web.

Ces élément étaient déjà un peu abusés, mais j'avais encore en moi une toute petite marge me laissant l'accepter, et ...
La dernière goutte d'eau ? Ils ne montrent pas le statut "Restrictions" (DRM) des ebooks qu'ils vendent. Je vais donc maintenant acheter là où je poeux choisir en fonction de ce critère.

Je sais, vous autres lecteurs anglais n'avez pas ce problème... mais il semble qu'Amazon A changé sa position sur l'indication des restrictions (DRM).

Le jour ou le magasin Kindle a ouvert en France, je me suis rendu compte que l'état de Restriction des livres n'y était pas indiqué, et me suis posé la question de s'il s'agissait d'une anomalie ou bien d'une décision  stratégique. (Amazon Kindle et DRM : Politique différente ou Bug ? )

J'ai essayé à ce moment là de mobiliser à ce sujet, sans résultats. Bien sur, il pouvait s'agir d'un bug, ou d'une situation temporaire.
Environ un mois plus tard, je les ai contactés au travers de leur service support et la seule réponse obtenue a été : C'est nominal ( pas un bug) mais nous allons remonter l'information aux services compétents (quand les poules auront des dents). (Amazon DRM, le retour)


Réunion Bragelonne /Amazon 

Puis, il y a eu la réunion entre Bragelonne (et Immateriel, leur distributeur) et l'équipe Kindle France (Insatisfait par les réponses Amazon à Bragelonne sur les DRMs (Mis à jour)).
Ce qui est ressorti de cette réunion est qu'Amazon ne peut gérer le choix de Bragelonne en terme de "protection" : le marquage. Puisqu'ils ne peuvent pas "marquer" les livres, plutôt que de les laisser non protégé, ils préfèrent mettre des DRMs (mais sans le communiquer auparavant à Immateriel/Bragelonne).

A noter que cet "upgrade" n'est pas le fait d'Amazon uniquement, mais aussi celui de la FNAC, dont le partenariat avec Kobo a mené à la même situation.
Mise à jour : depuis, Fnac/Kobo, je crois Virgin , et peut-être Bookeen ont cessé de mettre des DRMs sur les livres Bragelonne. Quand à Amazon, n'ayant pas de moyen de le savoir, je n'en sais rien.


Cependant, c'est bien l'incapacité d'Amazon à proposer le marquage qui a forcé Bragelonne à trouver un compromis sur les DRMs.

Mais ce n'est pas tout : si vous lisez mon analyse du compte-rendu de Bragelonne,
Insatisfait par les réponses Amazon à Bragelonne, vous verrez qu'Amazon a fait croire à Bragelonne que les DRMs étaient nécessaire pour que les clients aient accès à l'ensemble des fonctionnalités "Amazon" : prête, text-to-speech etc...

Comme je le supposais, et comme ça a été plus tard confirmé par des sources plus pointues, ce ne sont que des foutaises qui mélangent les spécificités des fichiers mobi/azw avec l'implémentation des DRMs. Et si c'était effectivement le cas, comment serait-il possible que le problème ne soit averré que sur la librairie Kindle Française, et non pas aussi sur US/UK/DE ?


Mais c'est vieux ! Pourquoi se manifester maintenant ?

Et bien, le dernier changement date de quelques jours : La librairie Kindle Française n'est plus la seule à ne pas indiquer ce "statut des Restrictions" sur les ebooks : Les librairies italiennes et espagnoles partagent cette même particularité.
A mes yeux, celà prouve qu'ils s'agit en fait d'un choix stratégique de ne pas afficher la présence de restrictions aux clients. Ce qui est à l'encontre de la loi française, des directives européennes et de l'intérêt public. Comme vous le savez, les DRMs sont un de mes chevaux de bataille. Alors, en plus des autres actes de prédation cités au début, cette dernière goutte d'eau a fait déborder le vase.

Donc,dorénavant, je ne donnerais plus d'argent à Amazon/Kindle.

Tuesday, November 29, 2011

Amazon, va, je ne te hais point...

Et maintenant, mesdames et messieurs, devant vos yeux ébahis ... (roulements de tambour) je vais dire du bien d'Amazon !

Sérieusement !

Si,Si, je sais faire aussi !

