Tuesday, April 24, 2012

Almost 6 months later, still no DRM indications on the FR/IT/SP Kindle stores

Today, Tor announced that it would go DRM-Free. Thats quite a GREAT announcement, maybe showing that at last, the big publishers have gone over the tipping point, toward a DRM-less ebook world.

However, it gives me also one reason to raise my 5 months old gripe against them : no DRM-Status display in the French, Italian, and Spanish Kindle stores.

On October the 11th, last year, I found out a small but disturbing fact about the just opened French Kindle Store : I had no way to find out whether an ebook had DRMs or not.

At first, the lack of "Unlimited"-like text -- combined with an "upgrade" from Watermarks to DRM of Bragelonne's (one of our publishers) ebooks -- lead me to believe that Amazon was putting DRMs on ALL the ebooks from the Store.

Well, no, following discussions between Bragelonne and Amazon , I understood that NO, Amazon was not DRMizing widely. It was just hiding which books had DRMs with which had none.

Oh, I had contacted them about that, asking for at least the obscure "Unlimited" message, but no answer, except for redirect to their TOS.

And since then, five months later, no news, except for those two additional stores, the Italian, and the Spanish ones, both missing the mentions too. I take it (maybe wrongly), as a clear sign that it IS a strategic decision, perhaps to use DRMs as an asset against other e-booksellers in Europe.

This is one of the reasons that lead me to distrust Amazon, despite their other tremendous qualities.

Sunday, April 15, 2012

Lecture Anglaise : Goblin War by Jim C. Hines

Participation au Défi lire en anglais : I read in english.  
Reviewed for the "I read in english" challenge

This book is the third from the "Goblin series" by Jim C. Hines. My dear French readers, please note that the 2 first are available in French (and paper), as well as his three "Princess" books.

With John Scalzi, C.J.Cherryh (C.J. Cherryh) and Jacqueline Carey, Jim is one of the few traditionally published authors whose blog I follow regularly, and I suggest you do the same. Going the wide range from Totally Silly, to Personal, to militant, I must say that what transpires from Jim's blog really is a great man.

But you're not there to find out about an (albeit great) man, but about a book...


The Jig the Goblin series is about ... you bet ! Jig the Goblin ! If you don't know him, let me introduce to the most anti-hero of all the anti-heroes ! Cowardly, treacherous, disloyal, Jig is everything a goblin should be, except he's got even less muscle and speed that his brethren. What he lacks in muscle, he compensates with cunning and  accurate understanding of his limits. And disloyalty reaches its limits when it comes to Smudge the fire-spider, Jig's only "friend" and sometimes weapon.

In the first book, Jig had to help adventurers kill a dragon, in the second he got rid of pixies, but this third adventure reaches a new scale with some EPIC Fantasy !! Not anymore constrained to the dark recesses of the cavern, Jig needs to go and help one of the Forgotten Gods against His old love Isa the Winter Winds Goddess. Armies of mounted wolves, orcs, kobolds against humans and elves, treacheries and godly interventions... Jig doesn't manage of course to flee far of this all.

Humor aplenty, adventure, a great cast of characters, I really liked this book (as the two before in the series).

Only problem : Sold by the publisher, WITH DRMS ! EWWWW !

Still,despite this heavy burden, 4 clear stars for me.

Oh, and if you'd like to test the waters, you can also try Jim's two self-published short story collections :
Goblin Tales  where you discover Jig's world, The Kitemaster : unrelated but still good stories.

And if after that you STILL aren't sure about it... you'd better ask a goblin... 

L'analogie des crayons : pourquoi je lis indépendant ?

J'ai lu sur le blog du Passive Guy (que je vous recommande si vous lisez l'anglais et appréciez l'auto-édition) un commentaire de Donna Fasano, recopie d'une réponse dans une interview chez BigAl.

(Au fait, pour la petite histoire, elle a vendu 100 000 livres en auto-édition) ...
Je lui ai demandé (et obtenu) l'autorisation de la traduire :

Question de BigAl : "Que croyez vous que les auteurs indépendants ont à offrir aux lecteurs de plus que les auteurs publiés traditionnellement ?"