A vrai dire, si Amazon
-n'utilisait pas un format propriétaire,
-indiquait les DRMs sur sa boutique FR,
- avait moins de 50% du marché des ebooks US,
- et vendait son Kindle Touch en France,

c'est celui-là que j'aurais acheté, sans hésiter, en remplacement de mon Nook.

Pourquoi me demandez vous ?
Tout simplement parce que ce sont les meilleurs d'un point de vue marketing, technique, et  vis-à-vis des clients.

D'un point de vue matériel, le Kindle fonctionne sans soucis, ni mauvaises surprises.

Sérieusement, les DRMs (que je n'aime pas) sont absolument invisibles pour les lecteurs, quelle que soit la configuration de liseuse (PC, Mac, Android, Kindle ...) et tant qu'ils ne tentent pas de les dépasser. Je met ça en contraste avec les DRMs Adobe, qui forcent les acquéreurs à obtenir un compte, à télécharger et installer des applications, dans le bon ordre, etc. Que des galères chez les concurrents quand c'est tout simplement invisible chez Amazon.

Pareil, l'achat, c'est un clic (2 si on compte le premier qui permet de télécharger l'extrait gratuit, encore un ++ ), et Zoom....

La lecture fonctionne bien (c'est le moins qu'on puisse dire...), et si le format est limité, il permet de vendre des livres sans soucis.

La boutique en elle même atteint suffisamment de personnes pour qu'elles laissent des commentaires et notes sur les livres, guidant les autres dans leurs choix, quand l’algorithme de recommandation  n'est pas suffisant (rarement en +).
On peut comparer avec les autres sites, où de nombreux livres restent sans évaluation, ou trop peu pour se faire une vraie idée.

Et puis il y a le cloud, qui permet de transférer son livre sur ses devices sans soucis, de synchroniser la lecture, et passer directement d'un device à l'autre, sans même avoir besoin de rechercher sur quelle page on était...

Non, sérieusement, si ces 4 défauts au dessus n'avaient pas été, j'aurais acheté un Kindle... et avec le sourire.

Et oui, le coté obscur est tellement séduisant... ;-P

Saturday, November 26, 2011

Suite Amazon/Bragelonne

Qu'on soit clair, je ne suis pas "contre" Amazon, ni contre Bragelonne, qui sont tous deux des exemples (parmi d'autres) presque parfaits de d'éditeurs et distributeurs ayant pris le virage numérique avec brio.

De même, si certains éditeurs souhaitent que leurs livres soient diffusés avec DRMs, après tout c'est à eux de décider.

Le fait que Bragelonne, que je voyais jusqu'ici comme un exemple de "droiture" sur le sujet des DRMs, accepte de se "compromettre" ne fait que me décevoir (un peu).

Sinon, dans l'affaire, c'est Amazon qui "manque" d'une option, qui aurait permis à Bragelonne d'être cohérent sur toutes les boutiques : Amazon ne fournit pas de solution de marquage/watermarking, qui aurait évité une partie de cette histoire et mis Bragelonne entièrement hors de cause.

Moi, pour ma part, je décide de concilier mes opinions anti-drm avec le coté pratique des achats chez Amazon, en prenant an compte la présence de DRM dans mes critères de décision d'achat.
Tant que des moyens faciles et rapides existent, permettant de dépasser outre ces DRMs, ce critère n'est même pas disqualifiant, juste "décourageant".

Ce qui m'horripile dans cette histoire, c'est surtout que la boutique Kindle France (contrairement aux autres boutiques Kindle!!)  ne me donne aucune visibilité sur ces DRMs.


(Edit le 26 à 14h46 : mention des marquages/watermarks)

Wednesday, November 23, 2011

Insatisfait par les réponses Amazon à Bragelonne sur les DRMs (Mis à jour)

Encore une fois, l'équipe Bragelonne montre qu'elle est engagée dans le numérique, dans le dialogue et dans l'écoute des lecteurs. Aujourd'hui, le "Digital Manager" de Bragelonne, Alexandre Levasseur (@lexbrage sur twitter), nous a apporté quelques réponses aux question qui se sont posées concernant les livres Bragelonne sur le magasin de livres numériques Kindle français.

Pour rappel, sur le site Amazon france (contrairement à ses variantes US et UK, et DE), il est impossible de déterminer avant achat si un ebook est DRMisé ou non. D'autre part, alors que la politique officielle de Bragelonne est de ne pas avoir de DRMs, leurs ebooks sur Amazon en ont.

Voici donc son compte-rendu d'une discussion qu'il a eu avec "toute l'équipe Kindle France composée de 5 personnes, techos et commerciaux." :
Amazon, Bragelonne & DRM

Alors ce que je comprends de compte-rendu, c'est que 1) Bragelonne est contre les DRMs, mais souhaite un marquage de ses livres. 2) Amazon ne sait pas faire de marquage donc fait "plus" en rajoutant ses DRMs donc 3) les livres Bragelonnes sur Kindle sont DRMisés.

Cela peut se comprendre... mais alors que Bragelonne ne dise pas qu'elle (il ?) ne fait pas de  "DRMs".

Bragelonne , pour ou contre les DRMs ?


Alexandre Levasseur écrit encore :
"Nous sommes contre ce qui ajoute à une oeuvre des verrous qui empecherait une lecture confortable, simple et facile d’accès."

Donc, et en bref, la politique de Bragelonne n'est pas "Pas de DRMs", mais "tant que les DRMs ne vont pas à l'encontre d'une lecture confortable, simple et facile d'accès, pourquoi pas", ce qui est tout autre-chose...


Ensuite, Alexandre nous explique qu'une limitation à 6 appareils, c'est pas si terrible que ça. Il a raison. 6 ça permet de voir venir. Mais il ne compte pas par exemple sur une famille de 4 personnes, voulant partager leur bibliothèque (donc leur compte Amazon) chacun ayant 2 appareils ... Et si on n'en est pas encore là en France, ça arrive ailleurs que chez nous...

Pas la même vision des DRMs

Il enchaîne sur une phrase qui me fait bondir.
"Après explication il s’avère que la DRM Amazon ne fait pas que proteger le fichier pour n’etre lu que par des appareils ou applications Amazon. "

Pas Que ...

Merde gars ! T'as RIEN compris alors ?! C'est déjà une des raisons majeures pour lesquelles on ne veut pas  de DRMs!

Le jour où je veux changer de crèmerie, je fais comment ? Je t'envoie toutes mes preuves d'achat ? Tu seras encore là pour me refiler le fichier ? Ton fichier, tu l'auras gardé dans un coffre fort numérique rien que pour moi ? Promis ? Même en cas d'incendie dans ta boite ?
Le jour où Amazon arrête son service et où mon Kindle tombera en rade, j'aurais plus que mes yeux pour la pleurer ma bibliothèque ! Et ce jour là, tu voudras quoi comme preuve d'achat ? Ta "promesse" de fournir le .mobi à la demande, si ça se trouve, il n'y aura plus que moi pour m'en souvenir ! 
Mes petits enfants, s'ils se demandent ce que je lisais, ils feront comment pour ouvrir le fichier sur mon disque s'ils n'ont pas la clef ? 
Et Champollion, dans 3000 ans, il fera comment pour les remettre en ordre, les bits de ton livre ?

Amazon enfume grave !

Re-bond : La surcouche DRM "permettrais des fonctionnalités" que ne permettrait pas le même fichier, s'il n'y avait pas de DRMs.

Là, c'est bêtement de l'enfumage (volontaire ou non, je ne sais pas) de la part d'Amazon : A partir du moment où un ebook est vendu sur le Kindle Store, avec ou sans DRMs, ces fonctionnalités peuvent être présentes, indépendamment du cryptage ou non du contenu du livre.

Un exemple tout simple : "Ravenwood", de Nathan Lowell (que je recommande d'ailleurs)
Comparons les deux versions : Sur le site d'Amazon.fr (Version Kindle.fr) et sur le site d'Amazon.com (Version Amazon.com)
Sur les deux, on peut voir que la Synthèse Vocale(Text  To Speech) est activée.
Par contre, sur la version américaine, on a en outre l'indication que le contenu du fichier n'est pas crypté "Simultaneous Device Usage: Unlimited"

Vous pourrez confirmer cette absence de cryptage en achetant le livre, le téléchargeant et essayant de le lire avec Calibre.
(Ce n'est qu'un exemple, il y a aussi des livres gratuits et sans DRMs bien sûr. Essayez avec Turing Evolved de David Kitson par exemple, en faisant attention, il n'a pas été relu correctement. Pour moi, l'histoire compense largement, mais certains ne pourront pas passer outre ses très nombreuses erreurs ).