Réponse de Donna : "
Parlons crayons. Les 6 Gros (ndt: Big 6, référence aux 6 grands groupes d'éditions traditionnels US) rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, sont des couleurs parfaites pour dessiner cet arc-en-ciel, au pied duquel on trouve, dit-on, le chaudron rempli d'or. L'objectif des 6 Gros, c'est cet or, alors ils en restent aux couleurs principales et bien connues.

Les auteurs indépendants sont pour leur part comme ces boites de 120 crayons, plus la boite de fluos, et celle avec les paillettes, et les métallisées, et les aquarelles, et sans oublier les feutres des plus gras aux plus subtils. Les auteurs indés offrent une variété bien plus large quand aux couleurs. Bien sûr, tout le monde n'apprécie pas toutes les teintes, et certains crayons ne valent pas la cire dont ils sont faits, à cause de mauvais contrôle qualités (qui inclue tout, du talent, à la relecture, au formatage), MAIS si les lecteurs sont prêts à prendre un léger risque, plutôt que voir toujours le même (même si très beau) arc-en ciel, ils peuvent choisir parmi une gigantesque palette chatoyante et iridescente ^^ .

Tout ce que je peux dire, c'est Allez les auteurs Indés !"

Et je ne peux qu'acquiescer : Depuis que je lis indé, je vais de surprises en surprises, parfois bonnes, parfois mauvaises, mais toujours avec de nouvelles découvertes.
Et dans les indés, j'inclus bien entendu non seulement les auteurs auto-publiés, mais aussi ceux qui sont publiés par les petites structures d'édition type Numeriklivres et Publie.Net  (FR) ou Ridan (US).

Saturday, April 14, 2012

Baby-Foot par Thierry Crouzet

Allez, une autre chronique de lecture numérique aujourd'hui : Baby-foot de Thierry Crouzet.
Livre téléchargé avec un accès "Presse" à la collection Publie.Net.


Baby-foot est un texte assez court (une grosse dizaine de "pages", ça fait combien en mots ?), qui conte la vie du narrateur, de l'enfance, à son passage à la vie d'adulte. Je ne suis pas un grand amateur de textes courts, ce qui se reflète dans la note (vous verrez), malgré ma conscience que celui-ci a sa taille idéale.

Dans le récit, ce baby-foot est bien plus mur porteur, voire personnage principal, que fil conducteur. Il donne l'occasion de revenir à une ambiance, une fraternité, des initiations et apprentissages autour de cet objet emblématique des bars.

Personnellement, je me retrouve un peu dans l'histoire, au style dense et efficace, qui me ramène dans les bars de ma banlieue à moi, où une place plus réduite imposait les consoles de jeu d'arcade et les flippers, tous disparus depuis, sauf pour quelques nostalgiques.

J'ai été touché, il faut le dire, par le texte, je l'ai vraiment apprécié. Par contre, j'ai bien peur qu'il n'ait pas vraiment d'intérêt pour nos cadets, qui n'ont pas connus ces bars enfumés, ou qu'il ne soit un peu trop "viril" pour intéresser les lectrices, à moins qu'elles veuillent en profiter pour obtenir un aperçu de ce qu'il se passe dans nos têtes de gars.

Pour autant, lectrices ou jeunes, je pense que malgré mes réserves ci-dessus, ne pas tenter la lecture c'est risquer de passer à coté d'un drôlement bon moment de lecture.

Sans regrets, mais avec nostalgie, 4 étoiles.

Transparence ... Les livres et mes chroniques

Hier, François Bon m'a donné un accès "Presse" à l'ensemble du catalogue de Publie.Net. Je compte faire aujourd'hui une critique d'un des livres de cette maison d'édition,comme j'en ai fait d'autres. De la même manière, d'autres auteurs ou éditeurs, indépendants ou non, peuvent me donner accès à leur livre gratuitement.


Qu'on soit clair : sauf exceptionnellement, si un livre ne me plait pas, il est très probable que je n'aille pas au bout, et/ou que je ne me donne pas la peine de le chroniquer. Dans ces conditions, vous constaterez sans doute que je met des notes plutôt bonnes, y compris sur les livres obtenus gratuitement.

Mais en déduire que c'est parce que je les ai obtenu gratuitement que je les chronique et les note bien serait clairement une erreur ! Si je les note bien, c'est parce qu'ils m'ont plu, dans le cas contraire, ils ne seraient pas présents (ou mal notés).

Dans tous les cas, je vais tacher d'indiquer dans chacun de mes billets par quel biais j'ai obtenu le livre. Si j'oublie, n'hésitez pas à me rappeler à l'ordre !

"La théorie du genre" par André Delauré

J'avoue, ça fait déjà quelques semaines que je l'ai lu celui-là, et je n'ai pas pris le temps de le chroniquer de suite. Du coup, c'est à travers le brouillard des souvenirs que je le revoie. Et ce sont ces souvenirs que je vais coucher sur le clavier.

J'ai téléchargé "La Théorie du Genre" très rapidement après mon abonnement à NumerikLivres chez Immateriel.
A vrai dire, c'est la couverture, très réussie, qui m'a fait craquer.



Comme vous le voyez, c'est Hamilton, "un" souris (il est très à cheval sur les mots), le narrateur. Hamilton est donc un souris, amoureux des langues et curieux des humains. Le français ne lui pose pas de problème, même si de nombreuses expressions lui semblent étranges, voir incompréhensibles. Tout le long du livre, le voilà, spectateur bien volontiers, qui décortique à la manière d'un anthropologue limite voyeur un vaudeville bien humain...

La distance et l'humour (vous savez sans doute maintenant à quel point l'humour joue dans mes choix littéraires) n'occultent pas la dimension satyrique dudit vaudeville, qui met face-à face machisme et féminisme sous l'oeil intrigué de ce cher rongeur.

Pour résumer ? J'ai adoré ! Juste un petit peu moins de 5 étoiles, parce qu'au final, j'en voulais encore ...
Allez va, 5* complètes ...

Thursday, April 12, 2012

C'est trop injuste !!

Le temps passe vite quand on s'amuse : mine de rien, de billet en billet, on finit par atteindre le 100ème...
J'ai réfléchi longuement à ce que j'allais écrire pour ce billet :
- une interview exclusive ? (ce sera pour le 101),
- un bilan du blog ? (11416 vues, actuellemmet une vingtaine de vues par jours),
- un nouveau test de matériel ? (c'est on test à chaud de l'Odyssey qui a fait le plus de visites : 1300)...

Et finalement c'est l'actualité qui me l'a donné mon N° 100 !



Ca y est, Calimero est de retour !

Frédéric Lenormand est un auteur que je connaissais par ailleurs, notamment pour ses "Enquêtes du Juge Tî".

Le 10 avril, une Bloggeuse, Alice  a posté sur Amazon une critique (3*) sur son livre "Meurtre dans le Boudoir"ce à quoi l'auteur réagit sur le blog, et y laisse un message :
Chère Madame, je trouve assez déplaisante votre manière de répandre partout sur le web votre mauvaise opinion d'un livre qui vous a été offert. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir retirer celle que vous avez versée sur Amazon. Dans le cas contraire, je mettrai un terme à ces envois. F. L.


Et voilà comment démarre ce cher effet Streisand : en demandant la suppression de contenu "offensant", ce qui indirectement en fait la publicité.

Analyse de texte

Sans même aller plus en avant pour regarder les autres commentaires et explications sur la Chronique d'Alice, qui ne contredisent aucunement les éléments de ce paragraphe, on peut constater quelques éléments :

1) Le livre a été obtenu gratuitement par Alice, dans sa qualité de Bloggeuse.
2) L'auteur considère la chronique comme une mauvaise opinion.

3) L'auteur, s'estime en droit de demander la suppression de la chronique en un ou plusieurs "lieux" sur Internet.
4) L'auteur se plaint de la manière dont l'avis est répandu "partout sur le web", mais demande uniquement sa suppression sur Amazon...
5) L'auteur estime que cette "mauvaise critique" va nuire à la diffusion payante de son livre.