Et cet exemple me permet donc de reposer LA question que je pose depuis le lancement : Puisqu'on VOIT sur la version US du site que le livre n'est pas protégé (Unlimited il y a écrit), pourquoi ne le verrait-on pas sur le site FR ? Moi, si j'achète un ebook, je VEUX savoir avant s'il a des DRMs.

Et Bragelonne tousse en rythme

A partir de là, Alexandre déroule ce qu'on lui a dit aujourd'hui :
"Si nous décidons de supprimer cette DRM nous supprimons également toutes les fonctionnalités qui font du Kindle le lecteur tel qu’il a été conçu. Et de facto nous privons une partie de nos lecteurs de fonctionnalités qu’ils souhaiteraient utiliser avec nos ouvrages."

Bonnes conclusions, mais à partir de données d'entrées fausses. Rien à ajouter. Shit In, Shit Out. Logique.

"C’est pourquoi nous allons laisser les ouvrages Bragelonne avec cette “couche Amazon” qui n’est pas vraiment une DRM."
Ben ... c'en est, ou c'en est pas ? Faudrait savoir, parce que quand vous dites "Sans DRMs" et que je ne peux pas lire le contenu du fichier sans le décrypter, pour moi c'est du DRM. (le "décompiler", c'est autre chose, et là, c'est AMZ qui fait chier à pas utiliser un format standard)

Alors oui, Bragelonne est engagée dans le numérique, dans le dialogue et dans l'écoute des lecteurs.
Pour autant, sur ce coup là, ils descendent un peu du piédestal sur lequel je les plaçait.


Mise à jour:  Des petits elfes m'ont soufflé dans l'oreillette cette nuit.
Les premiers, m'ont signalé que j'étais un mullfe, et que j'avais oublié de remercier les équipes Bragelonne et Amazon d'avoir consacré du temps sur le sujet.
C'est vrai, et c'est du fond du coeur que je les remercie donc.

Et puis on m'a poussé quelques liens aussi sur les DRMs et Kindle.
Ils datent un peu (2009), sont un peu flou sur la distinction mobi/DRM et ne précisent pas autre chose que le fait que l'activation des fonctionnalités supplémentaires soit en fait juste des petits "drapeaux" (flags) apposés au fichier.
(Pour ceux qui se souviennent des cassettes magnétiques, c'est comme ce petit bout de plastique qui empêchait l'enregistrement (ou non) sur la bande.)
http://boingboing.net/2009/05/14/kindle-owners-start.html
http://www.zdnet.com/blog/hardware/is-the-kindle-one-massive-drm-timebomb/4349

Un troisième lien, concerne lui l'opposition text-to-speech et trou de sécurité pour l'epub.
http://www.ebooksjustpublished.com/2009/10/16/epub-drm-and-text-to-speech/
Il ne concerne pas le Kindle, dont de toute façon, (et à ce que je sais, mais je peux me tromper) seule la version "liseuse"  gère le TTS.


Thursday, October 27, 2011

Amazon's answers regarding DRMs on Kindle France

Roughly two weeks ago, when the french Kindle Store opened, I sensed a disturbance in the Force : Books seemed to be screaming under the Dark Power of DRMs.
(http://readingandraytracing.blogspot.com/2011/10/amazon-kindle-france-and-drms-different.html)

Well, I was (partly) wrong : While some books had DRMs, some others hadn't, following the wishes of their (self-)publishers. However, I, as a customer, had NO way of determining if a given book was with or without DRMs, except after having bought it.

After some time, I sent a mail to the Customers's Service (don't have the original mail though).

I received shortly thereafter the following mail:

In answer to your mail, here are some informations about DRMs and ouravailable  ebook selection. The publishers choose whether they would like a DRM to be applied on their ebooks.
There are no limits to the number of times a title can be downloaded on a Kindle or Kindle Application. However, there can exist a limit regarding the number of Kindles or Kindle applications on wich a title can be available at the same time (usually 6). 
If that limit is less than 6 (bold mine) Kindle or Kindle applications, you'll see the message "Maximum simultaneous devices : up to X depending on the publisher's limits" on the detailed description page on Amazon.fr 's Kindle Store.

Clearly, while Amazon still lets the publisher choose it's own DRMs, it adopted in France a different strategy than in the rest of the world : The "devices" mentions now books where restrictions are stricter than a standard DRMized 6, instead of mentioning whether it has DRMs at all. It is in France impossible for a customer to check the presence of DRMs given the informations on the detailed description page.

I mailed them again today, with these same explanations, and they only answered (in addition to links to the Terms of Service/EULAs) that they had forwarded my comment to the  appropriate department.
Lastly, they included an email address (kindle-votre-avis@amazon.fr) where I could send further remarks.

If some of you ARE concerned with this stance in the French Store (which may be replicated in other upcoming Kindle Stores), I guess now would be a good time to express it, perhaps by e-mailing them your own remarks on that subject.

If some of you are self-publishers, and have chosen to NOT use DRMs, perhaps explaining that your wish is not only to have no DRMs on the books but for the customers to know it wold have additional "punch" than our "customer's" one.

Amazon DRM, le retour

Mail envoyé aujourd'hui (le 27/10/2011) à Amazon (Service Clientèle) 

Bonjour,
Suite à une autre demande d'aide, j'ai reçu la réponse partiellement reproduite ci-contre :
Les éditeurs choisissent s’ils désirent appliquer une mesure de protection technique (DRM) sur leurs ebooks. Il n’y a pas de limite quant aux nombre de fois qu’un titre peut être téléchargé sur un Kindle ou une application Kindle, cependant il peut exister une limite quant aux nombres de Kindle ou applications Kindle sur lesquelles un titre peut être disponible en même temps (en général 6).
Si la limite est moins de 6 Kindle ou applications Kindle, vous verrez le message « Utilisation simultanée sur plusieurs appareils : Jusqu’à X appareils selon les limites de l’éditeur » sur la page détaillée de l’ebook dans la boutique Kindle d’Amazon.fr.


Je dois dire que cette réponse me choque profondément : alors que pour moi l'élément DRM est un critère déterminant pour l'achat de biens culturels, le fait que vous le masquiez le "DRM/Pas DRM" par "DRM/DRM Pires" est profondément affligeant.
Pourquoi tout simplement ne pas rester cohérents des autres magasins Kindle, qui affichent en cas d'absence de DRMs "Nombre de devices : Unlimited" ?, quitte à effectivement AUSSI afficher "Nombre d'appareils X" si X est inférieur à 6...


Réponse obtenue à 14h39 :


Suite à votre email, je vous remercie pour commentaire à propos des mesures de protection technique (DRM) des titres de la Boutique Kindle. Les éditeurs peuvent choisir de faire appliquer ces mesures de protection (DRM) à leurs fichiers, et lorsqu’ils font ce choix, nous respectons et protégeons ces restrictions.
Vous retrouverez les informations concernant le Contrat de Licence, les Conditions Générales d’Utilisation et la boutique Kindle grâce aux liens suivants :
 Conditions d’Utilisation et Contrat de Licence : www.amazon.fr/gp/help/customer/display.html/ref=hp_left_ac?ie=UTF8&nodeId=200709...
 Boutique Kindle : www.amazon.fr/gp/help/customer/display.html/ref=hp_left_ac?ie=UTF8&nodeId=200713...
 Par ailleurs, jous confirme que je viens de transmettre votre commentaire au département approprié afin qu'il permette d'améliorer nos services et de les rendre plus en phase avec vos attentes.