6) L'auteur considère avoir la possibilité de mettre un terme aux envois vers Alice, et semble considérer celà comme une punition.


Revoyons donc cette scène au ralenti :
1)  Le livre a été obtenu gratuitement, ce qui devrait, d'après l'auteur, interdire une "mauvaise critique", au moins sur les sites marchands. Mon dieu ! Est-ce à dire que tous ces SP (services presse) ne devraient donner lieu qu'à de bonne critique, ou plus grave sont une manière de les acheter ? 

2) A bien regarder la critique, elle n'est pas mauvaise ! 3 étoiles, c'est largement honnête ! Dedans elle le "conseille plus à ceux qui ont envie de rire qu'à ceux qui seraient fans de thriller". Elle le conseille donc ! Il est clair qu'elle considère que si elle, en tant que lectrice, n'a pas été convaincue par le livre, d'autres le seront ! Je reviendrais dessus dans le 5)

3) Quelle que soit la manière dont le livre a été obtenu par quelqu'un, il est clair pour moi que l'envoi (direct ou indirect) à un bloggeur(se) à fin de critique par celui-ci/celle-ci, sauf conditions préalables particulières, et dans les limites bien entendu de la légalité, revient à accepter la diffusion sur Internet de ladite critique, et sur quelque canaux que ce soit, que cette critique soit positive ou négative.

4) Celle-ci est d'une condescendance... S'il est clair que la visibilité de la critique est bien supérieure chez Amazon que dans un forum ou un blog de moindre renommée, l'auteur indique clairement que seul le côté marchand direct lui importe ! Alors que l'essence (et l'intérêt) même des bloggeurs est le bouche-à-oreille, il méprise royalement cet aspect. On me dira que non, c'est justement par respect de la bloggeuse qu'il ne demande le retrait qu'en un endroit, mais il est clair qu'il l'aurait alors tourné d'une autre manière.

5) Là, c'est sans doute une erreur pardonnable, car il n'est pas directement intuitif qu'une critique moyenne (voir même mauvaise, ce qui n'est pas le cas ici) puisse augmenter les ventes d'un livre. Pour peu qu'elle soit un minimum argumentée, les arguments en question peuvent justement conforter certains lecteurs dans leur choix, augmenter même leur intérêt dans le livre, ou en dissuader d'autres qui, s'ils ont les même goûts que la chroniqueuse, en auraient aussi fait mauvaise critique ! Il vaut mieux une mauvaise critique constructive qu'une 50aine de lecteurs mécontents ou déçus !

6) Là, comme le 4) c'est pour le moins prétentieux. Apparemment, pour l'auteur, le SP est bien plus de l'aumône qu'une activité marketing... Pour moi, il est clair qu'Alice, après une telle expérience, attendra d'être payée, et sans doute un bon paquet, avant de remettre le nez dans un livre de cet auteur...


Et dans ma Boule de cristal, y'a quoi ? 

Et dire qu'outre Manche/Atlantique, ils DONNENT des milliers de livres en espérant une critique pour cent lectures... et sans reprocher à qui que ce soit si elles sont bonnes ou mauvaises...

On peut remarquer aussi que ce genre d'effets Streisand sur des livres, c'est sinon courant, du moins régulier là bas aussi. A chaque fois pour les même raisons, et à chaque fois avec les mêmes effets.

En fait, ce cas en France est un indicateur de la montée en puissance d'Internet comme lieu de vente des livres et de partage de critiques littéraires et de l'atteinte d'un niveau de maturité de la blogosphère livresque.

Je pense que d'autres auteurs s'y feront prendre, et sans doute plus nombreux si le nombre d'auteurs auto-publiés décolle vraiment.


PS : Et moi, perso, je suis pour que les critiques soient possibles dans tous les magasins, qu'on ait acheté le livre ou pas : Si j'aime un livre acheté à la FNAC, je ne vois pas comment le signaler sur les autres sites si ils m'imposent de l'acheter là bas aussi !