Nous apprécions de recevoir des commentaires comme celui-ci qui contribuent à améliorer nos services et votre expérience de lecture avec le Kindle, n'hésitez pas à nous faire part de vos autres remarques directement à l’adresse suivante : kindle-votre-avis@amazon.fr

Bref : Pas de réponse... même si on peut espérer qu'effectivement les services concernés recevront la demande...
Mais il est également possible qu'il s'agisse juste de me renvoyer jouer dans la cour sans rien faire en attendant.
Je suggère donc à ceux qui comme moi se sentent concernés par le sujet d'envoyer un mail à l'adresse donnée. De préférence personnalisé histoire de montrer que je ne suis pas le seul pekin concerné.
En attendant :


Renvoi de "notification de non satisfaction :


La facilité de travailler avec Amazon à la résolution de votre problème
 Bon
La qualité de notre représentant du service client
 Bon
La politique d'Amazon concernant votre problème
 Très mauvais

Commentaire :
"Les éditeurs peuvent choisir de faire appliquer ces mesures de protection (DRM) à leurs fichiers, et lorsqu’ils font ce choix, nous respectons et protégeons ces restrictions."
C'est parfait, il faut effectivement respecter leur choix.
Cependant, pour l'instant, Amazon France ne respecte pas les choix des clients qui ne souhaitent pas acheter de livres sans restrictions.

Monday, October 24, 2011

Réponse d'Amazon sur la question des DRMs


Voici la réponse obtenue suite à ma question à Amazon concernant les DRMs :

Suite à votre e-mail, voici quelque informations sur les DRM et notre sélection d'ebook disponible. Les éditeurs choisissent s’ils désirent appliquer une mesure de protection technique (DRM) sur leurs ebooks. 
Il n’y a pas de limite quant aux nombre de fois qu’un titre peut être téléchargé sur un Kindle ou une application Kindle, cependant il peut exister une limite quant aux nombres de Kindle ou applications Kindle sur lesquelles un titre peut être disponible en même temps (en général 6). 
Si la limite est moins de 6 Kindle ou applications Kindle, vous verrez le message « Utilisation simultanée sur plusieurs appareils : Jusqu’à X appareils selon les limites de l’éditeur » sur la page détaillée de l’ebook dans la boutique Kindle d’Amazon.fr.

Il est clair qu'il s'agit là d'un changement de "politique" d'Amazon puisque la mention a changé de sens : elle mentionne maintenant des restrictions plus "strictes" qu'un standard de 6, au lieu de mentionner une restriction moins stricte que les 6 "avec DRMs". Donc, il est impossible de déterminer au vu des éléments affichés si un livre est avec ou sans DRMs.

Thursday, October 13, 2011

J'en veux plus

Résumé : Je Veux TOUT,   ma bibliotheque accessible partout, tout le temps, instantanément avec n'importe quel matériel, et que mes achats y soient envoyés quel que soit le média par lequel je l'aurais acheté.

Mais maintenant j'en veux PLUS !

Pouvoir organiser cette bibliothèque en "rayons" (oui, ma bibliothèque chez Smashwords, c'est plus une liste à la prévert qu'un espace rangé), pouvoir y faire des filtres, des tris.
Pouvoir partager ma bibliothèque avec ma famille, sans pour autant mélanger mes livres aux leurs, et en pouvant en garder une partie "privée".
Pouvoir partager mes livres avec mes amis dans les limites du "raisonnable", et les autoriser à consulter mes "rayonnages" (à condition encore que je les marques "visibles").
Pouvoir commenter/reviewer mes livres, et diffuser ces reviews automatiquement à tous les stores qui le souhaitent.

(Concernant ce point, NON, Amazon, si je poste une review sur ton site, tu n'en deviens pas propriétaire, et je ne comprends pas de quel droit, si je le poste ailleurs, tu te permettrais de l'enever de ton Store).

Du coup, sur les Stores, je veux plus de métadonnées, ce qui me permet de mettre en place des systèmes de "rangement" automatique dans la bibliothèque dès réception. (Calibre fait déjà quelque chose comme ça avec les tags).
Je veux que les reviews soient "partagées/dupliquées" entre vous, (avec bien entendu une mise en valeur plus importantes des reviews "locales"), ce qui permettrait à un futur acheteur de pouvoir accéder à toutes les reviews d'un livre, même sur le store du plus petit self-publisher.

J'en veux des choses, en encore, je suis sur que demain j'en voudrait d'autres...

PS : à noter que là encore, ce que je veux dépend d'utilisation de standards, mais que techniquement, (à la diffusion des reviews près et encore...), on on est TRES loin de l'impossible !